Nation Malgache ?

24 novembre 2009

Nous recevons cet article de Beditra. Décapant ! Comme son nom l’indique. Prenez vos précautions avant de lire la suite et d’analyser la véracité ou non de ces propos. Au moins ils posent question.

LU SUR « TRIBUNE DE MADAGASCAR » du 23 novembre 2009 LA NATION MALGACHE ? SORTIR DE l’AMBIGUITE ! par Pierre Ranjeva.

Les accords d’Addis Abeba, auront au moins quelques «mérites»:

  • Avoir Exhumé de leur exil ou de leur isolement plus ou moins doré les dinosaures qui, depuis plus d’un quart de siècle, ont fait la pluie et le beau temps dans le Pays,
  • Rendu une virginité à ceux qui furent, à une époque, renvoyés par le peuple à leur « chères études » prouvant ainsi aux yeux du monde que la sagesse et le « fihavanana » malgaches ignorent la rancune historique et ne sont donc pas de vains mots. Avec le même « lâche soulagement »qu’éprouvèrent, sans doute, les Français après l’accord de Munich, nous allons nous lancer tête baissée dans une Transition qui élaborera un nouvelle Constitution,( finalement la DOUZIEME en moins d’un demi -siècle d’indépendance) soit, en moyenne, UNE CONSTITUTION QUADRIENNALE en comptant les réformes partielles et la Charte transitoire du Panorama … Prouesse notable qui ne nous vaut certes pas une médaille d’or aux Jeux Olympiques mais qui nous permet d’espérer une inscription au « Livre des Records ». Par ces multiples textes « fondamentaux » le pays, comme nous l’avons souligné dans un de nos articles (1), a pu expérimenter TOUS les régimes constitutionnels connus sans pour autant empêcher
  • Le renversement des pouvoirs, qui se sont succédés, par la rue
  • La mise au pilori de celui qui, quelques années plus tôt, a été l’idole, portée au pinacle par la ferveur populaire, ferveur reconnue « démocratique » par la « Communauté Internationale ». S’appliquent ainsi littéralement à Madagascar cette profonde remarque de Karl Marx : « …dans l’Histoire Universelle, les grands faits se produisent, pour ainsi dire deux fois… : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce » (2).

Pour ne pas avoir soulevé les « problèmes permanents qui fâchent », et pour s’être cantonnés à un consensus strictement juridique, les accords d’Addis- Abeba n’ont fait que repousser la mise sur le tapis des vrais problèmes et nous réservent, hélas et dans un délai assez bref, une plus que sanglante tragédie.
1°) – LES PROBLEMES QUI FACHENT DE FACON PERMANENTE .
A)- La conscience ethnique prévaut sur le sentiment national : Nous laisserons aux historiens le soin de débattre des avatars de la NATION malgache (3) d’autant que, comme le remarquait Benedict Anderson, « Nation, nationalité, nationalisme sont autant de notions notoirement difficiles à définir, a fortiori ,à analyser » (4). Nous nous bornerons donc à formuler la remarque suivante fondée sur les évènements qui bouleversèrent le pays depuis 1960 : -« chaque fois qu’un titulaire du Pouvoir a essayé de mettre en œuvre un mesure susceptible d’instituer « un plus petit commun multiple unificateur » pour les habitants du pays, il s’est heurté à la réaction violente d’un lobby, peu enclin au dialogue.

Les crises provoquées par la « malgachisation » de l’enseignement sont, à cet égard, plus qu’éloquentes.

  • En 1972, le projet du gouvernement Ratsiraka de malgachiser l’enseignement a provoqué un pogrom anti-merina à TOAMASINA,
  • En 2006 la hiérarchie catholique a refusé d’appliquer, dans ses établissements scolaires, le projet de malgachisation de l’enseignement projeté (5) par le pouvoir du président Marc Ravalomanana. Ainsi tout projet d’instituer le Malgache, langue dont l’unicité, malgré quelques variations dialectales, est reconnue unanimement par tous les linguistes, est considérée comme une tentative de domination intellectuelle menée par ces « esclavagistes favorisés de Hautes terres » pour maintenir leur domination sur les populations périphériques. (A SUIVRE)

1)- « Les causes intellectuelles de notre stagnation » 2)- « Le 18N Brumaire de Louis Napoléon Bonaparte » 3)- »la nation malgache aau défi de l’ethnicité »(sous la direction de F;Raison-Jourdev et Solofo Randrianja et « Société et luttes anti-coloniales à Madagascar » S. Randianja 4)- « L’imaginaire national » ed La Découverte 5) -Malgachisation de l’enseignement » Tribune de Madagascar 18/O7/2006



Zarazarao e ! - Partagez !

PS : Tadidinao koa ve ity lahatsoratra nivoaka tato amin'i MyDago ity ?
PS : Vous souvenez vous aussi de cet article sorti sur MyDago ?

Related posts:

  1. Recul brutal de la liberte de la presse a Madagascar
  2. France-Afrique ne pouponne pas que Rajoelina
  3. Madagascar, au fond
  4. Antsirabe, l Hotel des Thermes ferme
  5. Tout le monde a Paris !!! (bis)

36 Comments

  • Lazalazao dit :

    Une analyse tres interessante, esperant qu’elle soit bien lue et comprise.

    Merci Monsieur Pierre Ranjeva

  • ratsito dit :

    Excellent début.Le concept de Nation est à utiliser avec des pincettes comme l’a démontré la première moitié du XXe siècle dans le monde.
    Une malgachisation de l’enseignement ne peut se concevoir sans l’apprentissage obligatoire d’une langue ayant un rayonnement international, sauf à retomber dans l’isolement comme Madagascar l’a déjà vécu depuis la montée en puissance du royaume de Srivijaya jusqu’à l’initiative de Radama.
    Mais qui est Benedict Anderson?

  • gasybe democrate dit :

    Bonjour Pierre,
    je suis très heureuse que tu t’intéresses à un forum politique et participe à cette lutte pour l’émancipation de notre pays.
    Je partage ton avis
    => la langue malgache est une langue vernaculaire à connaitre , pour mieux communiquer avec tous nos compatriotes
    => mais il INDISPENSABLE que les enfants maitrisent en plus DEUX AUTRES LANGUES étrangères , dont l’anglais en priorité.
    => il serait bienvenu par la suite de multiplier les bourses d’étude à l’étranger , dans les meilleures universités (Oxford, Harvard, Heidelberg, Pierre et Marie Curie etc) , cela leur ouvrirait davantage l’esprit , la curiosité , avec une formation solide qui échappe à la…logique INSULAIRE .
    Ainsi firent les Japonais ,la haute société indienne , les Egyptiens , les Iraniens….
    => En trevanche ; il faudrait passer des CONVENTIONS FERMES avec les pays de formation pour que nos INTELLECTUELS RENTRENT AU PAYS ET PARTICIPENT A SA CONSTRUCTION.
    LA FONDATION ODON VALLET qui donnent des bourses à ses étudiants africains ou asiatiques met cette condition en avant ; RETOUR OBLIGATOIRE AU PAYS.
    TOUTEFOIS:
    il faut pour que cela puisse se faire ; un PAYS A GRANDE STABILITE POLITIQUE
    Un Etat de Droit , dont le maitre mot est la démocratie ,avec alternance politique régulière au pouvoir.

