
Alain Joyandet
Ainsi donc le Conseil de Paix et Sécurité de l’Union Africaine a statué hier vendredi 19 février 2010. Les résultats de cette réunion ont bien entendu été attendu par tous. Bien évidemment, beaucoup se lamentent du délai encore accordé aux putschistes de Madagascar.
En langage diplomatique, nous constatons qu’il faut parler des « autorités de fait issues du changement anticonstitutionnel ». Même si le langage est diplomatique, les mots bien que bien pesés sont bels et bien bien pesants.
Nous pouvons bien entendu faire le rapprochement comme nous nous étions promis de faire avec ce que le CPS avait conclu le 30 avril 2009. Il y a quelques mois de cela alors. Eh bien, quand nous regardons ce que la nouvelle réunion de 2010 comparativement à celle de 2009, eh bien nous constatons une curieuse similitude. En effet, nous constatons des interdictions de voyages, un gel des avoirs et l’isolement diplomatique. Ceci tant pour les individus du pouvoir de fait, donc du FAT, que pour le FAT en lui même. Nous constatons aussi que dès l’année dernière, l’UA avait insisté sur la nécessité pour tous ses partenaires de contribuer à l’application de sa décision. Hormis la grande déclaration de ce temps là, qui n’a bien entendu pas été suivi d’applications concrètes, hormis cette déclaration donc, certains se sont sûrement dits que l’UA et la SADC n’ont aucun pouvoir de faire appliquer leurs décisions.
Justement, il est tout à fait probable que le PHAT et ses hommes pensent et rient sous cape de l’UA et des décisions de son Conseil pour la Paix et la Sécurité. Ceci leur a d’ailleurs fait dire « urbi et orbi » qu’ils n’ont pas peur des sanctions. Et effectivement, ils n’en ont pas peur. Ils n’en ont pas peur car ils se savent soutenus par les mutins en armes. Ils savent que pratiquement tous les militaires de Madagascar ont les yeux qui scintillent des seuls rares ariary qui subsistent. Que ces mêmes ariary ont largement perdu de leurs valeurs pour ne devenir que des monnaies de lapins ou de singes ou makis comme vous voulez. Et que tout ce beau monde là est discrètement, mais fermement soutenu par la chère mère patrie de nos ancêtres, non pas les Razana mais les Gaulois. Et puis, leur argent, je veux dire leurs fortunes rapidement amassées, même si elles restent dans les banques Malgaches, elles sont non seulement bien à l’abri mais aussi toujours utilisables en France car ces banques sont toutes filiales de banques Françaises.
Et aujourd’hui, nos yeux, et probablement aussi les yeux de tous les Africains, et probablement ceux des États-Unis et aussi de La Chine se tournent vers la France. Cette douce France, cette bonne mère va-t-elle tenir compte de ce que dit l’Union Africaine ? Maanh ! Maanh ! (Traduction de ce langage de zébu en langue de vache normande : Meuuh !), Manh Manh chérie, vas-tu tenir compte de « la nécessité pour les partenaires de l’UA de s’abstenir de toute action qui pourrait affaiblir les efforts de l’Union africaine et envoyer des signaux contraires aux auteurs du changement anticonstitutionnel à Madagascar et, partant, saper les processus de démocratisation dans lesquels les Etats membres de l’UA sont engagés » ?
Et aujourd’hui, tous les yeux regarderont vers la France des droits de l’homme, la France des lumières, la belle France, et tous les esprits, en particulier Africains sauront si oui ou non, putschiste et consultant en coups d’états, c’est un métier porteur ou pas. Tous les Africains sauront bientôt, quel est l’équipement de survie qu’il leur faudra. Survie ?
Zarazarao e ! - Partagez !
PS : Tadidinao koa ve ity lahatsoratra nivoaka tato amin'i MyDago ity ?
PS : Vous souvenez vous aussi de cet article sorti sur MyDago ?
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_http://www.madagate.com/dossier/1302-andry-rajoelina-face-aux-parlementaires-francais-un-csct.html
De foza indray aho hoe!
P.S : _http://www.tananews.com/2010/02/andry-rajoelina-a-lassemblee-nationale-en-france/
Communiqué du Conseil de Paix et de Sécurité
Samedi, 20 Février 2010 19:41
.COMMUNIQUE DE LA 216EME REUNION DU CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE
Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 216ème réunion tenue le 19 février 2010, a adopté la décision qui suit sur la situation en République de Madagascar :
Le Conseil,
1. Prend note du rapport du Président de la Commission sur la situation à Madagascar [PSC/PR/2(CCXVI)], ainsi que des communications faites par le Président Joaquim Chissano, chef de l’Equipe de Médiation de la SADC, les représentants de la SADC, des Nations unies, de l’Organisation internationale de la Francophonie et de l’Union européenne ;
2. Rappelle ses décisions et communiqués antérieurs sur la situation à Madagascar, ainsi que les décisions adoptées par la 14ème session ordinaire de la Conférence de l’Union, tenue à Addis Abéba du 31 janvier au 2 février 2010, et son attachement aux Accords de Maputo des 8 et 9 août 2009 et à l’Acte additionnel d’Addis Abéba du 6 novembre 2009, qui offrent le cadre approprié pour restaurer l’ordre constitutionnel et parvenir à une solution globale à la crise que connaît Madagascar. Le Conseil prend note du communiqué de la 5ème réunion du Groupe international de contact sur Madagascar (GIC‐M), tenue à Addis Abéba le 18 février 2010 ;
3. Exprime son plein appui aux propositions de solutions de compromis soumises aux parties malgaches par le Président de la Commission lors de la visite qu’il a effectuée à Antananarivo, les 21 et 22 janvier 2010, pour permettre la relance du processus de mise en oeuvre des Accords de Maputo des 8 et 9 août 2009 et de l’Acte additionnel d’Addis Abéba du 6 novembre 2009 ;
4. Note que les Mouvances Ratsiraka, Ravalomanana et Zafy ont marqué leur accord général avec les propositions de solutions de compromis soumises par le Président de la Commission, cependant que la réaction de la Mouvance Rajoelina ne s’inscrit pas dans le cadre de ces propositions. Le Conseil note en outre, avec préoccupation, l’adoption, en décembre 2009, par les autorités de fait issues du changement anticonstitutionnel, d’une série de mesures unilatérales relatives à la conduite de la Transition, y compris l’abrogation de la Charte de la Transition, unanimement convenue à Maputo, et la révocation du Premier ministre de consensus, Eugène Mangalaza, désigné conformément aux Accords de Maputo et reconfirmé dans ses fonctions par l’Acte additionnel d’Addis Abéba ;
5. Encourage le Président de la Commission, en étroite collaboration avec le chef de l’Equipe de Médiation de la SADC, à poursuivre, selon les modalités les plus appropriées et dans les délais les plus courts et les plus rapprochés, les efforts déjà engagés pour surmonter l’impasse actuelle sur la base des propositions de solutions de compromis qu’il a soumises ;
6. Demande instamment aux autorités de fait issues du changement anticonstitutionnel de Gouvernement d’accepter formellement, avant le 16 mars 2010, les Accords de Maputo des 8 et 9 août 2009 et l’Acte additionnel d’Addis Abéba du 6 novembre 2009, et d’annuler tout instrument juridique interne qui comporte une disposition contraire ;
7. Rappelle le paragraphe 12 de la décision Assembly/AU/Dec.279 (XIV) sur la situation à Madagascar adoptée par la 14ème session ordinaire de la Conférence de l’Union, demandant au Conseil de se réunir en temps opportun pour examiner la situation et prendre les décisions appropriées à la lumière des instruments pertinents de l’UA ;
