Vive La Francafrique

10 octobre 2009

J’ aimerais rajouter quelques lignes sur l’article « Et le peuple malgache dans tout ce cirque?« . J’ai parlé de Midi Madagasikara au sujet du manque flagrant d’ analyse objective des journalistes malgaches. En fait, pratiquement tous -c’est regrettable à dire- sont à la même enseigne! Tenez l’Express de Madagascar de vendredi 9 octobre. Qui est en réalité Philippe de Villiers, président du conseil général de Vendée pour dire que Andry Rajoelina sera reçu en Vendée comme un Chef d’ Etat? Son parti -Mouvement Pour la France- ne représente même pas 2% de l’ électorat français. Je vous donne en mile combien celui-ci a obtenu aux municipales, aux européennes, aux présidentielles, …! L’ Express de Madagascar affirme -sans la moindre analyse- que Eugène Mangalaza, le premier ministre du tandem Andry Rajoelina -tiens la Françafrique!- a été reçu officiellement, jeudi 8 octobre, au salon 500 de Roissy CDG! L’Accord du GIC et des 4 mouvances n’est même pas signé! En fait, c’est le GIC dans son ensemble qui est dans la poche de la Françafrique.

Ne vous étonnez pas s’il y a d’autres putsch à légitimer dans le monde puisque vous l’ avez à Madagascar!



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PS : Tadidinao koa ve ity lahatsoratra nivoaka tato amin'i MyDago ity ?
PS : Vous souvenez vous aussi de cet article sorti sur MyDago ?

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7 Comments

  • betsabetsa dit :

    De L INTOXE , de l INTOXE !!!!!!

  • Verohanitra dit :

    La plupart des journaux de Madagascar ont l’esprit partisan, d’objectivité, point. Alors, il n’y a pas de quoi s’étonner si le président non élu démocratiquement soit déjà porté aux nues dès avant même sa prise de pouvoir. Qu’en serait-il si le putchiste y accède réellement ? Tout le monde serait à baiser ses mains avec tous les qualificatifs appropriés : « son excellentissime, révérendissime, présidentissime, exqualitatissime! »
    Accompagner sa sérenissime à l’étranger est le rêve de tous afin de pouvoir rapporter tous les exploits de son altesse minimissime.

  • gun dit :

    Bref , même calibre que le PM des « foza  » !!!

  • Ziry Onesime dit :

    Eh oui! On se demande aussi si la CI et la France sont atteints de radomelinose!….. Je ne le pense pas, mais j’oserais quand même affirmer que LA FRANCE VEUT MAINTENIR COUTE QUE COUTE ANDRY RADOMELINA AU POUVOIR CAR C’EST LA SEULE MARIONNETTE QUI L’ACCEPTE ET LA SUIT COMME UN TOUTOU! ET ELLE VEUT QUE MADAGASCAR SUIVE L’EXEMPLE DE SON CHEF!

    Est-ce-que l’on va donc suivre ce toutou gentil comme des moutons de panurge?… On va nous dire « couché » et l’on se couche, « dehors! » et on sort, mangez de la m…… », et on la mange!

    Est-ce-que l’on va oubler la lutte de nos ancêtres qui se sont manifestés pour l’indépendance de Madagascar et qui ont laissé leurs vies en 1947?… Est-ce-que l’on va se soumettre au bon vouloir d’un putchiste qui n’a même pas ni la stature, ni l’influence, ni la physique même d’un Chef d’Etat?

    Pour moi, c’est NON, NON, NON!…

  • ramalahelo dit :

    Aujourd’hui, c’est un Philippe de Villers qui se pavane à Madagascar.
    Qui l’eût cru? qui l’eût dit?
    Nous sommes vraiment considérés comme de animaux;ou plutôt les animaux sont mieux considrés que nous.

  • Education pour la paix
    Rôles positif et négatif du journaliste

    Les rôles positif et négatif du journaliste à l’égard de la paix ont été évoqués lors de l’atelier régional sur l’éducation pour la paix les 14-16 septembre à Mombasa Kenya.

    Madagascar a besoin d’un beau bout de temps pour pouvoir se remettre de la crise actuelle. Le pays a mal. Vraiment mal. Des personnes s’amusent à faire souffrir la population tout en se faisant souffrir elles-mêmes. Si le sadomasochisme politique des uns trucide toute une économie, les âneries des autres vitrifient tout un peuple.

    La conquête du paradis se transforme en descente aux enfers, et, chez nous, l’enfer, c’est les autres. « J’aimerais voir tomber le mur virtuel de séparation à Madagascar », a souligné samedi 03 octobre l’ambassadeur de l’Allemagne, Dr Wolfgang, devant un public composite pour rappeler dans un discours imagé la honteuse division de Berlin en Ouest et Est en son temps.