    Tu ne devineras pas , mais nous sommes cousins ,figure toi et avons une amie commune (Rachel)et je ne suis pas loin du petit fils de feue nenitoa Rabodo…
    bien le bonjour à Raymond (mangina be laotra ) et à Sabine

    KISSES

  • gasybe democrate dit :

    Cher Pierre
    sache que j’avais qutté le pays suite au « pogrom » dont tu parles
    merci de l’avoir mentionné : Ramanantsoa n’avait pas levé le petit doigt.

  • Alidera A.R. dit :

    Comme constitution, j’en ai compté entre 6 et 9!!! et je trouve que c’est déjà beaucoup!!!
    Peu importe que ça soit 6 ou 12, cela montre en tout cas la limite de notre capacité intellectuelle.
    La même capacité intellectuelle qui nous empêche de voir plus loin que le bout de notre nez. Ainsi, le tanindrazana vu par une éthnie n’est pas le même vu par une autre. L’inexistence du Malagasy oblige.
    Et, on continue à avancer dans la même direction et encore et encore.

  • betsabetsa dit :

    Qui est Pierre Ranjeva ?

  • rabeditra dit :

    Pierre RANJEVA EA ETE ,AU MOMENT DE L’indépndance, un haut fonctionnaire français QUI

  • gasybe democrate dit :

    rabeditra
    impossible , c’est le dernier frère de Raymond, il a fait un doctorat de langue malgache
    revois ton calendrier : au moment de l’indépendance il devait être en « barbotteuse » !
    Il a la cinquantaine au maximum et NE PEUT AVOIR ETE FONCTIONNAIRE FRANCAIS VERS 1960

  • rabeditra dit :

    au au moment de l4indépendance a opté pour la fonction publiquze malgache.premier directzur du tar

  • gasybe democrate dit :

    rabeditra tu te trompes de Ranjeva , tu parles peut être de son oncle paternel
    celui qui écrit n’avait pas dix ans au moment de l’indépendance(1960) : quand même …
    je te répète qu’il a la cinquantaine , pas 60 ou 70 ans !

  • gasybe democrate dit :

    Son frère Raymond est né en 1942 si je ne m’abuse,
    et c’était une grosse fratrie

  • gasybe democrate dit :

    Rabeditra
    JOKER !
    raha marina ny lazainao…
    S’il ne s’agit pas du jeune frère de Raymond Ranjeva : je retirerais tout ce que j-ai écrit

    Il y aurait alors erreur sur la personne
    Auquel cas excuse moi

  • betsabetsa dit :

    Combien y a t il de PIERRE RANJEVA donc ?

  • gasybe democrate dit :

    je n’en connais qu’un (de 50 ans environ qui était un petit gamin au moment de l’indépendance)Il ne pouvait vraiment pas être fonctionnaire français !
    mais effectivement il me sembe me souvenir d’un de ses oncles, assez insignifiant…ce qui peut entrainer confusion et méfiance …plus ou moins justifiée à mon avis.
    Tous les Malgaches fonctionnaires français , avant 1960 , n’avaient pas vocation à la traitrise envers leur pays.
    Il est insensé de renier une partie de notre histoire , juger n’est pas renier.

  • Drack Drack dit :

    Pierre Ranjeva est de tout evidence un journaliste talentueux . Ne serait il pas l un des fils du Docteur Ranjeva du Tana des annees 30 dont les fils ( Pierre et Gaston ) etaient scolarises au lycee Gallieni dans les annees 50 ?

  • vitsika dit :

    Drack Drack a dit :le Jeudi 26 novembre 2009 à 12 h 01 min
    ….. „Pierre Ranjeva est de tout evidence un journaliste talentueux“ .
    à Drack Drack :
    Tout d’abord Bingo, il est bien les fils de Dr. Ranjeva.
    Mais « un journaliste talentueux » , dites vous ? je ne sais pas quelle profession vous exercée, mais voici ma réponse personnelle :
    à betsabetsa il y a donc „2“ P. Ranjeva,
    à gasybe democrate : le nom Ranjeva est tout un Programme, et crois moi, il n’y a pas de plus „extrêmement signifiant“, aussi bien dans le positif que hélas, pour un cas, dans le négatif !
    Demandez à votre entourage, dans les sphères plus élevées que celles des „communs des mortels“ – je suis SÛR , la portée de la valeur de Pierre vous sera „significante“.
    Même l‘Amiral ne me contredira pas, sur ce point, car son frère Etienne était dans la même promotion durant leurs études en France.
    Certes durant sa „vie active“, Pierre ne faisait pas de ‚grand discours‘ sur la place publiquue, mais son poste de travail, et ceci en tant que Merina dans „l’ambiance“ des gouvernants de jadis, il faut l’avoir mérité, non ? Donc „assez insignifiant…“ est plus que déplacé !
    Encore une chose, loin de moi est l’idée de défendre Pierre et les Ranjeva, „ILS“ sont mieux placés que moi pour s’y faire, mais parfois il faut mettre qq points sur les „i“ !

    Tournons la page et qq constatations :
    Notre „avantage“ malgré ces décennies d’oppressions …, résidait et réside dans ce „plus petit commun multiple unificateur“qu’est notre langue. Pour contrer, affaiblir ce LIEN unificateur, ce grand défenseur de la Charte des Droits …., ce défenseur de leur fameux „LEF“ (Liberté, Égalité, Fraternité) avait :
    „violé“ notre alphabet,par le biais de cette obligation de prendre un prénom „chrétien“ (avec ces lettres: c, u, w, x…);
    interdit la pratique de la langue dite ‚Malgache‘ dans les écoles, etc, etc ….