8. Décide, à la lumière des instruments pertinents de l’UA, notamment la Déclaration de Lomé de juillet 2000 et la décision Assembly/AU/Dec.269(XIV)Rev.1 sur les changements anticonstitutionnels de Gouvernement et le renforcement de la capacité de l’UA à faire face à de telles situations, adoptée par la 14ème session ordinaire de la Conférence de l’UA, ainsi que des conclusions de la Retraite du Conseil de paix et de sécurité tenue à Ezulwini, au Swaziland, du 17 au 19 décembre 2009, telles qu’adoptées lors de la 213ème réunion du Conseil tenue le 22 décembre 2009, que, si d’ici le 16 mars 2010, les autorités de fait issues du changement anticonstitutionnel ne se conforment pas à la mise en œuvre diligente des Accords de Maputo et de l’Acte additionnel d’Addis Abéba, les sanctions suivantes seront appliquées, à compter du 17 mars 2010 :
(i) interdiction de voyager à l’encontre de tous les membres des institutions mises en place par les autorités de fait issues du changement anticonstitutionnel et de tous autres individus membres de la Mouvance Rajoelina dont l’action fait obstacle aux efforts de l’UA et de la SADC visant à restaurer l’ordre constitutionnel. Le Conseil décide que ces mesures sont sans préjudice des dérogations qu’il pourrait accorder, au cas par cas, à son initiative ou sur demande, pour des raisons d’ordre humanitaire ou liées au processus de négociation en vue de la sortie de crise, telles que déterminées par le Conseil, conformément au Cadre d’Ezulwini pour le renforcement de la mise en œuvre des dispositions de l’Union africaine dans les situations de changements anticonstitutionnels de Gouvernements en Afrique ;
(ii) le gel des fonds, autres avoirs financiers et ressources économiques de tous les individus et entités concourant, d’une manière ou d’une autre, au maintien du statu quo anticonstitutionnel et qui font obstacle aux efforts de l’UA et de la SADC visant à restaurer l’ordre constitutionnel. Le Conseil décide que ces mesures sont sans préjudice des dérogations qu’il pourrait accorder, à son initiative ou sur demande, pour des dépenses ordinaires et des besoins pressants, tels que déterminés par le Conseil, conformément au Cadre d’Ezulwini pour le renforcement de la mise en œuvre des dispositions de l’Union africaine dans les situations de changements anticonstitutionnels de Gouvernements en Afrique ;
(iii) l’isolement diplomatique des autorités de fait issues du changement anticonstitutionnel, à travers une action concertée des Etats membres pour remettre en cause la participation des représentants de ces autorités de fait aux activités d’organisations internationales non africaines, y compris les Nations unies et l’ensemble de leurs agences et d’autres structures concernées ;
9. Demande à la Commission d’établir, en étroite collaboration avec la SADC, la liste des individus et entités visés au paragraphe 8 (i et ii) du présent communiqué, pour communication, le cas échéant, aux Etats membres et aux partenaires de l’UA, et de prendre toutes autres dispositions nécessaires pour la mise en œuvre des sanctions décidées au paragraphe 8 de la présente décision, y compris l’isolement diplomatique des autorités de fait issues du changement anticonstitutionnel dans les enceintes internationales et souligne, à cet égard, le rôle crucial des Groupes africains, notamment ceux qui sont à New York et à Genève ;
10. Demande à tous les Etats membres d’apporter leur pleine coopération à la mise en œuvre, le cas échéant, des sanctions décidées au paragraphe 8 du présent communiqué et rappelle, à cet égard, les obligations qui incombent à tous les Etats membres, conformément à l’Article 7 (2, 3 et 4) du Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité ;
11. Demande instamment à l’ensemble des partenaires multilatéraux de l’UA, en particulier les Nations unies, l’Union européenne et d’autres organisations internationales compétentes, ainsi qu’aux partenaires bilatéraux, y compris les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, d’appuyer fermement et sans réserve la présente décision. Le Conseil souligne la haute importance que l’UA attache à cette question et la nécessité pour les partenaires de l’UA de s’abstenir de toute action qui pourrait affaiblir les efforts de l’Union africaine et envoyer des signaux contraires aux auteurs du changement anticonstitutionnel à Madagascar et, partant, saper les processus de démocratisation dans lesquels les Etats membres de l’UA sont engagés. Le Conseil demande à la Commission de suivre de près cette question et de lui rendre compte de tout développement y relatif ;
12. Demande au Président de la Commission, en étroite collaboration avec le chef de l’Equipe de Médiation de la SADC, de suivre et d’assurer la mise en œuvre de tous les aspects de la présente décision, conformément au calendrier contenu dans la Charte de la Transition de Maputo, qui prévoit le parachèvement de la Transition au mois de novembre 2010 au plus tard, et de rendre compte de l’évolution de la situation;
13. Décide de rester saisi de la question.
.
Françafrique
Quid de la Françafrique – Par Survie
asakasaky izay mahatoky any U.A….
inona foana no tsabasabaky ny tsotsska ao ?
anao hoatry Arfghanistan ve ?
« C’est un fils de pute , mais c’est notre fils de pute » disait Truman de Batista à Cuba , avant Castro.
AB MUTANDO MUTANDIS …
Le dossier qui accuse Didier Ratsiraka : extrait de Clicanoo (17/05/02)
Pour préserver leur sécurité, le nom de certaines personnes n’est pas publié. Ils figurent tous sur les documents originaux..
« Un dossier accusant le régime Ratsiraka de crimes contre les droits de l’Homme a été récemment déposé auprès du Haut commissariat des Nations unies à Genève. »
Le clan Ratsiraka savait depuis longtemps qu’il avait toutes les chances de perdre l’élection présidentielle. Alors, comme à chaque consultation électorale depuis 1996, il a organisé des fraudes massives. Cette fois, cela n’a pas suffi. Alors, l’Amiral a lancé le plan B, celui de l’éclatement et du dépeçage de la Grande Ile, concocté dans le plus grand secret avec ses partisans les plus irréductibles : ministres, généraux, députés et tous ceux qui lui sont redevables. Ce qui, après un quart de siècle au pouvoir, finit par faire beaucoup de monde, y compris dans la puissante et richissime communauté karane.
Ce plan, les prémices en sont évoqués dans une circulaire que le général de division Ismaël Mounibou, chef de l’état-major de l’armée malagasy (et aujourd’hui ministre de la Défense du gouvernement Ratsiraka), a écrit à l’attention de ses subordonnés le 4 novembre 2001, soit plus d’un mois avant le premier tour de l’élection présidentielle : “Personnellement, je suis persuadé que le président Didier Ratsiraka est le candidat qu’il faut pour endosser les responsabilités qu’impose le poste. Aussi vais-je agir pour sa réélection, tant au niveau des militaires et de leur famille que de leur entourage (…) Je vous convie à vous engager à mes côtés. D’ailleurs, je suis convaincu que cet engagement constitue une des manifestations de notre fidélité à notre chef suprême. Les ordres de conduite seront à votre charge, au niveau des PC avancés.”
