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L’Eternel, l’éternité, le temps et Madagascar

Antsahamanitra 06 fev 2010

Antsahamanitra 06 fev 2010

En ce week-end qui s’avère être de recueillement, mon attention ne peut qu’être attirée par deux informations.

D’abord le mouvement des chefs d’églises qui a encore réalisé un grand culte samedi 6 février 2010 et le fait que çà fait 28 jours maintenant que les journalistes de Radio Fahazavana sont emprisonnés sans motif valable et avouable.

Antsahamanitra 06 fev 2010

Antsahamanitra 06 fev 2010

D’abord, les chefs d’église nous amènent quelque part à l’Éternel. Depuis ces longs mois de crise, réellement beaucoup ont-ils réellement pris du recul ? Essayé de prendre un point de vue plus proche de l’éternité ? Les passions, les haines l’ont emporté. Et l’immédiateté aussi. Pourtant, des mois après, nous sommes encore dans cette crise. Alors je dis qu’il est illusoire de se précipiter sur le fil info du jour. Ces mois nous montrent que nous sommes sur une lame de fond. Et cette lame de fond nous emporte, malgré des tourbillons violents, de houles plus ou moins fortes, des vagues et des vaguelettes inéluctablement vers notre destination.

Antsahamanitra 06 fev 2010

Antsahamanitra 06 fev 2010

Je ne vais pas remonter jusqu’à Andrianampoinimerina mais seulement 1947. Une polémique a eu lieu sur le fait qu’il ait eu 30 ou 100 mille victimes de la répression coloniale. Ce qui est pourtant certain c’est qu’il y a bien eu plusieurs dizaines de milliers de Malgaches tués et que le sang de Madagascar a réellement coulé comme un Betsiboka. Les revendications étaient-elles légitimes ou pas ?

1960, indépendance fêtée dans la joie. Joie réelle ou hypocrite ? Accompagnée par l’aménagement d’Avenues de l’Indépendance et stèles ad-hoc dans beaucoup de villes de Madagascar. Les années 60 étaient-elles réellement les années de l’indépendance pour Madagascar ? Pourquoi ces « Ã©vènements » de 1972 ? J’aurais plutôt tendance à croire que ces avenues et places inaugurées par des « responsables » si bien habillées, dans tant de cérémonial ne sont que des leurres. Avenues de l’Indépendance me dit-on ? Places de la Liberté ou de la Démocratie ? Ces incantations de beaux parleurs ne sauront nous faire oublier les dures réalités de Madagascar.

Je m’en arrêterai là. C’est sciemment que je ne parlerai pas des « tsak, tsak, tsak » ou des FRS de Tsiranana. Ni du « rivo-pahafahana » éphémère de Gabriel Ramanantsoa. Ni de la disparition de Ratsimandrava, champion des « fokonolona » réellement à la Malgache et des ses « ala-olana ». Ni de tous ces espoirs de la Révolution Socialiste, menés par notre ancien capitaine de corvette Ratsiraka (qui est bien monté en grade depuis) et sous l’égide de grands timoniers, de bateaux donc, asiatiques. Ni des évènements de 1991 auprès de cette forteresse éloignée de Iarivo que l’on croyait inattaquable. Ni de notre cher professeur dont sûrement seul le chapeau est de paille. Zafy qui réussit cette performance d’être le seul ancien président de Madagascar à pouvoir résider et circuler librement dans le pays en cette année 2010 ! Ni du duel qui a eu lieu entre Ratsiraka et Ravalomanana en 2002. Ni de la réélection régulière et incontestée de Ravalomanana cinq ans après. Ni de l’élection régulière et incontestée de Rajoelina à la mairie d’Antananarivo.

Mais que s’est-il passé alors que les duettistes actuels pouvaient régulièrement faire la démonstration de leurs compétences respectives jusqu’à l’échéance électorale de 2012 ?

Peut-être qu’un troisième larron, un troisième Å“il, non pas le mauvais (Å“il s’entend), ou alors une « larronne » était tapie et jouait la marionnettiste derrière. Derrière les fagots ou plutôt les bozakas. Alors, je vous invite vraiment à (re)lire le discours de JM Châtaigner le 14 juillet 2009 ci après. C’était beau non ? Avec le temps, c’était de l’ironie, c’était sincère ou alors « mandatsa ve »? Et puis maintenant que va-t-elle faire reny malala ? Vite, allons voir les fils infos…

Discours du 14 Juillet de SEM Jean-Marc Châtaigner, Ambassadeur de France auprès de l’Etat Malagasy

Mesdames et Messieurs, chers amis,

Faly miarahaba anareo rehetra tonga eto. Misaotra tompoko. Miala tsiny rahatoa ka tsy dia mety luatra ny teny malagasiko.

Je suis très heureux de vous accueillir à la résidence de France pour ce 14 juillet, date de la fête nationale française, mais aussi journée de liberté, héritière de la tradition des Lumières, qui fait désormais partie du patrimoine commun de l’humanité, symbolisant le renversement de toutes les tyrannies.

Nous fêtons cette année ce 14 juillet à Madagascar dans un contexte particulier, marqué par bien des interrogations et des doutes, avec les événements difficiles intervenus depuis quelques mois. J’ai bien sûr une pensée émue pour les dizaines de civils innocents tués devant le Palais Présidentiel le 7 février 2009 et plus largement pour toutes les victimes de cette crise politique, toutes celles qui ont souffert, qui ont perdu un de leurs proches ou qui ont subi des exactions. Le pardon, qui viendra le jour venu, ne devra pas exclure la justice. Si un appui international est nécessaire pour établir la vérité, il devra être sollicité.

Arrivé à Madagascar depuis seulement quatre mois, je crois que je serais bien mal placé pour démêler toutes les responsabilités dans les origines de cette crise. Je n’aurai pas cette arrogance. Il est trop facile de chercher la paille dans l’œil du voisin sans voir la poutre dans le sien. Pour ce qui est de notre poutre, je pense que la communauté internationale devra aussi s’interroger sur les positions qu’elle a prises ou plutôt qu’elle n’a pas prises dans les années passées. Pourquoi sommes-nous restés silencieux lorsque les choses ont commencé à se détériorer après l’immense espoir populaire de 2002 ? Pourquoi nos institutions financières internationales n’ont-elles rien dit lorsque l’Etat a favorisé les intérêts d’un grand monopole privé et lui a accordé des avantages indus par rapport à ses concurrents ? Pourquoi la communauté diplomatique n’a t’elle pas protesté, ou pas assez énergiquement, lorsque les atteintes à l’Etat de droit se sont multipliées, avec des emprisonnements et des expulsions arbitraires, des entraves mises à la liberté de la presse et d’expression, lorsque la peur a gagné les cœurs ? Si nous avions parlé plus fort, si nous n’avions pas accordé un crédit excessif aux bonnes paroles technocratiques qui nous étaient prodiguées, si nous avions décidé de suspendre plus tôt nos aides budgétaires, si nous avions été réellement exigeants et rigoureux dans la vérification des comptes publics et la dénonciation de tous les conflits d’intérêt, peut être ces dérives ne se seraient-elles pas produites, peut être les dirigeants d’alors nous remercieraient-ils pour notre franchise et les conseils donnés. Peut être Madagascar aurait-elle pu continuer son développement sur de bons rails et affronter la crise économique mondiale dans de meilleures conditions.