    Ce VER, voire Virus que le dit „Lobby“ de „cousin (nos ancêtres les …)“ nous stigmatisera hélas jusqu’à la moelle !
    Un apercu de l’idée que se faisait les „immigrés dominateurs“ d‘antan.“ :

    L’Express – Edition n° 4471 du 24-11-2009 – cf :„Note du Passé“
    Les Madégasses de Foulpointe au XVIIIe siècle

    Daniel Lesclalier sillonne du 21 au 28 août 1792 la région de Foulpointe.Court séjour certes, mais très enrichissant pour lui puis-qu’il lui permet d’émettre différentes suggestions sur les meilleurs moyens de «prendre possession des îles françaises et d’avoir quelques idées générales sur les peuples madégasses». ……..
    En général doux et affables, confiants envers les Français «dont plusieurs ont abusé sans risques de cette confiance», la race malgache est très diversifiée, écrit-il dans son Mémoire…
    ….
    Lescallier termine sur «l’hospitalité» malgache, surtout des femmes qui «se livrent facile-ment» aux Européens, du moment qu’elles ne sont pas engagées. «On ne sent ordinairement ni résistance, ni aucun signe de jalousie de la part des hommes ni de celle des parents; ni difficulté de la part des mères qui, au contraire, s’empresseraient de vous offrir leurs filles comme actes d’hospitalité, si celles-ci avaient besoin de leur consentement».

    Pela Ravalitera
    PS. „doux et affables, confiants envers les francais“ : des vrais „enfants du Bon Dieu“ qui n’attendent qu’à êtres „transformés“ en „canards sauvages“ pour le plaisir de la chasse…!

    Comment avaient-ils „favorisés“ les gens du centre par rapport à ceux des côtes , mais en n’oubliant pas de mentionner à ces derniers , combien ils sont „des laissés pour compte“ par les premiers ! Bien à la francaise : diviser pour regner, et ca a toujours marché, et marchera „eternellement“ jusquà ce les Malgaches eux-mêmes tirent les lecons à tirer, quant au but d’une telle ‚donnée (arrière-pensée) de l’hexagone‘ .

    Ambava …

  • ramalahelo dit :

    IL A 2T2 LE PREMIER DIRECTEUR DU TRAVAIL DE mADAGASCar; A MIS EN PLACE LE R2FIME DE RETRAITE? CREE LA CNAPS, L4INSTITUT DE FORMATION EMPLOI D’ANDROHIBE? REORGANIOSE LA MEDECINE D’ENTREPRISE;
    DEPUIS QU4IL N’EST PLUQS AU TRAVAIL, aucune mesure sociale nouvelle, en faveur des travailleurs, n’a ete implantée.
    Après avoir été ambassadeur à Bruxelles, il a demandé sa retraite anticipée, a été éditorialiste à « La lettre mensuelle de Jureco », créé « FEON’IMERINA (journal et radio), a été conseiller spécial du PM Guy Razanamasy, où il a créé la MEDIATURE.
    Depuis, il jouit d’une retraite totale et en profite pour lire et, parfois, pour donner son modeste point de vue.
    C’est effectivement le fils aîné du Dr ranjeva et le cousin de Raymon et Marcel.
    S’il lit cetexte, je le prie de bien vouloir m’excuser pour ces détails car il n’aime pas paraître, mais il y a des vérités qu’on ne paut cacher.

  • Ketaka dit :

    Ie zay vao hitako iza i Pierre Ranjeva. Noho izy efa mpiasa panjakana ambony misotro ronono ary nody avy Belgique taminy naha Abasadoron’i Madagasikara aza tany dia nanangana ny Gazety JURECO sy Radio Feon’Imerina izy.
    Olona nianatra tany aminy Sekoly ambony tany Frantsa tany izy dia efa nody dia lasa mpiasa panjakana ambony izy taminy andron’ny fanjanatany ary izy no Malagasy voalohany nahazo toerana Directeur du Travail tao aminy Ministère de la Fonction publiquetany aminy taona 1958 tany.
    Tsy olona vao 50 taona zany izy fa efa zokiny niaraka niasa taminy praiministra Razanamasy Guy izy taminy Tetezamita 1991-93 taorian’ny nanesoran’i Zafy sy Manandafy an’i Ratsiraka teo aminy fitondrana.

  • gasybe democrate dit :

    Vitsika,
    s’il avait conseillé Guy Razanamasy , il s’agit d’une génération que je ne connais pas(voir mon mail du 25/11 à 17h17mn).
    J’avais confondu avec le plus jeune frère de Raymond et Marcel, que je connais.
    En revanche , ne mettons pas sur le même pied d’égalité
    -> l’amiral après son bac au collège Saint Michel , a fait math. sup/spé , puis grande école :la « navale » à Brest
    -> son frère Etienne Ratsiraka (promotion de ce Ranjeva ci que vous connaissez ) , juste après un baccalauréat a bénéficié de la « malgachisation des cadres  » au moment de l’indépendance et eu une « formation accélérée » pour être administrateur civil ou d’état…
    un cursus de niveau fort différent . SVP
    Pour le reste je vous laisse à vos appréaciations

  • gasybe democrate dit :

    J’ajoute comme Vitsika ,
    que oui , tout ce qui est Ranjeva ne fait pas partie de cette bourgeoisie tananarivienne qui aime paraître.
    Ils savent servir l’Etat.

  • rabeditra dit :

    Il n’a pa

  • rabeditra dit :

    Il sort de l’ECole Nationale de La France d’Outre Mer qu’il a pr&parée au Lycée Montaigne de Bordeaus pendant TROIS ANS.
    Il ne sort pas de l4IHEOM. IL éta

  • rabeditra dit :

    Il sort de l’ECole Nationale de La France d’Outre Mer qu’il a pr&parée au Lycée Montaigne de Bordeaus pendant TROIS ANS.
    Il ne sort pas de l’IHEOM et pas de « forma

  • rabeditra dit :

    tion accélérée

  • rabeditra dit :

    C’étéa

  • ratsito dit :

    Il est de la famille telle, il a fait ses études par ci, il a exercé telle fonction par là, il préfère le café au chocolat, le bleu lui va trés bien mais je le préfère en rose, etc. Tout ceci est trés bien, trés instructif, il est toujours important de savoir qui parle et d’où il parle. Mais qu’est-ce qu’il écrit là? Est-ce juste? Est-ce constructif?
    J’attends la suite de son article avec un grand intérêt.