Suite à cette missive, dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle ne respecte guère la neutralité qui sied à toute armée d’un pays démocratique, quelques jours plus tard, un collectif d’officiers adressait une lettre ouverte au ministre de la Défense Marcel Ranjeva concernant les “activités” du général Mounibou :
“(…) Nous n’énumérerons que quelques détournements dont nous avons été victimes depuis que vous (ndr : Mounibou) êtes chef d’état-major : qu’avez-vous fait exactement des milliards mis à votre disposition dans le cadre du développement des centres de monitorat agricole, où sont passées les indemnités des militaires en mission ou à la retraite qui ne sont pas payées depuis quatre ans, pourquoi nos soldats sont-ils si mal habillés et si mal nourris alors que les primes d’alimentation vous parviennent régulièrement, que sont devenus les millions provenant de la location de la soute à mazout et de la boulangerie d’Antsiranana ? Nous sommes sûrs que cette liste est plus longue (…).”
PREMIER CLASH A AMBOSITRA
La DGIDIE (les services secrets malgaches) avait depuis longtemps repris ses bonnes habitudes des années marxistes : surveillance des opposants, intimidations, passages à tabac, coups de fil anonymes, etc. Début décembre, une fonctionnaire malienne du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme, Fatou Camara Houel, s’était plainte d’avoir été filée par les services secrets et la police durant tout son séjour officiel. Son tort ? Avoir révélé que ce pays était en retard sur une quinzaine de réglementations nationales et internationales, notamment en ce qui concerne les droits civiques et politiques.
Après le premier tour (16 décembre) et les fêtes de fin d’année, alors que la fraude électorale paraît de plus en plus avérée, une marche organisée le 4 janvier par les partisans de M. Ravalomanana rassemble à Antananarivo, dans le calme; des dizaines de milliers de personnes. Le lendemain, avenue de l’Indépendance, ils sont plusieurs centaines de milliers à défiler en faveur de M. Tiko. Ce scénario, Didier Ratsiraka le connaît bien : c’est quasiment la copie conforme du mouvement des Forces vives en 1991, qui finira par le renverser deux ans plus tard. Il ne peut envisager cette nouvelle humiliation – qui plus est par un Merina. Alors, en ce 7 janvier, il envoie la troupe “nettoyer” le centre-ville de Tana : des affrontements opposent manifestants et forces de l’ordre, entraînant la mort d’un bébé, asphyxié par des gaz lacrymogènes. Une vingtaine de personnes sont blessées, dont au moins sept civils et une douzaine de membres des forces de l’ordre. Cette réaction résonne comme un signal : en ce début d’année, les durs du régime qui dominent et exploitent les provinces partagent l’analyse de l’Amiral. Il faut frapper vite et fort contre le KMMR (les partisans de Ravalomanana), le terroriser pour l’annihiler. L’objectif sera d’autant plus facile à réaliser que l’attention internationale est retenue à Tananarive, où les manifestations ne cessent de prendre de l’ampleur.
Selon le dossier déposé auprès de l’ONU par la députée Mathilde Rabary (présidente de l’association SOS victimes du non droit). Il semble que les premiers heurts se soient déroulés dès le 12 janvier à Ambositra, sur les hauts plateaux entre Fianarantsoa et Antsirabe.
HAINE ETHNIQUE A DIEGO-SUAREZ
“Le 12 janvier, à la fin du défilé, vers 10h, au moins 5 000 personnes à mon avis sont arrivées au carrefour près du commissariat de police, témoigne Daniel R. Le préfet est venu en voiture pour discuter avec le député Pety Rakotonirainy. Ce dernier lui a demandé encore une fois la permission de pouvoir se réunir à Antampon’i Vinany (ndr : le lieu le plus élevé de la ville, traditionnellement dévolu aux kabary). Le préfet n’a pas donné son accord et a quitté les lieux (…) Sur la route qui mène à Antampon’i Vinany, il y avait trois barrages. Au premier, il y avait plus de dix policiers et gendarmes armés de bâtons. Le deuxième était semblable. Au troisième, il y avait douze soldats armés avec fusils et boucliers. La foule a franchi les deux premiers barrages sans encombres, alors les soldats sont descendus et les gens ont commencé à leur jeter des pierres. Un soldat a tiré en l’air et ils ont jeté cinq grenades lacrymogènes. Les gens ont continué à jeter des pierres. Des soldats ont été blessés par les pierres et d’autres personnes ont été blessées aussi, dont un homme, organiste de l’église de Manarintsoa, qui a eu la jambe cassée.” Ce témoignage est confirmé – à quelques détails près – par le Dr R., qui a soigné quatre blessés. Vers la fin janvier, une autre région commence à connaître la peur : celle de Diégo-Suarez, Nosy Be et SAVA (Sambava, Antalaha, Vohémar, Andapa). Deux militaires vont y faire régner la terreur : les lieutenants-colonels Coutiti et Rahitso. Le premier est officiellement conseiller de sécurité du gouverneur d’Antsiranana Gara Jean-Robert. Ces hommes doivent tout à Ratsiraka; entre 1991 et 1993, ils ont commis de nombreux crimes de sang et actes de torture à l’encontre des partisans des Forces vives, avant de finir sous les verrous.
Lors de son retour au pouvoir en 1996, l’Amiral les a graciés puis promus en grade… Pour eux, qui sont détestés par la population malgache, il n’y a pas d’autre choix que le jusqu’au-boutisme. A Nosy Be, le terrain a été bien préparé. Le sénateur Ampy Portos – un proche de Ratsiraka – a martelé sur les ondes que “désormais, les Merina et ceux qui viennent des hauts plateaux seront les cibles de mes partisans et qu’ils seront en danger de mort”. La radio d’un certain Bouboul (un Karane) propage les mêmes messages de haine ethnique. Quand Coutiti et ses soldats du 2e RFI (Régiment des forces d’intervention) débarquent, ils lancent la chasse à l’homme.
Joseph Yoland, conseiller provincial (pro Ravalomanana), raconte : “Le 20 janvier, nous cherchions un terrain pour notre meeting. Le préfet nous a renvoyé chez le gouverneur Jean-Gara Robert, qui nous a proposé un terrain en émettant quelques réserves sur l’occupation de la voie publique. Il nous a donné son accord de principe en nous renvoyant chez le préfet, qui nous a refusé le terrain. Le 1er février, retour à Nosy-Be pour un meeting. Arrivée au port d’Ankifify : présence de Coutiti, armé d’un pistolet, et d’autres militaires avec des Kalachnikov. Je l’aborde, ils m’encerclent (…) Coutiti me pointe du doigt, l’index gauche sur le front, m’interdisant d’aller à Nosy Be, ce à quoi je lui ai répondu que cette interdiction était contraire à la loi, ainsi qu’à mon statut d’élu et de fils de Nosy Be. Coutiti me menace d’une riposte si je ne respecte pas sa volonté.”
Ce même jour, le lieutenant-colonel met en garde un autre opposant, Sileny Atom : “Tu quittes l’île où je t’abats !”, profère l’officier en braquant un revolver sur la tempe de son interlocuteur.