    Place désormais à la reconstruction de la Grande Ile même si l’atmosphère est encore emplie de relents politiques peu édifiants. Il est urgent de racoler les morceaux après le vaste chantier de destruction nationale depuis janvier. Le climat d’apaisement est un préalable en faveur de la naissance sans heurts du bébé IVe République.

    Plus que jamais, la consolidation de la paix et de la sérénité est une condition sine qua non de cette oeuvre collective et non d’une seule minorité. Le calme et la quiétude alimentent l’entente mutuelle entre les habitants et le développement durable. Toute société humaine, en tant que système pourvu de mécanisme d’organisation et d’adaptation selon le contexte, est certes à jamais soumise à la logique de l’ordre puis du désordre et de nouveau de l’ordre.

    De par son influence certaine sur la société, le journaliste est un agent potentiel de la paix. En effet, il lui incombe une mission sacrée pour éveiller et entretenir la culture de la paix chez chaque citoyen. Heureux celui qui concilie car il sera appelé fils de Dieu. « La paix n’est pas à chercher ailleurs. Elle est en nous. Elle est dans notre tête et dans notre coeur », a répété Ahlyn Bill-Cataria, secrétaire exécutif de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique ou ADEA, à Mombasa.

    Les mots et expressions du journaliste ont des impacts positifs sur le lecteur ou l’auditeur si la parole, l’écrit et leurs illustrations l’aident à extérioriser la paix enfouie au fond de soi. Selon la médiatrice Martine Libertino, la paix et son contraire résultent des programmations émotionnelles chez l’homme.

    Le verbe travaille effectivement sur le psychisme humain. Le journaliste est toutefois loin d’avoir à jouer le rôle d’évangéliste, de moralisateur, d’éducateur. D’aucuns restent tout de même convaincus que le journalisme va toujours de pair avec la fonction éducative.

    Plus souvent, l’on serait tentés d’associer la non paix à l’éclatement d’un conflit ou d’une guerre. Mais la paix cesse d’exister dès que les frustrations, les colères, les inégalités, les injustices, les abus gagnent du terrain. Ici intervient la fonction cathartique de la presse en tant que « voix des sans voix ».

    Pour tenter de faire revenir la paix, le rôle du journaliste est de dénoncer ou révéler en toute droiture les faits gênants. L’objectivité de la démarche assigne une vertu de vérité à la dénonciation et à la révélation du journaliste. Pour plagier James Mill, le journaliste peut se faire l’instrument du bonheur pour lui-même et ses semblables.

    Le journaliste est ainsi vu comme une espèce à part. Il est le monsieur du « quatrième pouvoir ». En revanche, cette formule inventée au XIXe siècle français par Honoré de Balzac serait dépassée aujourd’hui par la notion de « cinquième pouvoir » dont l’émergence est favorisée par la finesse des technologies de notre époque. Malgré tout, un pouvoir est toujours un contre-pouvoir dans une machine démocratique qui tourne en plein régime, d’après le professeur Ndiaga Loum.

    Beaucoup ignorent la place du journaliste au sein des structures sociales. En réalité, il a une notoriété particulière au sein de la société civile. Il en est même l’une des composantes les plus essentielles. En raison de son statut de professionnel de la parole et de l’écrit, il fait partie des intellectuels à même d’interpeller les dirigeants, les autorités et de sanctionner les puissants méchants. Pour les auteurs comme Gérard Leclerc, le journaliste est le maillon dur de la basse intelligentsia.

    Aux yeux des sociologues comme Pierre Bourdieu, le journaliste est puissant mais fragile et menacé. Il est rangé dans la catégorie d’intellectuels parmi les plus difficiles à contrôler. L’accès à la parole est le socle de la puissance journalistique. Pourtant, ce même privilège est le tendon d’Achille pour un journaliste. « Il a du pouvoir, parfois même beaucoup de pouvoir. Il lui arrive de donner des coups. Il est donc inévitable qu’il en reçoive », souligne Edwy Plenel.

    Parfois, la parole ou l’écrit du journaliste dérangent surtout quand il s’agit de véhiculer sciemment des idées a priori négatives derrière un semblant d’objectivité. A examiner de très près, celle-ci n’est que pur sophisme et pharisaïsme. Plus souvent, l’on s’en sert pour défendre des intérêts particuliers et rarement en faveur des intérêts généraux.

    Serge Halimi décrit une telle attitude de la manière suivante : « Les médias (…) se proclament ‘contre-pouvoir’. Mais la presse écrite (…) est dominée par un journalisme de révérence, par des groupes industriels et financiers, par une pensée de marché, par des réseaux de connivence » (cf. Les nouveaux chiens de garde, 2005). « Les médias ne s’excusent jamais. Ils sont sans mémoire », ajoute Daniel Schneidermann, le chroniqueur médias de Libération.