  • ketaka dit :

    Io koa mbola tohin’ilay article oe Nation Malgache

    2- Un Pouvoir et un Service Public méprisés
    L’attitude de ceux qui refusent violemment l’enseignement en langue malgache traduit ainsi, indépendamment des troubles récurrents qu’elle a provoqués dans la vie de la Nation :
    a- Une ignorance de l’histoire et de l’évolution des Nations :
    Dans tous les pays du monde, une langue est devenue langue nationale et a généralement triomphé des langues maternelles. C’est ainsi qu’en France, par exemple, la langue d’oc a fini par s’imposer au détriment de la langue d’oïl.
    Le même phénomène s’amorçait à Madagascar où le « dialecte », qui avait l’avantage d’être fixé par écrit, est compris de tous, a eu tendance à s’imposer comme langue officielle et, partant, comme langue d’enseignement…
    Mais héritiers du jacobinisme et du centralisme français, les pouvoirs malgaches ont commis la grave erreur d’ignorer et, à la limite, de péjorer les parlers régionaux. (Dans les « bonnes » familles, « manala baraka ny miroky »)
    Peut-être le moment est-il venu, si l’on veut pour l’avenir éviter de graves incidents et si l’on veut essayer de jeter les bases d’une nation malgache, de souscrire à ces remarques de Dominique Dumont :
    « On peut espérer que Madagascar prendra le chemin qui fut celui de pays comme l’Allemagne ou l’Italie et construira sa langue nationale dans le respect des parlers locaux… il n’y a pas forcément opposition entre l’usage d’une langue nationale et le respect des particularités régionales» (6)
    b- Une conception qui fait de l’Etat, non le constat de l’effectivité et de la formulation juridique de la nation, mais une source de prébendes grâce à la position dominante des titulaires du pouvoir, « position qui favorise et multiplie les opportunités de médiation marchande…avec l’étranger dans les domaines de l’échange économique et de la légitimation idéologique.
    A partir du moment où la Nation n’est ni intériorisée, ni acceptée, l‘Etat ne représente plus ni l’intérêt commun, ni la chose publique (res publica) » mais des « positions de pouvoir » (8) qui se transforment aisément en « positions de prédation »(8) : être au Pouvoir multiplie « les opportunités et les potentialités de fonction de médiation marchande… à partir de l’alliance avec l’étranger dans le domaine de l’échange économique et de la légitimation idéologique. » (8).
    Dans ce contexte, servir l’Etat n’est plus ni dévouement au service du public, ni désintéressement mais, plutôt, illustration de la propension aux « retournements de veste », accès aux prébendes et « à la mangeoire », et mise en pratique de la « politique du ventre ».
    Quelques anecdotes, tirées des évènements locaux, nous servirons pour illustrer ces assertions.
    Les heurs et malheurs qui ont marqué la carrière de ce général de division qui fut successivement ministre de Ratsiraka, Zafy et Ravalomanana sont plus que significatifs.
    Parce qu’il a servi trois présidents de la République, il a été porté au pinacle tant que ce Président a été « l’idole des foules » et à été traité, du jour au lendemain, de « chaussette » et d’autres épithètes aussi flamboyants, pour ne pas avoir démissionné, au moment opportun, de son poste.
    Plus tard il a été ainsi considéré, après sa démission, réclamée à cor et à cri par la populace, comme le symbole des « retourneurs de veste ».
    Dans notre mesquinerie et notre mépris du service public personne n’a pensé au fait qu’il avait certainement une valeur pour que trois présidents, au caractère et à la doctrine aussi différents, aient fait appel à son concours.
    Au demeurant, comprendrons-nous, un jour , qu’un Grand Commis de l’Etat, tout en servant le Pouvoir, est, d’abord et surtout, au service de Madagascar et non à celui d’un homme.
    Les Présidents de la République, incarnation du Pays, furent plus que malmenés:
    - Philibert Tsiranana, premier président de la République de Madagascar, considéré, à l’époque de son règne, comme le « Père de l’Indépendance et de la République » est renversé par la rue et traduit, pour concussion, comme un vulgaire criminel devant un tribunal de droit commun,
    - Ratsimandrava, son successeur, est purement et simplement assassiné,
    - Didier Ratsiraka, le parangon du socialisme, a quitté le pays sous les huées pour deux exils de plusieurs années à Paris ?
    - Zafy, a connu l’opprobre de l’empêchement,
    - Ravalomanana, obligé de fuir tandis que ses biens, acquis non comme Président mais comme industriel industrieux, ont été livrés à des hordes qui, non contents de piller, ont transformé magasins et usines en feux de joie.
    Et l’on voudrait avoir des dirigeants honnêtes, désintéressés, sans peur et sans reproches?
    Ces mésaventures tragiques ne découragent pourtant pas les postulants tant sont vastes les possibilités offertes par la détention des pouvoirs.
    Elle ouvre entre autres, et sans que la liste soit limitative, à « la maîtrise du cadastre, du crédit, du fisc, des offices de commercialisation des cultures de rente, de l’investissement public, de la négociation avec le capital privé, des importations. » (8)
    Et c’est ainsi que, périodiquement, surgissent des revendications pour que soit :
    • tenu compte l’équilibre régional dans la répartition des postes de responsabilité (Marson Evariste dans la Gazette de la Grande Ile du 23/II/2005)
    • érigé le fédéralisme (rengaine de Lecacheur, Sikonina er consorts….)
    • tenu compte la revendication des « Ampanjaka » Antaimoro.
    A notre regret, force nous est de reconnaître sans ambiguïté que la Nation comme l’Etat malgache sont encore à construire et notre prochaine Constitution doit transcender les catégories purement juridiques pour s’attacher aux problèmes réels qui sont sources de division dans ce pays.
    La prochaine Constitution doit, à notre sens, intégrer dans ses clauses quelques questions préjudicielles avant de traiter de l’organisation et du fonctionnement des institutions politiques de l’Etat.

  • Rabeditra dit :

    Voaray ve e?

  • Rabeditra dit :