Le lendemain, Asollant Coutiti va encore plus loin. Récit d’un témoin oculaire, Alexis Mandafatra, ancien député de Nosy Be : “Nous avons été invités le 2 février au bureau de la sous-préfecture de Nosy Be devant le sous-préfet, le procureur de la République, le chef d’escadron, le commissaire de police et les 1er et 2e adjoints du sous-préfet pour négocier la restitution et la remise en place du matériel de Radio FM 91 (ndr : que Coutiti avait saisi deux jours auparavant). Alors que nous étions en fin de réunion, en conversation téléphonique avec le gouverneur de Diégo Jean-Robert Gara pour un consensus final, un groupe d’hommes armés et en tenues de combat, commandé par Coutiti, a fait brutalement irruption dans la salle en demandant “Mandafatra Alexis”. N’ayant pas de réponse, ils s’en sont pris sans hésitation à Yves Dzaozora (…) Quand ce dernier est tombé à terre, il a encore reçu des coups de rangers et des coups de crosse (…) Georges Dzaozara a été rattrapé dans sa tentative de fuite et brutalisé. Il a été admis à l’hôpital avec divers traumatisme, dont un crânien (…) Devant la férocité de l’agression (…) et devant l’absence de réaction de la gendarmerie et de la police présentes sur les lieux (une quinzaine environ), nous avons décidé de partir en trombe (…) Les membres de l’OMC (ndr : les officiels qui participaient à la réunion) nous ont prévenu avec insistance qu’il n’était pas question pour nous de nous montrer en ville sous peine d’élimination physique (…) Coutiti et ses hommes s’en sont ensuite pris à ma résidence qu’ils ont saccagée et pillée, ainsi qu’au personnel de maison dont trois sur quatre ont été hospitalisés dans un état grave.”
Un autre témoignage, anonyme et recueilli à Tananarive, précise certains points : lors de l’irruption de Coutiti pendant la réunion, le sous-préfet lui aurait fait remarquer qu’il n’avait pas le droit de démanteler la radio car c’est lui qui détenait l’autorité à Nosy Be. Le lieutenant-colonel aurait alors giflé le sous-préfet. Par ailleurs, une des quatre personnes blessées lors de l’attaque de la maison de M. Mandafatra serait morte à l’hôpital. Enfin, toujours selon ce témoignage, Coutiti “emploierait de la drogue chaque jour en commençant le matin”.
CHASSE A L’HOMME D’ÉGLISE
Placés sur “une liste noire rédigée en partie par le sénateur Portos et M. Bouboul” (témoignage précédent), les responsables du KMMR local s’évanouissent alors dans la nature pour se protéger. Ils ne seront pas les seuls car non contents de terroriser les responsables politiques pro Ravalomanana, les ratsirakistes s’en prennent également aux hommes et aux femmes d’Église partout dans l’île.
A Tuléar, selon plusieurs témoignages – dont ceux de deux étrangers -, Jonah Ramidisaon a bien failli perdre la vie le 18 février lorsqu’un Kotavo (association de jeunes pro Ratsiraka) est entré à son domicile armé d’un machette. Le jeune homme accusait le pasteur d’avoir insulté le sénateur Arema Robert Razaka.
Le Kotavo s’est finalement calmé, mais peu après, le sénateur en personne est venu chez M. Ramidisaon accompagné d’un colonel de gendarmerie et d’une vingtaine de ses hommes. Là encore, l’homme d’église a réussi à s’expliquer.
Robert Razaka est revenu à la charge un peu plus tard avec quelques jeunes armés de machette. Ils ont arrêté le pasteur dans le but de le séquestrer, mais le commissaire de police est intervenu et l’a placé sous sa protection. Sa famille s’est réfugiée chez des paroissiens sûrs.
Beaucoup plus au Nord, Alisoa R. raconte dans son témoignage que deux hommes d’église (catholiques) de Miandrivazo ont été capturés le 23 février à Morarano par le procureur et le commandant de gendarmerie.
Après quelques jours de prison et une intervention des fidèles de Miandrizavo, l’un des deux a été libéré. L’autre, un étranger, est resté en prison. Mme R. affirme aussi que deux jours auparavant, en passant par Antsirabe pour se rendre à un culte, des miliciens armés l’ont empêchée de passer à un barrage car le député Arema d’Antsirabe Ratoebolamanana avait donné l’ordre de l’appréhender.
La peur ne règne pas qu’en province. A Tananarive, Fanja R., d’Atsimondrano, raconte ce qui lui est arrivé en cette fin février: “Comme ma paroisse est la plus proche du palais d’Iavoloha (ndr : le palais présidentiel de Ratsiraka), on m’a sollicité plus d’une fois pour participer au culte à la radio nationale (ndr : proche du régime). On pensait donc que j’étais partisan de Ratsiraka jusqu’au 11 février, où l’on m’a invité à célébrer un culte place du 13-Mai. J’y suis allé car c’est le devoir d’un pasteur que de porter la bonne parole, mais c’est pour cette raison que le camp de Ratsiraka a commencé à me regarder comme un traître. Le 24, donc, dans la matinée, quatre militaires de la Garde présidentielle rôdait dans le village à bord d’une Mazda rouge immatriculée 5895 TAB (une voiture du palais) en demandant où j’habitais. Tout le monde était inquiet car au cours de la semaine, on avait appris le kidnapping d’un certain nombre de gens considérés comme traîtres. Pendant ce temps, je dirigeai le culte au temple avec mon mari. Nous sommes partis juste après pour le 13-Mai. Les militaires se dirigeaient vers le temple et c’est un miracle si nous ne nous sommes pas croisés (…) Le village, chrétiens ou non, catholiques ou protestant, s’est organisé pour nous protéger (…) La première nuit a été une nuit de terreur : deux coups de feu ont retenti, mais ce n’était qu’une intimidation.”
LES CRIMES DE COUTITI
Dans le Nord, la psychose s’amplifie. De retour à Nosy Be début mars, le sinistre Coutiti fait encore parler de lui. “Le 1er mars, vers 0h30/1h, Célestin Tianjara, dit Potsy, a reçu trois coups de poignard de la part de Coutiti dans un établissement de nuit, le Vieux port. Vers 3h, lui et ses hommes ont pénétré au domicile d’Olivier Ratsimba, directeur de la BTM, sous le prétexte de procéder à une perquisition pour chercher des armes. Cagoulés, ils ont tout saccagé avant d’emmener le directeur dans sa voiture. Vers 3h30, cette fois-ci à visage découvert, il sont allés chez le directeur de la TVF, Lalason Rajaobelina. Son épouse a reconnu Coutiti. Après avoir frappé, torturé et laissé pour morts les deux hommes, ils les ont abandonnés du côté d’Andilana avec la voiture. Ayant appris le rapatriement de la dépouille du directeur de la BTM et l’évacuation sanitaire du directeur de la TVF, j’ai pris l’avion pour Tana. Coutiti a quitté Nosy Be pour Diégo le 3 mars. Quelques jours plus tard, il y est revenu avec un lance-roquettes”, raconte Joseph Yoland.