Il ne sert à rien d’épiloguer à l’infini sur le passé et les enchaînements malheureux de circonstances qui ont eu lieu et sur lesquels on ne peut plus revenir. On ne doit pas non plus chercher systématiquement des excuses dans le passé pour les erreurs qui seraient commises maintenant. Le respect de l’Etat de droit, le respect de toutes les libertés publiques, le respect de la liberté de la presse, le respect de la séparation des pouvoirs et le respect de de l’indépendance de la justice sont autant de principes fondamentaux sur lesquels personne ne peut transiger. Selon une très vieille expression française qu’affectionnait ma grand-mère normande et que Georges Brassens citait dans l’une de ses chansons, il ne faut jamais « grêler sur le persil », il ne faut jamais abuser de son pouvoir sur les plus faibles… Les opposants d’hier assument aujourd’hui des responsabilités. Ils ont le lourd devoir moral de s’assurer qu’aucun de ces droits ne puisse être bafoué. Ils ont l’immense responsabilité, vis-à-vis de la jeunesse de ce pays et des générations à venir, de ne pas faire subir ce qu’eux-mêmes ont subi et d’encadrer et de limiter strictement toutes les procédures d’exception. Des recommandations viennent d’être faites dans ce sens par Amnesty International qui peuvent être rapidement mises en œuvre. Je forme également le souhait que les procédures judiciaires engagées contre certaines personnalités et des parlementaires puissent déboucher dans les plus brefs délais pour que ces derniers puissent s’expliquer sur les faits qui leur sont reprochés et que ceux qui sont privés de liberté ne restent pas indéfiniment en détention préventive.

Madagascar doit maintenant se tourner résolument vers son avenir, construire la maison démocratique malgache dans laquelle tous les enfants du pays seront fiers de vivre, d’aller à l’école, de travailler, de fonder leurs familles et de participer à un développement équitable et durable. Je sais qu’on attend beaucoup de la communauté internationale pour qu’elle aide à construire cette maison démocratique, qu’elle en fournisse les matériaux, qu’elle mette à disposition des charpentiers et des ouvriers. Je vais vous le dire très franchement : ce serait-là une solution de facilité. C’est au peuple malgache de construire cette maison démocratique à l’instar du « tranobe » dans la tradition malgache. Les pays amis de Madagascar et les organisations internationales présentes dans la Grande Ile sont simplement là pour veiller que le permis de construire de la maison réponde bien aux normes et conventions internationales. Nous sommes là pour aider Madagascar à bien respecter les engagements pris en faveur de la démocratie et du respect des droits de l’homme, engagements que Madagascar a librement et souverainement souscrits. Nous sommes là pour prévenir une construction de la maison qui prendrait un tour trop unilatéral ou bancal. Nous pouvons vous aider à éviter que la maison ne s’écroule à un prochain passage de cyclone, mais je le répète, avec conviction, nous ne pouvons pas être là pour construire cette maison démocratique à votre place. Seuls les malgaches peuvent être les architectes et les bâtisseurs du nouvel ordre constitutionnel que vous souhaitez tous.

Si j’en viens aux règles de ce permis de construire, je dois vous dire qu’elles sont très simples. La communauté internationale est prête à accepter tout plan de construction recueillant l’assentiment des principales mouvances politiques malgaches, sous la forme d’un accord politique « inclusif », c’est-à-dire d’un accord dans lequel l’immense majorité des malgaches puisse se reconnaître. Il ne s’agit pas de se mettre d’accord sur tout, sur l’avenir et les projets de Madagascar pour la décennie à venir.. Il s’agit simplement de se mettre d’accord sur des règles du jeu acceptables par tous pour que la compétition démocratique soit ouverte, libre et transparente et que chacun puisse faire valoir son programme et ses idées. Il s’agit de se mettre d’accord sur une gestion de la transition dans laquelle toutes les sensibilités politiques puissent se reconnaître et y avoir leur place, si elles le souhaitent. Un moyen simple d’assurer un meilleur équilibre des pouvoirs pourrait être ainsi de rétablir pendant la période de transition un Congrès, exerçant la fonction législative et réunissant députés, sénateurs élus et membres désignés par la HAT et les mouvances politiques. Il s’agit de se mettre d’accord sur la tenue du referendum réformant la constitution, sur un calendrier d’élections et les conditions d’organisation de celles-ci, de se mettre d’accord sur la mise en place d’une Commission Nationale Electorale Indépendante, de se mettre d’accord sur la façon de garantir la neutralité et l’impartialité de l’administration dans la campagne électorale, de se mettre d’accord sur la révision du code et des listes électorales. Et puis d’y aller, de jouer le jeu démocratique, il y aura des gagnants, des perdants, qui tous pourront méditer la définition de la démocratie d’Aristote, « une des marques de la liberté, c’est d’être tour à tour gouvernant et gouverné ». Et dans tout cela, allez-vous me dire, quelle est la position de la France ? Eh bien, la position de la France, comme celle de l’Union Européenne, est simple, c’est celle de l’ONU, c’est celle de l’Union Africaine, c’est celle de la SADC, c’est celle de l’Organisation Internationale de la Francophonie, c’est celle de la communauté internationale exprimée lors du Groupe International de Contact à Addis Abeba le 30 avril dernier, c’est celle justement de cet appui à une solution politique malgache « inclusive » pour gérer la transition vers le rétablissement d’un nouvel ordre constitutionnel. Tout le reste n’est que littérature. On me demande ainsi souvent si la France reconnaît le gouvernement de la Haute-Autorité de Transition. Ma réponse est simple : la France ne reconnaît pas les gouvernements, elle ne reconnait donc pas plus celui-ci que le précédent ou le prochain ; la France reconnaît les Etats, donc elle reconnaît Madagascar. La France est totalement solidaire de la communauté internationale pour dire à la HAT et aux mouvances politiques malgaches qu’une sortie de crise entièrement unilatérale créerait plus de problèmes qu’elle n’en résoudrait. C’est encore le message que la Présidence suédoise de l’Union européenne, dont je salue ici la présence de l’Ambassadrice Lundt, et la Commission européenne ont répété à la HAT la semaine dernière lors de l’ouverture du dialogue de l’article 96. Je suis confiant dans le fait que ce message sera entendu par tous les responsables politiques malgaches. Ceux qui, ici ou là-bas, refuseraient la négociation politique s’en excluraient. Ceux qui, ici ou là-bas, continueraient à poser des préalables à la reprise de la négociation s’en excluraient. Ceux qui, ici ou là-bas, envisageraient un recours à la force ou à toute forme de violence pour reprendre le pouvoir s’en excluraient.