    TOHINY SADY FARANY. DIA TOHIZO NY ADY HHEVITRA FA MAHAFINARITR;
    =================================================
    La prochaine Constitution doit, à notre sens, intégrer dans ses clauses quelques questions préjudicielles avant de traiter de l’organisation et du fonctionnement des institutions politiques de l’Etat.
    De quelques questions préjudicielles à traiter avant les problèmes juridiques
    Nous n’avions pas, en écrivant ce texte, la prétention d’apporter la panacée aux crises récurrentes qui ont largement compromis le développement de notre Île.
    Notre but est plus modeste à savoir : faciliter les débats en ouvrant des pistes de réflexions.
    Aussi, nos propos seront, dans cette dernière partie, quelque peu cursifs voire se limiteront à une énumération non exhaustive des blocages qu’il y a lieu de faire sauter parmi lesquels :
    - Le dévoiement du pouvoir, qui n’a jamais bénéficié ni du respect, ni de la confiance populaire. Le pouvoir porte, dans l’origine de cette méfiance, sa part de responsabilité.
    - Tous nos dirigeants, qualifiés à tort de « ray aman-dreny » n’ont eu de cesse d’infantiliser la population, de la considérer, non, comme des citoyens mais comme sujets.
    - Au surplus, trompés par la dénomination « fanjakana » ils se sont comportés comme des « propriétaires de la Nation » et non comme « gestionnaires du Bien Commun ».
    Il faudra donc rendre nos dirigeants plus modestes et faire des sujets de véritables citoyens avec qui il faudra dialoguer et à qui il faut rendre des comptes.
    Dans cette perspective, la « constitutionnalisation » de la Médiature, défenseur du peuple constituerait une mesure salutaire.
    Pour renforcer la confiance entre dirigeants et dirigés, il y aurait lieu de renforcer le contrôle de la gestion de l’Etat et, dans ce but, rendre moins opaque l’utilisation des fonds spéciaux et les soumettre non à un contrôle d’opportunité mais à un contrôle de légalité. Un comité composé de membres de la Cour des Comptes, de l’Inspection d’Etat, et de la Trésorerie générale pourrait être mis sur pied. Leurs rapports seraient couverts par le secret absolu et classé immédiatement dans un coffre fort aux Archives Nationales.
    - Les classiques nous enseignent qu’un « Etat-nation est la juxtaposition d’un Etat, en tant qu’organisation politique, à une nation, c’est-à-dire des individus qui se considèrent comme liés et appartenant à un même groupe. C’est donc la coïncidence entre une notion d’ordre identitaire, l’appartenance à un groupe, la nation, à une notion d’ordre juridique, l’existence d’une forme de souveraineté et d’institutions politiques et administratives qui l’exercent. Sans cette coïncidence, on parlera plutôt d’un Etat multinational ».
    Ces termes sont sans ambiguïté et nombre d’Etats, même multinationaux sont unis et puissants. Pourquoi à Madagascar considère t- on l’organisation fédérale ou confédérale comme une véritable trahison ?
    Les périodes de crise étant aussi celles de l’inventivité, il faut faire preuve d’audace et, de courage et ne pas rester prisonnier de préjugés.
    D’autres problèmes méritent d’être mis sur le tapis et entre autres ceux de l’Armée :
    -Pouvons-nous nous offrir des amiraux dans la Marine alors que nous n’avons pratiquement pas de navires de guerre ? Un général de Corps d’armée aérienne a-t-il sa raison d’être dans un pays qui, pour toute aviation, ne dispose que de quelques ULM ? Et quel avenir pour une armée de terre où le nombre de gradés est presque égal à celui des hommes de troupes ?…
    Autant de problèmes qu’il faudra aborder, tôt ou tard, avec courage et sans préjugés si nous voulons sortir les Malgaches et Madagascar du cercle vicieux de la misère et de la domination. (++)
    Pierre Ranjeva
    PUBLIE dans Tribune de Madagascar : 23 ,24 ,25 ,26 , novembre 2009

    ++ NE PAS OUBLIER LE PROBLEME FONCIER ET LE TAUX PROHIBITIF DU « AMPAHATELO TANANA »
    -INTERDICTION pour TOUS les responsables POLITIQUES , ADMINISTRATIFS ETC … D’ACCEPTER DECORATIONS , PENSIONS ET TOUS AUTRES AVANTAGES OFFERTS PAR UNE PUISSANCE OU UN ORGANISME ETRANGER…

    ==================================================================================

    (1)« Les causes intellectuelles de notre stagnation »
    (2)« Le 18 Brumaire de Louis Napoléon Bonaparte
    (3)« La nation malgache au défi de l’ethnicité »(sous la direction de F Raison-Jourde et Solofo Randrianja
    (4)« L’imaginaire national » Ed La découverte
    (5)« La malgachisation de l’enseignement »Tribune de Madagascar 18/07/2006
    (6) – « Madagascar- 1995. Le Marais – Cahier N°2 .Ed L’HARMATTAN
    (7)- « L’Imaginaire national » Benedict Anderson.
    (8)- « L’Etat en Afrique» J.F Bayart

  • Rabeditra dit :

    TOHINY SADY FARANY. DIA TOHIZO NY ADY HEVITRA FA MAHAFINARITRa;
    =================================================
    La prochaine Constitution doit, à notre sens, intégrer dans ses clauses quelques questions préjudicielles avant de traiter de l’organisation et du fonctionnement des institutions politiques de l’Etat.
    De quelques questions préjudicielles à traiter avant les problèmes juridiques
    Nous n’avions pas, en écrivant ce texte, la prétention d’apporter la panacée aux crises récurrentes qui ont largement compromis le développement de notre Île.
    Notre but est plus modeste à savoir : faciliter les débats en ouvrant des pistes de réflexions.
    Aussi, nos propos seront, dans cette dernière partie, quelque peu cursifs voire se limiteront à une énumération non exhaustive des blocages qu’il y a lieu de faire sauter parmi lesquels :
    - Le dévoiement du pouvoir, qui n’a jamais bénéficié ni du respect, ni de la confiance populaire. Le pouvoir porte, dans l’origine de cette méfiance, sa part de responsabilité.
    - Tous nos dirigeants, qualifiés à tort de « ray aman-dreny » n’ont eu de cesse d’infantiliser la population, de la considérer, non, comme des citoyens mais comme sujets.
    - Au surplus, trompés par la dénomination « fanjakana » ils se sont comportés comme des « propriétaires de la Nation » et non comme « gestionnaires du Bien Commun ».
    Il faudra donc rendre nos dirigeants plus modestes et faire des sujets de véritables citoyens avec qui il faudra dialoguer et à qui il faut rendre des comptes.
    Dans cette perspective, la « constitutionnalisation » de la Médiature, défenseur du peuple constituerait une mesure salutaire.
    Pour renforcer la confiance entre dirigeants et dirigés, il y aurait lieu de renforcer le contrôle de la gestion de l’Etat et, dans ce but, rendre moins opaque l’utilisation des fonds spéciaux et les soumettre non à un contrôle d’opportunité mais à un contrôle de légalité. Un comité composé de membres de la Cour des Comptes, de l’Inspection d’Etat, et de la Trésorerie générale pourrait être mis sur pied. Leurs rapports seraient couverts par le secret absolu et classé immédiatement dans un coffre fort aux Archives Nationales.
    - Les classiques nous enseignent qu’un « Etat-nation est la juxtaposition d’un Etat, en tant qu’organisation politique, à une nation, c’est-à-dire des individus qui se considèrent comme liés et appartenant à un même groupe. C’est donc la coïncidence entre une notion d’ordre identitaire, l’appartenance à un groupe, la nation, à une notion d’ordre juridique, l’existence d’une forme de souveraineté et d’institutions politiques et administratives qui l’exercent. Sans cette coïncidence, on parlera plutôt d’un Etat multinational ».
    Ces termes sont sans ambiguïté et nombre d’Etats, même multinationaux sont unis et puissants. Pourquoi à Madagascar considère t- on l’organisation fédérale ou confédérale comme une véritable trahison ?
    Les périodes de crise étant aussi celles de l’inventivité, il faut faire preuve d’audace et, de courage et ne pas rester prisonnier de préjugés.
    D’autres problèmes méritent d’être mis sur le tapis et entre autres ceux de l’Armée :
    -Pouvons-nous nous offrir des amiraux dans la Marine alors que nous n’avons pratiquement pas de navires de guerre ? Un général de Corps d’armée aérienne a-t-il sa raison d’être dans un pays qui, pour toute aviation, ne dispose que de quelques ULM ? Et quel avenir pour une armée de terre où le nombre de gradés est presque égal à celui des hommes de troupes ?…
    Autant de problèmes qu’il faudra aborder, tôt ou tard, avec courage et sans préjugés si nous voulons sortir les Malgaches et Madagascar du cercle vicieux de la misère et de la domination. (++)
    Pierre Ranjeva
    PUBLIE dans Tribune de Madagascar : 23 ,24 ,25 ,26 , novembre 2009