En fait, le lieutenant-colonel et sa petite troupe d’élite rayonnent dans toute la région. Selon un témoignage anonyme recueilli auprès d’une jeune femme d’Ambanja, “Coutiti est arrivé le 4 mars dans cette ville dans le but de kidnapper un cadre d’une société qui avait déjà quitté la ville. Ils sont ensuite semé des tracts adressés nominativement à l’intention de quelques habitants non originaires de la région et qui occupent des postes importants (…) Ces tracts, qui les prévenaient de leur “arrestation” imminente étaient déposés à leur domicile où à leur bureau. Dès réception, ils ont quitté la ville le plus rapidement possible”.
GENOUX PELÉS AU PIMENT
D’autres récits font état de crimes commis dans cette région Diégo/Nosy Be, sans que l’on puisse formellement les attribuer à Coutiti et ses hommes.
“Dans la nuit du 8 au 9 mars, à 2h, deux Betsileo membres du KMMR, Tor et Naina, ont eu la gorge tranchée à Diégo-Ville. Ils étaient membres de ma famille, je ne sais pas qui les a tués. J’ai alors décidé de partir pour préserver ma vie.” (Témoignage de Jacob R., d’Anivorano-Aravatra, à 75 km au sud de Diégo)
Les horreurs n’ont pas cessé depuis. Témoignage de Joseph Yoland : “Le 20 avril, un responsable du KMMR a été arrêté et kidnappé par les pro Ratsiraka à Nosy Be. Selon son fils, il a été emmené à l’hôtel Marlin Club puis transféré à Diégo.” Durant ce mois de mars, sur la côte nord-est, dans la région de la SAVA, c’est l’alter ego de Coutiti, le lieutenant-colonel Rahitso et ses hommes du 2e RFI qui font régner la terreur, aidés en cela par les miliciens payés par la députée Mme Soaline. Les partisans du KMMR et les hommes d’Église y sont également pourchassés. Plusieurs témoignages font aussi état d’actes de torture à l’encontre de paysans. Sous le prétexte de vol de vanille (la SAVA en est la principale région de production), les miliciens leur pèleraient les genoux puis les forceraient à s’agenouiller sur des piments.
Durant le court séjour de Didier Ratsiraka à Antalaha (le 15 mars), accompagné du sénateur Portos, du gouverneur de Diégo Gara Jean-Robert et du lieutenant-colonel Rahitso avec une quinzaine de soldats du 2e RFI, les “objectifs” ont été définis. Au passage, dans cette ville, les 2e RFI ont “emprunté” deux Land Rover de l’ONU. Trois jours plus tard, à Sambava, la station Radio Soleil est détruite, le fils du propriétaire – un étudiant d’une quinzaine d’années – est “frappé par Rahitso lui-même, à coups de crosse, de poing et de pied sur la tête, le corps et la figure”.
“ À demi-nu sur le goudron brûlant”
Selon le même témoin, M. R. commence alors la traque des partisans de Ravalomanana et des hommes d’Église : “Le 21 mars, à 11h, les militaires ont attrapé Jao Jacquelin (ndr : maire adjoint de Sambava) à Bazaribe (Sambava centre), devant le Nouvel Hôtel. Ils l’ont amené à la salle de conférence de la sous-préfecture. (…) Le lendemain, à 14h, ils ont amené Jao Jacquelin au terrain d’aviation. Des gens ont vu les choses suivantes et me les ont racontées. Ils lui ont enlevé ses habits et l’ont fait souffrir en mangeant des morceaux de mangue et d’éponge. Deux militaires l’ont accompagné dans l’avion Sonavam (compagnie privée appartenant au fils de Ratsiraka, Xavier, et seule autorisée dans le ciel des régions Nord et Est). Mme Soaline était à l’aéroport avec son mari accompagnés de deux Land Rover.” Le même témoin poursuit : “Le 23 mars, militaires et milices sont allés chercher le receveur des Douanes (…)”.
Ce dernier a également témoigné – le 5 avril dernier – une fois réfugié à Tananarive : “Les milices sont venues à Sambava vers le début février. Sur les trente militaires qui dorment et mangent chez Mme Soaline, seulement une dizaine sont de vrais militaires en activité; les autres sont des jeunes payés recrutés journalièrement (…) Les militaires et les autres sont venus de Diégo. Le fils du député Soaline, appelé Kaf, les a transportés par des camions loués et le 4×4 du député. Le député a réquisitionné deux Land Rover du projet Padane, financé par les Nations unies. A ma connaissance, le directeur du projet n’était pas d’accord, mais le député Soaline les aurait pris de force. Ces Land Rover sont utilisés pour le déplacement des milices dans la ville et les environs à la recherche des leaders KMMR et KMSB et aussi pour terroriser la population dans tous les fokontany (ndr : les quartiers). Ces milices passaient au marché pour voler des sacs de riz et du pain car Mme Soaline ne recevait plus d’aide des opérateurs économiques car elle ne payait plus ses factures. Ils ont aussi volé des bijoux en or aux femmes de la ville. Toutes les familles merina qui ont essayé de fuir Sambava par la route ont été forcées de rebrousser chemin au niveau des barrages par les milices.” “Au départ, la liste noire ne comprenait que neuf personnes : le pasteur Daudet, le receveur des Douanes, le maire Marcellin, le député Pascal, le directeur de Tiko, le médecin-chef de l’hôpital luthérien (parce qu’il a soigné et des certificats médicaux aux blessés de la manifestation du 7 février), le directeur de la Caisse d’épargne (Merina mais pas KMMR), l’ex directeur de la STAR (Merina), le directeur de la société Vanille de Madagascar (Merina mais pas KMMR). (…) Vers la deuxième semaine du mois de mars, il y a eu une deuxième liste cette fois-ci avec environ trente personnes. Ont été ajoutés tous les leaders KMMR et KMSB. (…)
“Puis ils ont pu arrêter deux leaders KMMR et KMSB, M. Jojo (le 18 mars) et M. Jacquelin (le 20 mars). M. Jojo a été torturé et relâché par la suite. Je le sais car quand sa famille est allée le prendre au commissariat de police, il est sorti avec la figure totalement déformée. (…) Dans la nuit du 18 mars, les milices ont tiré sur un civil dans le quartier d’Antanifotsy en pensant que c’était Jacquelin. Le monsieur a reçu deux balles, une dans la cuisse et l’autre dans le cou. Il est mort à l’hôpital. (…)
“DES MORCEAUX D’ÉPONGE A MANGER”
Le receveur des Douanes revient ensuite sur ce qui s’est passé à l’aéroport : “Jacquelin a été torturé sur la piste de l’aéroport devant les yeux de tous les passagers attendant l’avion d’Air Mad pour Tana et celui de la Sonavam pour Diégo. Ma femme et ma fille étaient sur le vol de Tana. Elles ont vu que les militaires ont fait coucher Jacquelin à demi-nu sur le goudron très chaud. On le tabassait à coups de crosse, on lui donnait des coups de pied sur tout son corps et on lui faisait manger du piment et des morceaux d’éponge.”
“Le 23 mars, (…), sept miliciens sont venus frapper à ma porte. Un jeune était à la maison. On l’a torturé à coups de crosse et fait manger (…) une poignée de piments frais pour lui faire dire où j’étais.” Le receveur a alors pris la fuite et réussi à rejoindre la capitale le 27 mars.