La France a fait le choix national de poursuivre ses programmes de coopération, en accentuant leur dimension sociale et humanitaire, conformément aux recommandations du communiqué d’Addis Abeba du 30 avril 2009, parce que nous estimons essentiel que la population malgache, qui est une des plus pauvres au monde, ne soit pas la première à souffrir des conséquences de la suspension des aides. La lutte contre la pauvreté, la scolarisation des enfants dans les écoles, l’accès des femmes aux services de soins de base, la lutte contre le SIDA et les maladies endémiques, la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement sont des objectifs si cruciaux, pour vous, pour nous, pour l’humanité, qu’il paraît très difficile, éthiquement et moralement, de les lier au sort de négociations politiques. Mais le maintien de cette coopération avec l’Etat malgache ne pourra là encore se faire dans la durée, à travers notamment l’identification et l’instruction de nouvelles opérations, que si un chemin consensuel vers un nouvel ordre constitutionnel se dégage.

Je ne peux évidemment passer sous silence les multiples accusations dont mon pays a fait l’objet ces derniers mois. Ces accusations faites d’insinuations sans fondement, d’interprétations malveillantes, de rumeurs absurdes, sont aussi excessives qu’insignifiantes. Elles ne mériteraient qu’un profond mépris si elles n’avaient pas été reprises à leur compte par certains hommes politiques. Je veux croire pour ces derniers que leurs paroles, prononcées sous le coup de l’énervement et de la colère, toujours mauvaise conseillère, ont trahi les pensées de leurs auteurs. Je remercie d’ailleurs les nombreux anciens Ministres ou parlementaires qui ont tenu à me présenter leurs excuses personnelles pour des propos qu’ils estimaient déplacés. Je le rappelle avec la plus grande solennité : la France ne peut être indifférente à ce qui se passe à Madagascar, mais elle s’interdit bien évidemment toute forme d’ingérence dans les affaires d’un Etat partenaire et souverain. Nos relations bilatérales, forgées par l’histoire commune, toujours dans un très grand respect mutuel, sont d’une densité exceptionnelle : 22 à 25 000 français, dont un grand nombre de binationaux vivent à Madagascar ; 70 à 80 000 malgaches ou franco-malgaches vivent en France ; 13 000 élèves, dont 7 000 malgaches, fréquentent les écoles françaises de Madagascar ; les entreprises françaises investissant à Madagascar se comptent par centaines, pratiquement toujours dans le cadre de partenariats avec des actionnaires ou des intérêts malgaches ; à travers la Réunion et Mayotte, nous maintenons une grande relation de voisinage ; 20 000 malgaches se rendent en France chaque année, avec un taux d’agrément pour les visas de plus de 86 %. Dans ce cadre, nos intérêts partagés pour l’avenir de Madagascar ne peuvent être que d’une transparence totale : la paix, la stabilité, une vraie gouvernance démocratique dans laquelle tous les malgaches puissent se reconnaître, le développement économique pour que nos échanges commerciaux puissent s’accroître dans les deux sens, l’ouverture de la grande île à tous les investissements étrangers. Dans le monde d’aujourd’hui, on ne peut plus raisonner en termes nationalistes ou protectionnistes. Chaque fois qu’une entreprise s’implante à Madagascar, qu’elle soit d’origine canadienne, américaine, réunionnaise ou asiatique, elle va créer de la richesse, créer des emplois, faire travailler des entreprises sous-traitantes de toutes origines. Aucun développement durable n’est possible sans la participation du secteur privé dans le cadre de règles équitables et saines de concurrence et le respect des contrats signés. Le développement de Madagascar passe par son ouverture sur le monde, son intégration économique régionale dans des organisations comme la Commission de l’Océan Indien (COI) ou la SADC pour la conquête de nouveaux marchés, la poursuite d’accords commerciaux stratégiques comme l’AGOA avec les Etats-Unis et l’Accord de Partenariat Economique avec l’Union Européenne.

Je souhaiterai à cette occasion remercier la communauté française pour la responsabilité dont elle a su faire preuve dans les moments difficiles du début d’année, gardant toujours son calme, ne cédant jamais à l’alarmisme ou à l’affolement. Je voudrais particulièrement saluer tous les responsables, élus, chefs d’îlots, représentants d’associations et d’institutions, collègues des Ambassades amies et consuls honoraires qui ont travaillé solidairement avec cette Ambassade et notre Consulat général dans le souci d’assurer la sécurité de tous. J’adresse enfin toutes mes félicitations aux conseillers élus ou réélus en juin dernier à l’Assemblée des Français de l’Etranger en leur souhaitant plein succès dans leur nouveau mandat et je remercie les conseillers sortants pour le travail réalisé.

Je ne pourrais terminer cette intervention sans vous faire partager l’énorme note d’espoir que j’ai ressentie en arrivant à Madagascar. Cette note d’espoir, je voudrais vous dire que je l’ai trouvée chez tous les Malgaches que j’ai rencontrés depuis mon arrivée ici, quels que soient leurs horizons, leurs origines, leurs idées politiques, c’est le désir de changer les choses, de transformer Madagascar, de croire dans Madagascar. Cette note d’espoir, je l’ai trouvée chez les paysans de l’Itashi qui m’ont décrit leurs investissements pour améliorer leurs revenus et envoyer leurs enfants à l’école. Cette note d’espoir, je l’ai trouvée chez les familles et les enfants du père Pedro, dans les écoles françaises de Tananarive, à l’école de la Communauté Bora, dans les écoles du Sud du pays ou des quartiers les plus pauvres de la capitale, c’est la soif partout d’apprendre, de comprendre, de découvrir, de s’élever par l’éducation. Cette note d’espoir, je l’ai trouvée en visitant de nombreuses entreprises malgaches et franco-malgaches, où personne ne m’a dit malgré les difficultés « nous allons fermer et partir », mais bien au contraire « on veut y croire et investir : aidez-nous à convaincre nos responsables politiques à comprendre les vrais enjeux ». Cette note d’espoir, je l’ai trouvée chez un des parlementaires arrêtés en avril dernier qui, lorsque je l’ai rencontré en prison, m’a dit « la première chose que je ferai en sortant d’ici, c’est de proposer une loi pour améliorer le sort de tous les malgaches qui doivent aller en prison pour qu’ils n’y connaissent plus les mêmes conditions indignes ». Cette note d’espoir, je l’ai trouvée chez tous les responsables d’ONG, le plus souvent malgaches, qui interviennent à Madagascar et qui m’ont dit leur conviction que les choses ne pouvaient pas rester en l’état, que l’on ne pouvait pas laisser la misère l’emporter sur l’homme. Je formule le vœu que tous ces espoirs se concrétisent pour le 50ème anniversaire de l’Indépendance de Madagascar en 2010 !