    ++ NE PAS OUBLIER LE PROBLEME FONCIER ET LE TAUX PROHIBITIF DU « AMPAHATELO TANANA »
    -INTERDICTION pour TOUS les responsables POLITIQUES , ADMINISTRATIFS ETC … D’ACCEPTER DECORATIONS , PENSIONS ET TOUS AUTRES AVANTAGES OFFERTS PAR UNE PUISSANCE OU UN ORGANISME ETRANGER…

    ==================================================================================

    (1)« Les causes intellectuelles de notre stagnation »
    (2)« Le 18 Brumaire de Louis Napoléon Bonaparte
    (3)« La nation malgache au défi de l’ethnicité »(sous la direction de F Raison-Jourde et Solofo Randrianja
    (4)« L’imaginaire national » Ed La découverte
    (5)« La malgachisation de l’enseignement »Tribune de Madagascar 18/07/2006
    (6) – « Madagascar- 1995. Le Marais – Cahier N°2 .Ed L’HARMATTAN
    (7)- « L’Imaginaire national » Benedict Anderson.
    (8)- « L’Etat en Afrique» J.F Bayart

  • gasybe democrate dit :

    ETAT DE DROIT
    HOMMES D’ETAT
    Sortir du sous développement chronicisé et des dominations économiques extérieures ( un vieux mot résumerait : l’impérialisme , puis la mondialisation.)

    justes aspirations…

    Mais :
    1) l’esprit nationaliste d’un « peuple éclairé  » et UNI serait une qualité première
    2) l’ Afrique , l’Asie du sud est , l’Amérique du sud sont des terres à conquérir économiquement priviligiées par les MULTINATIONALES , via leurs gouvernements respectifs, leurs agents de déstabilisation politique..
    3) leur méthode de soumission des pays pauvres et d’y entretenir des gouvernements instables , avec à leur tête des chefs d’état au pouvoir autoritaire personnel appuyé par la FORCE , souvent l’armée .
    Leur financement par ces puissances étrangères occulte en est le corollaire.
    4) le tout est possible puisque dans ces pays instables : LA CORRUPTION EST UNE VRAIE PANDEMIE .
    A cela s’ajoute le népotisme et la PREVARICATION qui ne font jamais poser la contestation de l’ ENRICHISSEMENT EXTRAVAGANT ET VOYANT DE MANIERE VULGAIRE DU CHEF D’ETAT ( ni délit d’initié, ni prise d’intéret illégal, ni sanction pour restituer les biens acquis,)

    Le chemin est long
    et je dirai très simplement que :
    IL N’Y A PAS DE CORRUPTEURS , S’IL N’Y A PAS DE CORROMPUS…
    Notre malheur résulte de notre mentalité.
    Refuser des décorations d’un Etat étranger n’est qu’un symbole, comme le prix Goncourt peut l’être (Marie N’Diaye dit ce qu’elle pense…Mais l’ex URSS n’a rien donné à Soltsjenitsine ou Gorbatchev…des Russes hors norme )

    Au lieu d’être nombriliste en plus , et nous réfugier sans cesse dans la seule cause historique , il nous faut être capable de nous regarder, MAIS MAINTENANT , dans un miroir, nous dire que laissons nous à nos enfants ?
    Il faut être capable de REGARDER AILLEURS ; que s’y passe – t il ?
    des chefs d’Etat ou premiers ministres ont été PUNIS ,emprisonnés , avec leur famille parfois ( premier ministre de Taïwan , Président du Pérou).
    De telles pratiques démocratiques décourageraient ceux qui succomberaient è la tentation d’ASSOCIER POUVOIR ET ARGENT !
    Au lieu d’accomplir la tache pour laquelle ils ont été élus : SERVIR L’ETAT…
    et lorsque l’on sait que Rajoelina , ( qui de surcroit n’a pas de mandat électif de niveau national) , n’est qu’un vulgaire putschiste toujours à la tête de l’Etat(collégialement ou non)…on ne peut que désespérer d’être Malgacne !.

  • vitsika dit :

    any gasybe democrate : le Mercredi 25 novembre 2009 à 9 h 31 min
    „Cher Pierre
    sache que j’avais quitté le pays suite au «pogrom» dont tu parles merci de l’avoir mentionné : Ramanantsoa n’avait pas levé le petit doigt.“; sy ….. „Raymond (mangina be laotra)“: ataoko fa tsy fankanosan’izy ireo, fa efa BE ny havana sy namana „lasa tsy fidiny“, …sa ahoana ?
    Tsy misy tombotsoan-tsika ny halasan’i Raymond „be mangina“, sanatria !
    Akoatr‘izany , dia faly miarahaba no mampamangy anao sy ny havana iombonana avy @‘(Itpkv.Rabodo) an.
    Samy mahereza e !

  • Tsy tezitra intsony dit :

    Ici je suis d’accord avec Rabeditra … ce n’était donc pas personnel mais purement dialectique (Jatropha).

    Osons aller plus loin : sommes nous réellement une seule et même nation ? De mes voyages à Madagascar dans toutes les régions, force est de constater que non. On est vite considéré comme étranger au lieu et un aura de suspicion est même perceptible. Mes enfants : pur produit Français n’arrivent pas à comprendre c’est quoi un malgache … hé hé bien malin qui pourrait répondre ! Chacun va bien sûr présenter l’image de sa tribu comme définition et c’est bien ça le problème.
    Si nous ne pouvons pas être une nation, pouvons-nous quand même être un pays. Oui je le pense. Les exemples de pays multi-communautaire sont pléthores.
    Fédéralisme ? Mais sur quelle base ? les provinces léguées par la France ? C’est un agglomérat administrative qui n’a aucune réalité (les Tsimihety n’ont rien à voir avec les différents sakalava pour ne prendre que cet exemple) et cela ne fera pas baisser notre plus grande plaie : le clientélisme régional.
    Il faut définir ensemble le socle commun : le projet de société, les moyens d’y arriver avant de faire de la mise en Å“uvre. Ce serait le moment avant de parler de 4ième république ….