Durant cette période, la cruauté des soldats du 2e RFI et des miliciens de la députée Soaline ne connaît plus de bornes. S’ils ne parviennent pas à débusquer les hommes placés sur leur liste, ils partent en brousse s’attaquer à des membres de leur famille. Réfugié à Tana, le maire de Sambava Marcellin Ianonjafy a délivré le 8 avril le témoignage suivant : “Le lundi de Pâques (1er avril), vers 6h, les milices et les éléments du 2e RFI sont venus à Antsambaharo, commune rurale de la région où ma famille réside depuis 1930. Ils ont attrapé M. Dé, un garçon de 20 ans environ, fils d’un de mes cousins (…) En cours de route pour rejoindre Sambava, ils ont tabassé et torturé M. Dé jusqu’à ce qu’il s’évanouisse, d’après quelqu’un qui m’a téléphoné le même jour vers 14h. (…) Ce témoin a remarqué qu’ils avaient enlevé la peau des genoux et des coudes de M. Dé. (…) Jusqu’à son évacuation sur Diégo le 6 avril, il n’a reçu aucun soin. (…) Lors de l’embarquement, un de mes cousins a pu remarquer que M. Dé était en train de perdre la vie. Et d’après une information par téléphone en provenance de Diégo, il serait mort à son arrivée.
Le récit du maire se termine par une note d’ironie cruelle : “A Sambava, le nombre des maisons cambriolées augmente chaque jour. (…) Lorsque l’on porte plainte au commissariat de police, ce dernier répond qu’ils ne sont plus responsables et qu’il faut porter plainte auprès de la Dame Soaline, élue sous l’étiquette Arema.” Un autre témoignage, recueilli anonymement en langue anglaise, confirme point par point ce récit.
Comme on l’a vu, dans la SAVA comme dans d’autres régions, la traque ne se limite pas aux politiques : les hommes d’Église et leurs familles sont également dans le collimateur des sbires de Ratsiraka.
- Témoignage du révérend R. (Antanifotsy-Sambava) : “Le 9 avril, j’ai reçu une lettre anonyme en forme d’ultimatum m’enjoignant de faire revenir à Sambava le président du synode régional, le révérend Robert Raharison avant le 15 avril. Ce dernier, qui figurait sur la liste rouge des hommes recherchés par l’Arema, avait quitté la région à la mi-janvier. Si je ne m’exécutais pas, moi-même ou un membre de ma famille pourrait en subir les conséquences et avoir affaire aux milices de la députée Soaline ou aux soldats du 2e RFI, groupe d’élite mené par le lieutenant-colonel Rahitso. (…) Depuis le 26 mars, date à laquelle le sénateur de Nosy-Be Ampy Augustin Portos, Rahitso et le 2e RFI étaient montés venus de Nosy Be pour les arrêter, plusieurs religieux FKJM de la région d’Andapa (100 km de Sambava) ont fui et se sont réfugiés dans la forêt : Elia H. (Andapa), Jules R. (Ambodimanga), Lala R. (Belampona) (…) Ce qui mérite d’être relevé, c’est que H. était jusqu’alors connu pour être un partisan du multimilliardaire pro-Ratsiraka Solo Dollar, mais il a accepté de l’argent de Ravalomanana pour organiser le synode régional en 2001. Il a ensuite accueilli son généreux donateur durant ce synode. Son successeur en chaire à Andapa, Armandine N., a ensuite fait un sermon dénonçant le terrorisme des pro-Ratsiraka : un sénateur présent à l’office l’a accusée d’être complice du pasteur. Craignant pour sa vie, elle a dû également s’enfuir le 3 avril.” Le 21 avril, un fidèle paroissien du pasteur Rakotoarimanana a été arrêté à Sambava, grièvement blessé puis envoyé à Diégo-Suarez.
- Témoignage anonyme : “Le 19 avril, Jonathan Odilon Vénor, dit Véné Jonath, a été arrêté à Sambava vers 8h devant le salon de coiffure Fafanja. Les miliciens de Mme Soaline l’ont frappé avec leurs fusils et forcé à monter dans leur voiture. D’après Mme Vévé, il a été transféré à Diégo dans un avion de la Sonavam (ndr : compagnie aérienne privée appartenant au fils de Didier Ratsiraka, Xavier) le 20 avril vers 9h20. Elle dit que son mari était grièvement blessé car il ne pouvait plus marcher : elle l’a vu de ses propres yeux lors de l’embarquement. Actuellement, il est à Diégo, dans le camp de la gendarmerie.”
- Témoignage d’Armand R. (journaliste à Tananarive) : “Je viens de recevoir un coup de téléphone d’Antalaha. Mon correspondant m’a livré ces récits illustrant l’état de psychose et de terreur où vit la population sous la coupe de la députée Soaline et du lieutenant-colonel Rahitso :
- “Le 17 avril à 2h, dans le village de Befotatra, une douzaine de soldats sont venus arrêter le pasteur Victorien R. à son domicile. Lui et sa femme étaient à une veillée funèbre. Par mesure de sécurité, ils avaient enfermé leurs quatre enfants et confié la clef à un paroissien. Ce dernier est venu les chercher lorsqu’il a vu les soldats frapper à la porte demandant au pasteur de se montrer. Heureusement, les enfants sont restés silencieux et les soldats sont partis pour aller arrêter Emmanuel Ndremisaina, membre de la section des jeunes de la paroisse. D’après les voisins qui ont assisté à la scène, ils l’ont battu à mort. Le pasteur R. et sa famille ont quitté Befotatra à l’aube pour se cacher.”
D’autres témoignages figurent dans le dossier remis à l’ONU. Ils racontent le même genre d’atrocités, survenus dans d’autres endroits : Vatomandry, Port-Bergé, Tamatave, etc.
Outre l’ONU, des organisations non gouvernementales qui se préoccupent des droits de l’Homme – comme Amnesty international – ont ce dossier entre les mains. Bénédicte Goderiaux, en charge de l’Afrique de l’Est pour Amnesty, a répondu ainsi à un e-mail de la députée Mathilde Rabary : “Je vous conseille de continuer à informer le Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme à travers les rapporteurs spéciaux “thématiques” qui s’occupent par exemple de cas de torture ou d’arrestations arbitraires. (…) Ils évoquent les cas qui leur ont été rapportés avec les gouvernements concernés et demandent qu’action et justice soient rendues.”
Les Malagasy ont vécu ces temps affreux et ne sont pas près de l ‘oublier.
Les Malagasy gardent toujours dans leur coeur de la haine viscérale envers cet homme appelé Ratsiraka et envers sa famille.
La question que se posent des milliers de mpitolona à l’heure actuelle est celle – ci :
Pourquoi Dada, qui a dû quitter le pouvoir pour cause de putsch, de traitrise mais qui a gardé une bonne cote d’amour et d ‘appréciation au sein de la population – en tenant compte des erreurs qu’il a pu commettre – peut -il s’associer avec cet homme. Vous allez dire en politique , les ennemis d’hier sont les amis d’aujourd’hui, les alliances se font et se défont au gré des batailles et des circonstances. Tout à fait d’accord.
Est-ce que la majorité de cette population qui a souffert pendant 25 ans le comprendra ?