Je me rends compte à la fin de ce discours que je n’ai pas parlé de beaucoup d’autres sujets qui préoccupent le monde, de la crise financière mondiale et de son impact pour la France, auquel notre Gouvernement fait face avec détermination sous la conduite du Président Nicolas Sarkozy et du Premier ministre François Fillon, des troubles qui sont apparus en Iran ou en Chine, de la menace que continue à faire peser la Corée du Nord sur les relations internationales… Ce sont aussi des sujets graves et importants et j’espère que vous m’excuserez de ne pas les évoquer plus longuement, mais je pense que vous êtes maintenant tous pressés, comme je le suis, de lever nos verres, à Madagascar, à la France, à l’amitié franco-malgache !

32 réponses à “L’Eternel, l’éternité, le temps et Madagascar”

  1. KintanaMananDrambo a dit :

    Very clear, comme de l’eau de roche !!!
    26 juin 2010 ? Drapeau en berne, que les problèmes soient résolus ou pas !!

  2. gasybe democrate a dit :

    oui c’est cela
    pas d’ingérence dit il?????????
    On aime plaisanter…
    félicitations aux Français élus à l’étranger?
    90% d’extràme droite…
    merci, pour les bonnes blagues.

  3. Arivo lahy Tsy Maty Indray Andro a dit :

    Le frantay Chatagnier a parle comme un colon demagogue et qui ne pense qu’au propre interet de la Francafrique, le putschiste et la France…je crois qu’il s’est auto-declare Ambassadeur de la France…qu’il se rapporte quel progres Madagascar a fait pendant un an de putsch et selon ses discours…s’il n’y a pas de progres qu’il demisionne de ss fonction.

  4. Mao a dit :

    KintanaManandrambo ju suis de votre avis: » Drapeau en berne le 26 Juin 2010.
    Dehors ce fou Chataigner. Chez nous on n’a pas besoin des francais pour se developper. Vous avez gagner a detruir mon Pays depuis longtemps. Que voulez vous encore?
    Allez vous en avec ce macaque Domelina et troupeau.

  5. NIKSON a dit :

    Makasitraka antsika rehetra mpiara-mitolona, zahay manohana hatramin’ny farany ny fanonganana an’i Tgv io. Ny hangatahana amintsika rehetra dia mba aoka hohaintsika ny manararaotra izao fanerena ataon’ny ua sy ny sadec izao isika. Momba ny tolona dia hita fa somary matimaty ny hetsiky ny Mouvence Ravalomanana, manentana anareo zahay leretsy, mijoroa amboary tsara ny tetika ary vitan’i tgv ve dia tsy ho vitantsika e? Tgv ve nandeha irery nahavita ka isika efa ampian’ny vondrona iraisam-pirenena, ampian’ny mpitondra fivavahana dia ahona no tsy mahavory olona e? Sao dia ny rafitra sy ny tetika handresen-dahatra ny olona no tsy mahomby? Ry tanora namana isany mijoroa fa aza matahotra taomy ny olona hihetsika hameno ny kianja, mahaiza mandresy lahatra ary ampiasao daholo ny fomba rehetra ary tsarovy ilay tenin’ny Filoha Ravalomanana matetika hoe  » rehefa manao zavatra dia mila zavatra matihanina ». Sa kosa ve efa lasan’itgv ambongadiny ny vahoaka rehetra eto Antananarivo ka tsy misy hevitra intsony. Zahay aty antany lavitra ka tsy afaka manoatra na dia efa manao izay vita aza fa ianareo no amporisihana hanao tsy nohon’ny fitiavan-tena anefa fa nohon’ny fitiavan-tanindrazana.

  6. Dr CELESTIN Robin a dit :

    Quelles que soient les incantations de Monsieur chataignier lors de son dicours du 14 juillert 2009 ,la diplomatie française bien démontré ,dans ses agissements et activismes effectués par sa marionnette rajoelina tout le cotraire du contenu de ce discours..!
    Je remonte aux manières très « démocratiques  » au moins non  » hypocrite du Grand Roi ANDRIANAMPOINIMERINA dans les négociations de prééminence ,d’hégémonie avec ses voisins..!Il a su éviter les  » affrontements entre Malgaches  » dans le règlement frontalier entre les royaumes
    par exemple !
    Les anglais ,aussi ,un des peuples qui ont voulu occuper Madagascar n’ a psa choisi la confrontation contre les Malgaches..et ils ont pourtant réussi à vivre en bonne intelligence avec les Malgaches sans avoir eu à  » coloniser Madagacsar et à caporaliser les Malgaches . »
    Mais pourquoi diantre les français ont cherché à « démalgachiser les Malgaches ? Pourquoi ont il eu besoin de diviser les Malgaches , pourquopi ont voulu faire affronter les Malgaches ,une fois divisés artificiellement en utilisant « les races  » ,en fourbissant cette confrontation géographiques « hautsplateaux – côtes « ?

    Oui le grand affrontement a eu lieu en 1947 ..lors de cette  » fausse rébellion  » des membres du MDRM contre l’occupant « …et ldepuis cette fausse rébellion la guerre fratricide entre les membres du padesm et les merina..!
    Le padesm ,un partti politique monté de toutes pièces par l’administration coloniale , comprenant des Malgaches ,en principe ,non merina..!

    Les Malgaches n’ont jamais hérité , ni pensé à user de cette politique de l’affrontement pour règler leurs problèmes..!

    Mais là ,les Malgaches se ont entretués sur les incitations et les directives des colons français ,qui ont pouss ,obligé les membres du padesm à lutter « pour le pouvoir » contre les merina..!