    Sous cet angle, le journaliste joue le rôle négatif et se fait l’agent du chaos à cause des pratiques contraires à l’éthique et à la déontologie du métier. « Certains d’entre nous dénaturent de façon délibérée l’information. De la sorte, ils empoisonnent les concitoyens », a déploré un confrère chez la radio Fahazavana d’Antananarivo Zo Rasoanaivo le 06 octobre.

    Plusieurs disciplines combinées fournissent des explications crédibles concernant les influences perverses de la presse sur la société. Pour reprendre les idées de Pierre Bourdieu, le journaliste lui-même est exposé en permanence à la fois aux contraintes vertueuses, celles qui poussent à la vertu, et, aux contraintes vicieuses, celles qui poussent à la faute et à l’erreur. Avant lui, Rollin a mis en garde contre la malheureuse fécondité pour le mal dans le coeur de l’homme.

    Il suffirait donc d’une mince dose de subversion pour altérer le peu de bonnes dispositions chez le lecteur ou l’auditeur. D’après Roger Mucchielli, il n’y a pas de subversion sans canal de communication majeur. « Les agents subversifs agissent sur l’opinion publique par la maîtrise d’un canal de communication majeur tel la télévision, la radiodiffusion, le journal… », explique-t-il dans « Comment se construit une « révolution » ? Exemple de la Martinique en février 2009 ».

    Lors de la conférence de Mombasa, Dr Sally Kosgei, ministre kenyan de l’Enseignement supérieur, des Sciences et de la Technologie, a tenu un propos bien réfléchi sur la manipulation de l’opinion. « Chez nous, les personnes instruites et éduquées sont les ennemis du pays. Elles se rendent dans les zones rurales pour intoxiquer la conscience des analphabètes », a-t-il souligné. Ce constat demeure valable pour bien des pays.

    Comme évoqué plus haut, les média, à travers le journalisme de grands instincts, contribuent d’une manière ou d’une autre à la vilénie. L’expérience rwandaise mérite d’être soulevée à ce sujet. « Il a été prouvé que le taux de non scolarisation chez les jeunes était très élevé avant le génocide de 1994-1996 et que les jeunes non scolarisés, facilement influençables, avaient activement participé à la tuerie », a laissé entendre Didier Semanyenzi, journaliste basé à Kigali, au cours du point de presse donné lors de la clôture officielle de l’atelier régional de Mombasa.

    L’on n’est pas alors sans savoir la responsabilité de la fameuse radio des Milles collines vis-à-vis du crime contre l’humanité commis au Rwanda. A observer de près les faits récents, Madagascar serait sur le point de reproduire le même scénario en 2009. Les statistiques officielles rendent compte de l’existence de quelque 3 millions d’analphabètes âgés de 15 à 45 ans chez nous avant fin 2008. Ils représentent environ 40 % de la population de cette classe d’âges.

    Entre temps, l’on aurait assisté à l’émergence d’un « intégrisme journalistique » sinon d’un « extrémisme médiatique ». Il semble avoir pour mission de semer et d’attiser la haine mutuelle entre les Malgaches. Après la chute du régime précédent, l’on se félicite d’avoir été libérés de la dictature tout en restant prisonniers de la rancoeur envers des compatriotes. C’est l’absence de la tolérance, le début de l’intégrisme.

    Trop de liberté tue la liberté elle-même. Depuis quelque temps, le mode opératoire est proche de la méthode subversive. Non seulement le discours subversif séduit facilement les personnes peu disposées à analyser de long en large les enjeux de la situation mais il accapare aussi les « belles âmes ». Car il devient confortable de rallier la subversion.

    « Les médias sont aux ordres des éléments subversifs. Ils relaient les exactions. Ils alimentent la panique muette. Les ‘belles âmes’ changent de camp… par faiblesse et par intérêt. Elles sont récupérées par les éléments subversifs pour devenir leur caution », relate Roger Mucchielli.

    Désormais, journalisme serait synonyme de militantisme voire même fanatisme pour des professionnels de l’information à Madagascar. Les médias de la haine sur fond de contraintes vicieuses demeurent actifs jusqu’à l’heure actuelle où il y a lieu de panser la plaie nationale pour un futur moins mouvementé, moins douloureux.

    Antananarivo, le 11 octobre 2009

  • rafalox dit :

    de Villiers ? ac’est celui que le « Canard Enchaîné » appelle « l’Agité du Bocage. »
    Eh bé! nous avons ce que nous méritons; « asinus asinum fricat »

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