Quand on voit dans la liste Ratsiraka pour le CST que les Coutiti, les GaraJR, et bien d’autres encore reviennent en force
Est -on assuré que tout cela amènera une paix durable sur Madagascar.
Ou bien, prenons les choses à l’envers. Madagascar ne fera -t- elle que de vivre sur sa lancée, son passé historique : un pays de violence, de tourments, de toutes sortes de maladies, de guerres tribales, de luttes fratricides, de déportations d’esclaves , de vols, de viols, sur fond de désordre et de pauvreté » satanique » ( comme quelqu’un disait ).. qu’une poignée de chrétiens a essayé de christianiser au début du 19e siècle?
Que le Seigneur nous vienne réellement en aide, au nom de Jésus !
Deux choses ont attiré mon attention dans cette rubrique :
- L’article lui-même
- Le post de Tsymanadino concernant les exactions commises par les partisans de l’amiral rouge.
Concernant l’article : pourquoi s’étonner que le coup d’état perpétré à Madagascar fasse tâche d’huile en Afrique ? Les auteurs, des marionnettes de la France, sont sûrs de rester impunis, protégés par leur mère patrie qui ne les a jamais lâchés. Si le ministre des AE français a pris la peine de se déplacer pour rencontrer le Président congolais de la SADEC, c’est sûrement pour défendre le putschiste. La france se démène pour qu’il soit préservé des sanctions individuelles, tant pis pour les Malagasy qui subissent de plein fouet les conséquences des sanctions. Et dire que le putschiste déclare hypocritement : « Madagascar aux Malagasy », alors que c’est tout le contraire de ce qu’il fait.
Donc, même à la date du 16 Mars prévue pour faire tomber les sanctions individuelles, il se peut que grâce à l’intervention française, elles soient reportées à l’infini et risquent de ne jamais avoir lieu. L’Afrique toute entière doit plier sous le fouet de Bwana, le colonisateur. Quand nous affranchirons-nous de cette nouvelle forme d’esclavage qui ne fait aucun cas de la personne humaine ? Les intérêts de Bwana priment sur toute autre cosidération. Il appartient aux Africains et au peuple Malagasy de refuser de toute leurs forces cette mainmise de Bwana sur leur liberté, leur souveraineté et de ne plus courber la tête sous le joug du colonisateur.
Concernant le post de Tsymanadino. Merci infiniment de nous rafraîchir la mémoire sur ce qui s’est passé. Quand les trois mouvances ont fait front pour contrer celle de Andry Rajoelina, j’ai dit que c’est un drôle de patchwork fait de peaux de crocodile, de serpent et de pigeon. Mais puisqu’on y est, l’on ne peut plus faire marche arrière. A Dieu vat et advienne que pourra ! Les croyants pourront toujours prier avec les pasteurs pour résoudre l’actuelle crise, Dieu saura reconnaître les siens. Quand aux autres, eh bien, agissez de la façon que vous croyez la plus efficace pour venir à bout de ce que nous vivons.
Tsy manadino
taminy 2002, nisy cousinko tany majunga novonoiny tary ny Ratsiraka
mibaribary an-dalambe
itany be sy ny maro tsy nisy nihetsika
rehefa niala aina dia nandefasany moto anitsaka ny bibony , ampotsaka ny tsinainy !
Sady maty mihomehy ny mpamono.
CELA S’APPELLE :ACTE DE BARBARIE PUBLIQUE , EN PLEINE RUE .
IL N’Y EUT JAMAIS DE SUITE …
Certains sur ce site regardent les Africains de haut : certains Malgaches , bien imbibés de drogue les valent bien en barbarie (ex Coutiti à Diégo…et amnistié ???)
Dieu sait reconnaitre les siens ? à la condition que ces « siens » aient un minimum de courage.
C’est comme si pour nous prévenir qu’il ne faut point crier victoire tôt !
Mais, plus d’une année est passée, et de mois en mois nos espoirs de retour à l’ordre constitutionnel se renouvellent pour faire face à d’autres désillusions.
Je sais, il ne faut pas brusquer les chiens soit disant méchants, mais les amadouer. Pourtant les Alain Ramaroson faisant semblant d’être plus réceptifs quand aux condamnations du Parlement Européen, se retrouve le lendemain en public avec des propos tels :
- le Gic est terroriste ==> Ils ont donc la peur à leur trousse.
- Ravalo a remis le pouvoir au Directoire militaire, et donc bafoué la constitution.
1. Désolé Monsieur le drogué d’Alain Ramaroson, c’est dans le but de refroidir vos sangs chauds et tous ses méfaits tels les comportements bestiaux dont vous êtes tous tendance, ainsi que vous faire retrouver vos états d’esprit normaux et favorables au raisonnement que l’on vous laisse encore du temps.
2. Savez-vous et vous le voulez ou non, les Ramarosaona et Marson Evariste, que l’ambassadeur américain est bien grand en relatant avec honneteté ce qui s’etait exactement passé au palais d’Iavoloha.
Cependant ce même Grand homme a été aux lieux du coup d’état esquivant de peu à un autre tir dans la foule ?
3. SURTOUT, chronologiquement, le coup d’état a eu lieu bien avant. Quand vous avez pris par des blindés et fusils aux bras le palais présidentiel d’Ambohitsirohitra.
Dans tout ceci, je dois me résigner à attendre le prochain mois – une ènième parmi les multiples réunions du GIC, pour revenir ENCORE et ENCORE à ceux qui a été dit.
« La réunion du CPS a duré plus de six heures “parce qu’il y avait des opinions différentes, pas de divisions, mais comme le CPS prend ses décisions par consensus, on a dû échanger jusqu’à obtenir ce consensus” »
Comment veut-on qu’il y ait un conscensus. Il faut voter à la majorité . La France, ce pays hypocrite en était une barrière. Elle a fait semblant de s’écarter face aux pressions diplomatiques, mais ELLE EST ENCORE BIEN LA munie des ses pions malagasy.
Délivrez-nous du mal qui sévit.
Par tous les moyens, faites que nous retournions à l’ordre constitutionnel.
Beaucoup de temps perdus à rester spéctateurs, courant chaque jour qui passe des risques: d’insécurité, loi du plus fort, privation de liberté, dégradation sociale.
C’EST BIEN LE GENRE DE VIE QUE LA FRANCAFRIQUE ENTEND NOUS FAIRE MOISIR.
En passant, le Joyandet de la photo est méprisable!
Nouveau délai donc pour Rajoelina et la HAT. Qu’est-ce que cela va
changer ? Pour ceux de bonne foi, il s’agit d’un moment de répit
destiné à réviser leurs positons, peser le pour et le contre des
décisions qui auparavant semblaient logiques et bien assises. Mais
quand le monde entier vous démontre depuis des mois les erreurs que
contenaient vos arguments, un minimum d’honnêteté vous oblige à revoir
votre copie. Le cas du pouvoir de fait cependant, échappe à tout
principe de bon raisonnement. Ainsi, nous parions ce que vous voulez,
Rajoelina et consort vont mettre à profit ce nouveau délai, pour …
GBD !
Quand j’ai dit « Dieu saura reconnaître les siens », tu me réponds : à condition que les siens aient un minimum de courage. Mais ce que j’ai dit là est un cri de détresse face à ces reculs sans fin des sanctions qui arrangent tout à fait les putschistes qui continuent leurs petites affaires en toute tranquillité : disparition de 50 Milliards d’ariary à la Jirama, outre les kidnappings, les hold-up journaliers.