    Cette division des Malgaches , cette étnisation de la prise du pouvoir à Madagascar par  » l’affrontement  » des Malgaches contre les Malgaches ont changé artificiellement  » le fiaraha-monina des Malgaches entre Eux : suspicion ,haine , peurs réciproques , méfiance …et s’est installé un certain ostracisme ou un plexe certain de supériorité supposé des merina et un complexe d’infériorité inculqué aux Malgaches de la priphérie (méfiez-vous des merina ! Ce sont des faux ,ils n’ot qu’un objectif : neutraliser les côtiers ! ».

    Mais pourquoi les français ont utilisé un tel stratagème à Madagascar ?

    Ceci est l’ application pratique pure et simple du diviser pour régner par les colons devenus colonialistes depuis 1947 !
    Traduction réelle : confier au padesm , comprenant des Malgaches formés et acquis aux causes des colonialistes ,autrement dit à des Malgaches collabor

  7. Dr CELESTIN Robin a dit :

    ..SUITE..de mon poste envoyé le 07 février 2010 vers 23 heures 56 minutes ,interrompu par une mauvaise manipulationde ma part..

    ..Traduction réelle :
    - MAIN MISE SUR LE PAYS :confier au padesm , comprenant des Malgaches formés et acquis aux causes des colonialistes ,autrement dit à des Malgaches collaborateurs, la gestion politique ,administrative du Pays..
    Ceci permet
    -de FAIRE MAIN BASSE SUR LES BIENS LES POTENTIALITES DE LA RICHE TERRE MALGACHE.!
    Cette politique a été utilisée après ‘indépendance coque vide de juin 1960 jusqu’en décembre 2001 , avec un répit lors du Gouvernement Militaire du Général RAMANANTSOA GABRIEL , qui a  » hérité  » malgré lui les pleins pouvoirs  » cédés  » par le Président Tsiranana ,premier volet de ces membres du padesm ,qui ont dû gérer Madagascar et faire croireaux Malgaches qu’ils ont vraiement l’indépendance et la souveraineté..!
    Mais rapidement le Général RAMANANTSOA GABRIEL
     » a été démissionné  » par un gendarme « , vaniteux ,léger et ambitieux ,qui a été instrumentalisé pour cette mission..!
    Et v’lan passe-moi l’éponge et …le pouvoir après des mics-macs (directoire ,CSR ,CMD .., élections..) a échoué à ratsiraka ,qui a su tenir la baraque néo-coloniale de Madagacar pendant près de 35 ans..!

    Il a été déboulonné par les Malgaches lors de
    l’élection présidentielle du 16 décembre 2001 :
    les Malgaches ont élu dès le premier tour l
    le PRESIDENT RAVALOMANANA MARC..!
    Le Président RAVALOMANANA MARC a réalisé ce qu’il promis aux Malgaches c’es-à-dire :
    « CHANGER LA VIE !
    -EN PRENANT EN COMPTE DANS LE DEVELOPPEMENT DU PAYS L’ENERGIE DES 85ù DES MALGACHES JUSQU’ICI CONSIDERES COMME DES POIDS LOURDS INUTILES ,INCULTES GENANT LE DEVELOPPEMENT DUPAYS..(d’où -a)la nouvelle dision territoriale en faritra ,district ,fokontany ,caractérisant la décentralisation qui permet de bien suivre le développement de proximité ,facilté par l construction des routes
    -EN EXPLOITANT NOS RICHESSES NATURELLES (mines ,pétrole..)exploration et exploitation
    finac

    le tabassage du Pasteur RASENDRAHASINA Lala par des militaires sous les yeux non indifférents de l’archévêque zanakolona odon ,président en exercice de la formationoecuménique de Madagascar
    représente un concentré de l’Histoire de Madagascar…!

    Notre passé éclaire ,fait comprendre Notre Présent et Nous indique la conduite à tenir pour l’avenir ;IL FAUT CONSEVER NOTRE CAPACITE DE DEBAT CONSTRUCTEUR LORS CETTE LUTTE FRATRICIPE QUE DES ETRANGERS A NOS INTERETS NOUS OBLIGE A NOUS AFFRONTER..

    LES ACCORDS DE MAPUTO ET L’ACTE ADDITIONNEL D’ADDIS ABEBA CONSTITUE VRAIEMENT L’ESPRIT CONTRACTUEL QUI NOUS EST NATUREL (nisavorivorin-kilatoana ,ny hevitra tsy azo raha tsy amin’ny olombelona , ny teny ierana ,ny teny ifanomezana ihany no fomba entinjtsika manala olana..).

    Ny meloka tsy azo ahitsy fa anjaran’ny Fitsaram-bahoaka no mitsra sy manasazy..

    NY FITSARAM-BAHOAKA DIA NY FIFIDIANANA MALALAKA ,AZON’NY MALAGASY MAHAZO MIFIDY (taona..) HANDRAISANA ANJARA !

  8. HoAiza a dit :

    « c’est le désir de changer les choses, de transformer Madagascar »
    ==> QUOI?
    - Réduire à néant les Made in Madagascar, aux fins de dépendance économique et tout ce que cela engendre
    - Re-mettre sous tutelle nos grandes institutions publiques (Ankatso, Enam, …)
    - Eriger d’autres statues à l’image des leaders modernes de la colonisation (la FrançAfrique)
    - Exploiter à fond nos ressources naturelles sans aucune considération.
    Voilà, pour ne citer que quelques uns faisant partie de leur programme « changer les choses », « transformer Madagascar »…

  9. gasybe democrate a dit :

    Hoaiza
    ils ont essayé depuis la reddition au 19° siècle…
    De nos ancêtres les Gaulois appris en brousse , aux danses « hasa-pinga » des enfants le 14 juillet pour flatter les gouverneurs de colonie , ou les coups de fouet au pauvre Antandroy qui n’a pas les moyens de payer l’impot colonial « Ã  la tête » pour faciliter en plus leurs statistiques démographiques…
    Depuis ils ont persévéré , je dirai « révé ».
    Dans toutes nos familles les traditions ont toujours tenu bon : LOVAN-TSOFINA……
    Les persécutions et humiliations diverses et variées des colonisateurs sont rapportées de génération en génération.
    Ils ont envie de « changer » , mais nous ne blanchiront JAMAIS nos esprits , les Malgaches ne sont pas des Michaël JacKson en puissance ……
    COUP D’EPEE DANS L’EAU .
    On en a vu d’autres : Qu’ils circulent , y a rien à voir…
    Tot ou tard ils ficheront le camp comme d’Algérie ou du Viet Nam(30 ans de lutte contre l’influence étrangère SVP ! ).