    Je vais m’aventurer à présenter le résultat de mes réflexions :
    1- aller très loin dans la décentralisation (22 régions ou 18 tribus) et y déplacer tous les pouvoirs possible (levée impôt, tout ce qui n’est pas d’intérêt national : éducation, armée, énergie, TP etc…)
    => on va réduire la masse de fonctionnaires
    => l’exode rural se fera au niveau régional
    => les récipiendaires des impôts sont localisables et accessibles -> pourraient avoir tendance à ne pas trop abuser
    => les besoins seront rapidement adressés
    => il n’y aura plus de bouc émissaire central
    => l’état n’aurait plus qu’un rôle de coordinateur et d’égalisateur
    2- Tout budget devra être public, affiché et challengeable. Une équipe sera garante de sa tenue et risque personnellement en cas de défaillance.
    3- Chaque poste opérationnel devra être justifié soit par concours soit par une sélection par niveau d’études + expérience. Les principes de promotion sont clairs et transparents. Postes immuables quelques soient les élus !
    4- Chaque région a une assemblée d’élus

    Sinon pour l’armée je ne dis mot donc …

  • rabeditra dit :

    On peut ne pas être d’accord avec « Tsy tezitra intsony » mais il a le mérite de fournir DES BASES DE DISCUSSION.
    Notre malheur c’est que, d’habitude, nous ne discutons pas mais nous injurions.
    Nous n’écoutons jamais les autres et croyons être les seuls à avoir raison.

  • Maoulida dit :

    je suis un étudiant étranger ici à Madagascar je voudrais me renseigner s’il peut y avoir une possibilité de beneficier une bourse pour ‘armée ou de participer dans un quelconque concours
    ok merci je vous serais très reconnaissant de vouloir me fournir tous les renseignements possibles

  • RABETA dit :

    ARTICLE PARU DANS « TRIBUNE DE MADAGASCAR » du 14 JUILLET 2010. DECISEMENT PIERRE RANJEVA EST UN HETERODOXE ET ICONOCLASTE QUI POSE LES QUESTIONS ESSENTIELLES.
    =====================
    CRISE PAR CI, CRISE PAR LA !!!
    Le Monde vit un cauchemar !
    De quelque côté que l’on se tourne, on entend que jérémiades, pleurs et grincements de dents : la Grèce est en faillite, l’Espagne est menacée, la France prend ses dispositions pour ne pas subir une décote dans le jugement des agences de notation, … même le Japon, longtemps considéré comme le Samouraï conquérant et dominateur brandit, d’après le Figaro du 12 JUIN, « la menace d’une faillite d’Etat ».
    Indiscutablement le monde assiste au naufrage du dogme de la « main invisible » et du libéralisme, prôné par Milton Friedman et son Ecole de Chicago, par Hayek et autres « oracles »… et, peut être, verrons-nous bientôt une révision générale des paradigmes économiques de ces dernières décennies.
    Apparemment la thèse soutenue par Fukuyama, sur « la fin de l’Histoire »par le triomphe définitif du libéralisme, ne coïncide plus avec les réalités sordides de la conjoncture internationale.
    Car aucun pouvoir à ce jour, malgré réunions et colloques multiples du G8, du G20 et tutti quanti, n’a trouvé la panacée et les remèdes proposés, partiels, partiaux et uniformes, ne se caractérisent pas par leur originalité mais s’apparentent plutôt à un cautère sur une jambe de bois.
    Passons donc cursivement en revue les remèdes proposés :
    - Dans les pays développés :
    Austérité
    c’est le cri unanime des gouvernants.
    -Il faut réduire la dette publique
    Et pour ce faire,
    - économiser c’est à dire dans un premier temps, procéder à des coupes claires dans les dépenses publiques en annulant, par exemple en France, la « garden party » de l’Elysée
    - supprimer des postes dans la Fonction publique et dans les cabinets ministériels et on ne remplace pas les agents partis à la retraite .

    -remettre en cause les acquis sociaux en reculant l’âge de la retraite
    Augmenter taxes et autres ressources de l’Etat.

    Et c’est ainsi qu’a été reculé partout l’âge de la retraite, révisé à la hausse les taux de la TVA…

    On ne procédera pas à une recension de toutes les mesures prises tant elles sont nombreuses, parcellaires et s’apparentent plutôt à un « inventaire à la Prévert » qu’à une politique, ainsi définie par le général de Gaulle dans se « Mémoires de guerre » : « un ensemble de desseins continus, de décisions mûries, de mesures menées à leur terme… ».

    Et cette impuissance ne doit guère étonner dans la mesure où la déification du marché a mis la politique sous sa coupe : les Etats sont aujourd’hui totalement désarmés face à ce qui est considéré comme vérité intangible, par la doctrine dominante, du « laisser faire », au point qu’une compression de personnel par une entreprise se traduit immédiatement par une hausse de ses actions en bourse.

    L’austérité pour qui ?

    On mentionnera à peine la suppression, par exemple, de la « garden party » du 14juillet à l’Elysée, la diminution du nombre de conseillers dans les cabinets ministériels, les démissions forcées de Christian Blanc et d’Alain Joyandet…économies de bout de chandelles, « poudre aux yeux pour gogos », destinée à assouvir l’instinct égalitaire du Français, réputé râleur.

    Mais à partir du moment où l’hymne à l’austérité est devenu la nouvelle pensée unique, proclamée par les élites de tous les pays, les vraies victimes ne peuvent être que les personnes soumises au pouvoir régalien et les couches les plus défavorisées de la population.

    Au premier rang figurent les fonctionnaires qui sont dans une position « statutaire et règlementaire » et donc, en principe, totalement soumis au pouvoir régalien. Leur nombre sera réduit et leur traitement gelé pendant quelques mois :
    5% en moyenne en Espagne,
    12% en Grèce,
    20% dans certains secteurs en Irlande… (1)

    Viennent ensuite :

    les salariés,
    les personnes vulnérables : les économiquement faibles, jeunes, vieux, femmes seules chargées de famille…
    C’est ainsi que
    -l’âge de la retraite est repoussée pour couvrir le déficit abyssal des Caisses
    La tva et autres taxes indirectes revues à la hausse,
    -L’allocation aux personnes seules, aux étudiants, aux handicapés… soumise à des conditions draconiennes d’éligibilité quand elle ne
    sont pas diminuées voire supprimées ;
    -pendant que délocalisations et « dégraissages » sont férocement menés pour gagner la « guerre économique »…..