GBD, j’ai lu ailleurs que durant cette réunion de prières, des militaires bardés d’armes lourdes cernaient les environs d’Antsonjombe où se tenait le culte. L’on veut bien faire preuve de courage mais que veux-tu faire, face à des gens qui te considèrent comme des ennemis à abattre alors que tu n’as que la Bible à la main ?
Je plains sincèrement ta famille d’avoir vécu du temps de l’amiral rouge cet assassinat de ton cousin qui s’est passé au vu et au su de tout le monde dans une totale barbarie. Bis repetita de ce que nous vivons actuellement. C’est pourquoi, l’histoire est un éternel recommencement des choses et Ratsiraka reste tapi dans son coin avec son silence asourdissant.
« AIDE-TOI ET LE CIEL T’AIDERA »: QUI NE LE SAURAIT PAS? NOUS, LES MALAGASY, ON EST SOUVENT TROP INDOLENTS ET JE REPETE QUE C’EST CE QUE LES AUTRES EXPLOITENT!
AVEC LA DEVALUATION DE L’Ar ET L’INFLATION SUBSEQUENTE, NOUS ALLONS VOIR CE QUE NOUS ALLONS VOIR SANS L’AIDE INTERNATIONALE.
QUELQUES MOIS DE PLUS AVEC CE REGIME ET MAGADASIKARA SERA DERRIERE HAITI.
Vero
il faut à tout prix éviter le bain de sang face à des barbares cupides , souvent drogués , en tout fanatisés par et POUR LE FRIC :
PRETS A TUER PERE ET MERE
La résistance pacifique , mais TERRIBLEMENT PACIFIQUE SELON LA METHODE DE GANDHI EST AUSSI EFFICACE.
Il ne faut rien , RIEN faire passer sans manifester son opposition , sous toutes les formes pacifiques ,
TOUS LES JOURS
DANS TOUS LES ACTES DE LA VIE
LEUR RENDRE LA VIE IMPOSSIBLE
indrindra atao izay mahatofoka ireto vozongo hoatry tonga manao rodobe
ra rorany gasy, ra mahazo rehoaka (szans « faire exprès » bien sur !) , ra mahazo toraka maloto ao aminy zardaina tsara tarehy , na tsipazana maloto ny 4×4 bling bling…
atao dia leo tanteraka ny tssoka dia milefa hoatry tany algérie…
ATAO IZAY AZO ATAO REHETRA : ROSIHINA HO LEO MONONA
ATAOVY LEO MONINA
même une tête de prison au quotidien aura effet
Merci à TsyManadino d’avoir relaté ce qui s’est passé dans la partie Nord de l’île, en 2001-2002.
La Communauté internationale Nous a beaucvoup aidés ,soutenus..et heureusement..!
Sur le plan des négociatioons pour la solution de sortie de crise ,cette Ci amis en place un cadre de travail pour les Mamlaches ,qui est représenté par les Accords de MAPUTO I , amendés ,corrigés par l’Acte additionnel signé à ADDI ABEBA le 06 novembre 2009..
TOUT EST BOUCLE comme on dit..!
Le verdict est prêt : il tombe sur les tenants de l’autorité de fait ,s’imls ne veulent pas reconnaître ces accords dans toute leur intégrité !
Nous en sommes là..
-Les Malgaches sont perplexes ,comme des poules devantuncoûteau : ces fameuses sanctions sont-elles suffisantes ,efficaces ,persuasives pourque les fauteurs de troubles se rendent..!
Unequestion : A QUI – A QUELLE AUTORITE -LES FAUTEURS DE TROUBLES REMETTRONT-ILS LEUR REDDITION ?
-Les tenants de l’autorité de fait se réunissent longuement..pour décider de quoi ?
a)-sont-ils en train de préparer leur reddition et de cercher une porte de sortie « honorable » ?
Pour appuyer cette interrogation ,faut-il considérer la visite conjointe de Mr FETISON et Mr CHATAIGNER à rajhoelina à Ambohitsirohitra ,
Existe-t-il une négociation ,un marchandage ,un geste à fair par les trois mouvances pour permettre à rajoelina de sauver la face ? Ou cette négociation va -t-elle plus loin ssur l’engagement de rajoelina de respecter les règles de la vie démocratique et respecter les dispositions nécessaires pour le fiaraha-monina..!
La présence de Mr CHATAIGNER a-t- elle servi de garant de la bonne foi et de la sincérité des deux camps ou a-t-elle été utile pour convaincre rajoelina de rejoindre les trois mouvances pour l’application des accords de MAPUTO…-!
Des bruits qui courent
insistent sur le fait que les membres de la défunte hat répondent au CIG ce week end!
-
Aujourd’hui ,le Président RAVALOMANANA Marc a parlé de Johannesbourd aux manifestants proches des trois mouvances réunis dans l’enceintede MAGRO..!
Entre autres sujets qu’il a abordés ,le Président RAVALOMANANA MARC a dit que « tout ce qui a dû être réalisé pour le retour du Pays à l’ordre institutionnel est fait ! ».
Il prie les co-présidents ,les membres du congrès àcommencer par commencer à reconnaître le travail à faire..!
-le Président CHISSANO est attendu à ANTANANARIVO inécessament sous peu !
Ces nouvelles Nous aident à ruminer ,à analyser les attitudes des uns et des autres..!
Je pense qu’elles ne suffisent pas à dissiper nos doutes ,nos méfiances ,nos interrogations..!
Mais elles (les nouvelles ) rallument un grand de
notre espoir de sortir de cette crise artificielle ,cat tout compte fait ,les fauteurs de troubles ont gagné sur le plan politique !
Qu’ont-ils voulu donné comme message moral politique ,éthique aux Malgaches ?
« Les grenouilles qui ont voulu être aussi grosses que les vaches
suite..
« Les grenouilles qui ont voulu être aussi grosses que les vaches explosent ,éclatent sous nos yeux ,en laissant derrière leur absurdité le Pays de plus en plus appauvri et les Malgaches replongeant dans les pires difficultés d’avant 2002..!
La Communauté Internationale Nous a aidés ,accompagnés pour trouver la solution par des négociations longues..qui ont atteint leur but..
IL APPARTIENT A NOUS MALGACHES DE TRANSFORMER CET ESSAI EN REALITES DANS LER DOMAINE DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE ,SEULE JUGE-ARBITRE QUI NOUS PERMET DE CHOISIR ,D’ELIRE LE PRESIDENT DE LAREPUBLIQUE QUE NOUS JUGEONS CAPABLES DE RELEVER LE PAYS DE CETTE CATASTROPHE ET DE PORTER HAUT LE REVE DES MALGACHES DE REUSSITE SOCIO-ECONOMIQUE !
A NOUS DE JOUER !
mahagaga fa ny olona miteny oe tsy misy dikany ny HAT nefa ny teo ary no tena tsy misy ilavana azy eny e ny manana ny marina iany no enjehina. aleo moa fa samy ho tsarai’ny karatra eto iany isika, ny mpanararaotra fahefana ndray ty no omena rariny ko lalina zany!