  10. HoAiza a dit :

    Les membres du AV7 étaient venus à Ambohitsirohitra hier, commémorer…
    C’est à peine si ça n’a pas abouti à un corps-à-corps, car les 2 messieurs (complet gris et un autre soi-disant élu) se disputent (à chacun son tour sur l’estrade) le poste de…PRESIDENT.



  11. Roger RABETAFIKA a dit :

    Dans la sérénité, sans haine et avec courage, faisons aussi notre propre introspection. Balayons devant notre porte.

    50 ANS DE VIE POLITIQUE POST-COLONIALE A MADAGASCAR : L’INNOMMABLE DESASTRE

    Ile-continent de 592 000 kms2 située à 400 kms des côtes orientales africaines et à 10 000 kms de la France, Madagascar célèbrera dans six mois le cinquantième anniversaire de son indépendance. Ses quelque 19 millions d’habitants, dont au moins 70 % vivent, d’après les spécialistes, en-dessous du seuil de pauvreté, auront-ils la tête et le cœur à se réjouir de cet important évènement ? Rien n’est moins sûr. Leur seule et véritable préoccupation, aujourd’hui, se focalise sur la recherche de la pitance quotidienne dans un monde totalement absurde où la surconsommation et l’opulence la plus criante du plus petit nombre cohabitent avec la famine et l’indigence la plus dégradante du plus grand nombre. La Grande Ile fait partie des pays les plus pauvres du monde et ne doit, désormais, sa survie qu’à l’afflux des aides internationales et au développement d’une économie parallèle informelle où le népotisme, le copinage, l’affairisme, la vénalité et la corruption rongent, comme un gigantesque cancer, tous les rouages de la vie politique, économique, financière, sociale et culturelle du pays.

    Comment et pourquoi cette île qui fut pourtant l’un des plus beaux fleurons de l’Afrique francophone au lendemain de la décolonisation de 1960 en est-elle arrivée là ?

    Il serait hasardeux d’expliquer le déclin de ce pays, qui regorge pourtant de ressources naturelles agricoles et minières abondantes et variées, par de simples théories économiques qui mettent en avant, par exemple, son éloignement géographique par rapport aux grands centres d’intérêt commerciaux et financiers mondiaux, son climat capricieux qui ravage régulièrement ses régions côtières, son manque d’ouverture et d’intégration commerciale et financière, notamment vis-à-vis des grands pôles commerciaux africains régionaux (COMESA, SADC) (1), ou encore la faiblesse des efforts financiers qu’il peut déployer pour assurer la promotion de ses ressources humaines. Ces facteurs doivent, naturellement, être pris en compte, mais une analyse poussée de leurs prétendus impacts sur la situation conduit très rapidement à démontrer qu’il s’agit, en réalité, d’évidentes contre-vérités. En tout état de cause, ils ne peuvent pas, à eux seuls, expliquer l’important retard pris par la Grande Ile en termes, notamment, d’infrastructure, de technologie ou encore de développement humain.

    Le sous-développement chronique de Madagascar, «conséquence dramatique de quatre décennies de régression quasiment ininterrompue des niveaux de vie» (2) s’explique peut-être aussi, et sans doute principalement, par les turpitudes de ses dirigeants politiques et l’inadéquation de ses principales institutions, lesquelles ont ouvert la voie à de graves dérives en matière de gouvernance. Nous allons essayer d’en faire la démonstration.

    LE LIBERALISME SOCIALISANT DE PHILIBERT TSIRANANA ET SES VICISSITUDES

    Successivement Protectorat (1895), Colonie (1896) et République membre de l’Union française (1958-1960), avant de recouvrer son indépendance le 26 juin 1960, la Grande Ile s’est fait remarquer, pendant les douze premières années de son indépendance, par sa légendaire stabilité politique. Cette première période postcoloniale présidée par Philibert Tsiranana, fut particulièrement marquée par l’omniprésence et l’omnipotence des conseillers techniques étrangers – français dans leur quasi-totalité – qui étaient aux commandes des principaux leviers de la machine administrative, économique et financière du pays. Madagascar connut néanmoins une certaine forme de progrès : sa population mangeait à sa faim et « l’Ile heureuse », comme on se complaisait alors à l’appeler, était exportatrice de riz, l’aliment de base du Malgache qui en consommerait 140 kgs par an.

    En réalité, dès le milieu des années soixante, les Malgaches ont commencé à manifester leurs mécontentements vis-à-vis du pouvoir en place. A leur manière, ils dénoncèrent, d’une part la totale domination de l’économie de leur pays par les étrangers, d’autre part la mainmise du Parti Social Démocrate (PSD), parti politique gouvernemental, sur l’ensemble de l’appareil politico-administratif et de production de l’île.
    Il faut noter, en effet, que les étrangers contrôlaient 80 % de l’économie moderne du pays et détenaient 90 % des capitaux qui y étaient investis. Sur les dizaines de milliards de FMG que drainaient annuellement les entreprises étrangères, 36 à 40 % étaient régulièrement transférés hors de la Grande Ile. Enfin, une comparaison des revenus annuels des différents éléments de la population faisait apparaître des différences considérables entre, d’une part les citadins et les ruraux autochtones, d’autre part les étrangers, les disparités étant allées de 1 à 25. Quant au PSD, un auteur avait affirmé qu’il était parvenu à une telle puissance qu’une véritable symbiose s’était faite entre lui, le Régime et l’Etat, et qu’on ne pouvait même plus dire que l’Administration intervenait en sa faveur parce que cette dernière, justement, est devenue un des principaux rouages de ce parti, avec toutes les dérives que cette situation devait immanquablement engendrer
    La première crise politique éclata ainsi en 1971 lorsque la Gendarmerie Nationale tenta d’écraser la révolte des éleveurs du Sud-Ouest qui refusaient de payer leurs impôts. Une grève générale, déclenchée un an plus tard, par des lycéens et des universitaires sur la quasi-totalité du pays amplifia le mouvement. La nuit du 12 mai 1972, quelque 400 grévistes réunis à l’Université d’Antananarivo furent alors arrêtés et déportés au bagne de Nosy-Lava.