    On remarquera qu’il n’est question
    Ni de taxer Le capital, qui a connu ces dernières années une hausse phénoménale, (2) il faut, au contraire, maintenir les « niches fiscales » dont la suppression suffirait sans doute à combler les déficits
    ni les bénéfices monumentaux des banques pourtant sauvées de la faillite par les Etats,
    ni de toucher au plus values acquises en spéculant en bourses,
    ni même de rogner les énormes primes des traders

    Ainsi les charges, pour résorber dettes et déficits, retombent-elles essentiellement sur les salariés et les titulaires de revenus fixes comme en témoigne, par exemple, la hausse des taxes et impôts indirects qui place riches et pauvres au même niveau !!!

    On peut donc crûment reconnaître : tous les remèdes proposés n’ont eu pour objectif que de transférer les gains de productivité vers le capital et non vers le travail.
    Et cette aberration va s’aggraver jusqu’à la catastrophe finale pour les quelques raisons suivantes :
    - l’économie financière, dans les pays industrialisés, s’est totalement détachée de l’économie réelle et aujourd’hui on ne rentabilise plus ses avoirs que par la spéculation, c’est-à-dire que l’on ne travaille que sur l’argent qui n’est après tout qu’un moyen.
    L’Economie tourne ainsi à vide et aboutit au règne des rentiers que Keynes tenait en horreur !!!
    - l’argent pour et par l’argent a ainsi réduit le nombre des salariés dans ces pays car les producteurs délocalisent à qui mieux mieux pour réduire leur coût de production et, partant, être en meilleure posture pour affronter leurs concurrents dans la féroce « guerre économique » ;
    la politique suivie unanimement par ces pays portent donc en elle-même les germes de son échec parce que :
    – fondée sur la croissance de la consommation, elle réduit, par leur politique de déflation, le pouvoir d’achat de leurs consommateurs,
    - et surtout, la « productivité rapidement croissante du travail du travail et du capital entraîne un excédent de force de travail et de capital. » le chômage va donc s’accroître et, avec lui, l’assiette et le montant des revenus escomptés.(3)
    Au total, « la société de travail est en crise » et Wassili Léontieff « résumait la situation per cette métaphore : quand la création de richesses ne dépendra plus du travail des hommes, ceux-ci mourront de faim aux portes du Paradis à moins de répondre par une nouvelle politique du revenu à la nouvelle situation technique » (3)
    C’est dire, en termes savants , à quel point le « travailler plus pour gagner plus » de Sarkozy est une fumisterie qui illumine son inadaptation à la conjoncture mondiale .

    - Et nous, et nous, et nous ?
    Qualifiés, à juste titre et depuis des décennies par Samir AMIN , de « Périphérie » au service et à la remorque d’un « Centre » nous allons, pendant une brève période, bénéficier de « l’effet de ruissellement » des délocalisations menées par les pays riches et industrialisés.
    L’importance prise, par exemple, par les zones franches et l’AGOA dans notre Economie et dans l’équilibre de notre balance commerciale en est la preuve irréfutable.
    Mais il nous faut nous persuader qu’il s’agit là d’un effet éphémère car les entreprises des zones sont, par nature, des « entreprises balladeuses » prêtes à déménager dès que les coûts de production sont plus favorables ailleurs.
    Ainsi, par une ruse de la conjoncture, la concurrence est aujourd’hui transférée entre pays pauvres !!!
    Faut-il, dans ces conditions, renoncer à toute politique économique libératrice ?
    Il est certainement temps, en cette époque de remise en cause de toutes les idées reçues, d’en finir avec notre propension au mimétisme et au suivisme et de tracer notre propre voie ;
    La tragédie de pays pauvres, et surtout des pays africains, est d’avoir
    - toujours négligé ses paysans en privilégiant les cultures de traites, monopoles des grandes compagnies coloniales :
    « ….la terre ne vaut rien chez nous parce que les prix des produits agricoles sont désespérément bas….Le jour où l’on rémunérera au juste prix le travail de la terre, on verra celle-ci devenir un facteur réel de production… » (4)
    - suivi aveuglément
    les foucades des Institutions de Bretton–Woods , à l’origine des « éléphants blancs », de « l’ajustement structurel… , qui ont causé notre endettement et l’enrichissement de nos satrapes…
    Avec l’irruption de l’écologie dans les débats politico économiques, avec la croissance fondée sur l’automobile, les terres cultivables empoisonnées par les pesticides et rétrécies par les autoroutes deviennent aujourd’hui la denrée rare.
    Aussi assistons nous, chaque jour, à une flambée des prix des denrées à alimentaires et, de par le monde, à une « razzia sur les terres arables » : les controverses brûlantes sur l’Affaire Daewoo auraient dû provoquer chez nous un profonde réflexion qui ne se serait pas cantonnée à la sacralité de la « Terre des Ancêtres » .
    Le moment est venu de s’imprégner de la pensée de deux grands économistes :
    - Samir Amin :
    « …L’alternative est donc : accepter le développement mondialisé tel qu’il est, avec tout ce qu’il suppose, ou tenter de mettre en Å“uvre des politiques de développement autocentrés nationales et populaire, qui agiront comme des forces appelées à refaçonner à la fois les sociétés nationales et le système mondial…L’alternative est donc mondialisation ou élargissement d’une marge d’autonomie pour les peuples , les Etats et les nations, c’est-à-dire, au profit des classes populaires… » (5)
    Keynes/
    « …Si les nations pouvaient apprendre à maintenir le plein emploi au moyen de leur seule politique intérieure…il ne devrait pas y avoir de force économique importante propre à dresser les intérêts des divers pays les uns contre les autres… »(6)
    Et notre conclusion sera : voici revenu le temps des Physiocrates, de Marx, Keynes et Samir
    Amin….
    Pierre Ranjeva

    ===============================================
    1) « « Le Monde Diplomatique »-juillet 2O10
    2) Le nombre de milliardaires en dollars est passé de 792 en 2008 à 1011 en 2009.
    3) André Gorz : « Métamorphoses du travail » et autres ouvrages et publications.
    4) D. Etounga-Menguelé « L’Afrique a-t-elle besoin d’un ajustement culturel »
    5) Samir Amin : « La faillite du développement en Afrique et dans le Tiers-Monde »
    6) J.M Keynes : « Théorie générale… »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Switch to our mobile site