    Cette erreur tactique et politique majeure signa l’arrêt de mort du Régime en place et propulsa au pouvoir, en qualité de chef du Gouvernement, le Général Gabriel Ramanantsoa. La Grande Ile connut alors une nouvelle période politique relativement courte (1972-1975) mais très complexe, émaillée d’affrontements divers entre différentes forces civiles, militaires, politiques et même ethniques. Le point d’orgue en fut la disparition tragique – qui reste à élucider – du Colonel Richard Ratsimandrava, le malheureux successeur du Général Ramanantsoa, assassiné le 11 février 1975 après seulement six jours d’exercice du pouvoir. Mais, paradoxalement, le pays se stabilisa de nouveau après l’avènement, le 01 janvier 1976, de la République démocratique de Madagascar (RDM).

    LES AVATARS DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DE DIDIER RATSIRAKA

    Ministre des Affaires étrangères du Général Ramanantsoa, négociateur des nouveaux Accords de coopération avec la France et promoteur de l’ouverture de Madagascar vers les pays de l’Est, Didier Ratsiraka accéda à la magistrature suprême du pays par la voix directe du peuple, après avoir fait adopter par la même consultation populaire une nouvelle Constitution et sa « Charte de la Révolution socialiste malgache », une sorte de profession de foi dans laquelle il manifesta sa volonté, par ailleurs tout à fait légitime, de se démarquer de l’influence française. Il mit en place, par le biais de la révolution socialiste tous azimuts, de nouvelles structures étatiques plus adaptées, de son point de vue, à l’objectif d’indépendance plus réelle de son pays vis-à-vis de l’extérieur.

    Dès la fin de l’année 1976, l’étatisation de l’économie de la Grande Ile s’est ainsi traduite par le contrôle à 61 % par l’Etat socialiste malgache de la machine économique, dont 100 % pour les assurances et les banques, l’eau et l’électricité, 78 % pour les exportations, 70 % pour le commerce intérieur, 60 % pour les importations, 35 % pour l’industrie et 14 % pour les transports maritimes.

    L’histoire est-elle un éternel recommencement ? La question reste posée car, pour la seconde fois, elle vit l’émergence, l’organisation et le développement au sein d’un nouveau parti politique, l’Avant-Garde de la Révolution socialiste malgache (AREMA), d’une nouvelle bourgeoisie d’affaires nationale au pouvoir tentaculaire, gravitant autour de Didier Ratsiraka et infiltrée dans tous les rouages de la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays : les Forces armées, les banques, les assurances, la Justice, les sociétés d’Etat, les grandes compagnies privées et, bien entendu, l’Administration.

    Cette nouvelle intrusion de la politique partisane dans la gestion des affaires publiques, couplée avec un climat de morosité de l’économie mondiale, constitua le ferment d’une nouvelle et très importante crise économique, financière et sociale, tous les indicateurs macro-économiques du pays ayant alors viré au rouge.
    En 1985, appelés au chevet d’un Etat malgache au bord de la cessation de paiement, le FMI et la Banque Mondiale apportèrent leurs remèdes-miracles, avec les conditionnalités draconiennes d’usage dans leur célèbre Programme d’Ajustement Structurel (PAS) : libéralisation du commerce, privatisation ou dissolution des sociétés d’Etat, levée du monopole d’Etat sur les activités bancaires, dévaluation du franc malgache, assainissement progressif des finances publiques et arrêt des recrutements dans la Fonction Publique, allègement des charges fiscales pesant sur les entreprises, encouragement du développement du secteur informel de l’économie, etc.

    Bref, il s’agissait purement et simplement de dynamiter méthodiquement et systématiquement toutes les structures socialisantes du pouvoir socialiste de Didier Ratsiraka : une véritable hérésie pour les dogmatiques et les caciques du Régime ! Mais l’argent coula à flots et permit à une nouvelle frange de la population évoluant dans le secteur informel de se constituer des fortunes colossales en un temps record, sous l’œil indifférent des Institutions de Bretton Woods.

    Ce revirement forcé à 180° de la philosophie politique et du modèle de développement économique du pays n’apporta cependant aucun changement palpable sur le plan national, bien au contraire. La grande majorité de la population malgache continua de s’appauvrir d’une manière dramatique. Une nouvelle grève générale déclenchée dans tout le pays en juillet 1991 et une marche pacifique de la foule tananarivienne sur le Palais d’Etat située dans la banlieue sud de la capitale, un mois plus tard, chassèrent alors Didier Ratsiraka du pouvoir, non sans effusion de sang. Il partit se réfugier en France et fut remplacé par Albert Zafy, un professeur agrégé de médecine.

    Quatre ans plus tard, Didier Ratsiraka revint cependant à la magistrature suprême du pays, après des élections censées avoir été démocratiques, organisées à la suite de l’échec retentissant de la présidence d’Albert Zafy (1991-1996) qui a fait l’objet d’une procédure constitutionnelle d’empêchement par les membres les plus influents de son propre camp. Mais les événements dramatiques consécutifs à l’élection présidentielle de la fin de l’année 2001(3) le chassèrent encore une fois du pouvoir. En juin 2002, il fut contraint de se réfugier de nouveau en France et vit toujours dans les quartiers chics de la capitale française.
    Marc Ravalomanana devint alors le cinquième Président de la République malgache depuis l’indépendance de 1960, mais le premier originaire des Hauts Plateaux – il est important de le souligner – élu par la voie des urnes.

    MARC RAVALOMANANA, L’HOMME DU CHANGEMENT ?

    Totalement inconnu du grand public avant son arrivée à la tête de la Mairie d’Antananarivo dont il assura la gestion avec une redoutable efficacité, Marc Ravalomanana étonna tout le monde lorsqu’il se présenta aux élections présidentielles de décembre 2001. Déclaré vainqueur après le premier tour qui a généré moult rebondissements, il déchaîna toutes les passions, tant sur le territoire national qu’à l’extérieur, le fulgurant développement des NTIC ayant permis à la diaspora, via Internet, de prendre une part importante, et sans doute même déterminante, aux débats qui se sont livrés sur le sujet. Il y eut, bien entendu, l’admiration débordante de ses supporters, mais aussi la suspicion, la rancœur, l’esprit de vengeance et la haine viscérale de ses détracteurs.

    Self-made-man, propriétaire de la plus importante unité agroalimentaire de l’île, Marc Ravalomanana dérangeait, semble-t-il, à cause de ses origines paysanne et merina (4), des succès qu’il a enregistrés dans la gestion de ses affaires privées (le Groupe Tiko) et publiques (la Mairie d’Antananarivo), enfin de la foi inébranlable qui l’animait. Son credo : la bonne gouvernance. Son ambition : le développement rapide et durable de son pays. Ses moyens : la bonne volonté et l’honnêteté intellectuelle des hommes et femmes dont il s’est entouré, ainsi que le soutien financier de la Communauté internationale, le FMI et la Banque Mondiale en particulier.

    Mais la situation économique, financière et sociale que le régime de Didier Ratsiraka lui a laissée en héritage était la plus dramatique que la Grande Ile ait jamais connue depuis son indépendance. Didier Ratsiraka, bien entendu, n’en était pas le seul responsable. Toute sa cour était également et totalement impliquée dans ce terrible échec, plus particulièrement tous ces technocrates hyper-doués (Polytechnique, Centrale, Mines, ISA, IEP, IAE, EDHEC, MBA, etc.) qui, par amitié et fidélité sans doute, ont mis leur science, leur savoir et leur savoir-faire au service de leur chef suprême. Pendant les 25 années de règne sans partage du Président de la RDM, ils n’ont su ni contenir ni neutraliser les manœuvres les plus abjectes des affairistes de tous bords et des opportunistes sans foi ni loi qui ont procédé au pillage systématique et au dépeçage scientifique de toutes les richesses du pays, ravalant ainsi ce dernier aux premiers rangs des pays les plus pauvres du monde.
    Marc Ravalomanana s’était engagé à changer cette situation incompréhensible et intolérable. Il a essayé de s’en donner les moyens, mais il n’y eut ni miracles ni «développement rapide et durable», pour reprendre une expression qu’il semblait affectionner. Il s’est pourtant attaqué, avec conviction et résolution, aux sujets les plus urgents : le développement des infrastructures routières, l’amélioration de la protection sanitaire et sociale, le renforcement du système éducatif, mais aussi la bataille contre la corruption, pour inverser le cours de l’histoire et soulager la grande majorité des Malgaches de son insoutenable pauvreté.
    A l’instar de ses prédécesseurs, il n’a malheureusement pas su maîtriser à temps les manœuvres insidieuses de son entourage. Le nouveau parti politique Tiako i Madagasikara (TIM) qu’il a créé et fait développer, notamment, est devenu une véritable machine de guerre, non seulement ultra dominante au sein des deux chambres du Parlement, mais encore et surtout infiltrée dans les rouages du pouvoir politique, administratif, financier et de production du pays. Tout naturellement, il a fini par verser dans les errements, les dérapages et les dérives totalitaires du PSD et de l’AREMA en leur temps, signant de facto l’arrêt de mort du Régime.
    Il est cependant important, par fidélité à l’Histoire, de mentionner que, très objectivement, Marc Ravalomanana était encore le seul homme politique malgache, depuis l’indépendance de l’île, à avoir eu une vraie vision du développement de son pays et à tenter de se donner les moyens de faire avancer les choses. En quelques années, il a réussi ce que personne d’autre n’a fait, ne serait-ce que pour les infrastructures routières ou le développement de l’agrobusiness. La cécité politique dont il a fait preuve reste incompréhensible, car les signes avant-coureurs de son déclin étaient là, bien visibles, notamment lorsque le TIM perdit la mairie de la capitale aux élections municipales du 12 décembre 2007, au profit d’un jeune et riche chef d’entreprise, Andry Rajoelina, self made man comme lui.

    La réélection à la Présidence de la République de Marc Ravalomanana en décembre 2006, bien que difficilement acquise (5), a sans doute pu lui faire penser que tout lui était désormais possible et permis. D’où l’abus – jusqu’à la lie – d’une position dominante, non seulement inacceptable sur le principe, mais également intenable sur le long terme. Réputé personnage, plus d’instinct que de raison, il aurait peut-être dû écouter davantage ses conseillers, les plus lucides et les plus honnêtes d’entre eux. Il y en a eu. Cela lui aurait évité de commettre les trois erreurs politiques majeures qui lui furent fatales et qui ont permis à Andry Rajoelina de lui ravir sa place dans les conditions dramatiques qui sont rappelées dans les lignes qui suivent.

    LA REVOLUTION ORANGE D’ANDRY RAJOELINA ET L’INDESCRIPTIBLE DESORDRE INSTITUTIONNEL QU’ELLE A GENERE

    Plagiat de la révolution orange ukrainienne de 2004, la révolution orange malgache de décembre 2008, est la résultante de trois évènements politiquement sensibles qui ont définitivement scellé le sort de l’avenir politique du dernier Président de la République élu de la Grande Ile, réfugié aujourd’hui en Afrique du Sud :

    d’abord, la fermeture de la télévision Viva TV, propriété d’Andry Rajoelina, accusée d’avoir diffusé une récente interview de Didier Ratsiraka sur la situation politique du pays, cette fermeture ayant été citée comme un exemple parmi d’autres d’une nième atteinte des pouvoirs publics en place à la liberté d’expression ;
    ensuite, la révélation de la négociation d’un important contrat entre l’Etat malgache et la société sud-coréenne Daewoo Logistics, relatif à un projet de location de terres pour la culture de maïs et de palmiers à huile : une véritable hérésie d’après ses détracteurs, quand on sait l’attachement viscéral du Malgache à la terre de ses ancêtres ;
    enfin, l’achat par Marc Ravalomanana, d’un nouvel avion présidentiel dont le coût – 60 millions de dollars – aurait plus ou moins correspondu au montant des aides internationales qui devaient être versées aux Pouvoirs Publics malgaches pour des actions, non pas d’apparat, comme on a pu le lui reprocher, mais de développement.
    En moins de trois mois, ce mouvement prétendument populaire, alimenté et animé en fait par une foule tananarivienne disparate, déçue de la mauvaise gouvernance de Marc Ravalomanana, a conduit Andry Rajoelina (entretemps démis de ses fonctions de maire de la capitale) et sa troupe à prendre le pouvoir par la force, avec l’aide d’une petite (mais puissamment outillée) fraction de l’armée.

    Le bilan de ce coup d’Etat, condamné par l’ensemble de la Communauté internationale, fut très lourd : au moins une centaine de morts, des arrestations arbitraires, un appareil de production – plus particulièrement du Groupe Tiko – pillé et vandalisé, des incitations à la violence, des mutineries, une atteinte invraisemblable à l’intégrité de diplomates étrangers et, enfin, des accusations – totalement infondées – de tentatives d’attentats à la bombe contre les adversaires les plus actifs de cette prise de pouvoir illégal.

    Une grave crise institutionnelle s’en est suivie, à laquelle se sont mêlés, de surcroît, les anciens Présidents de la République, Didier Ratsiraka, Albert Zafy et, naturellement, Marc Ravalomanana, chacun d’eux s’obstinant à vouloir reprendre une part active, au plus haut niveau de l’Etat (du moins de ce qu’il en reste), à la gestion des affaires nationales et internationales du pays, par le biais de leurs mouvances politiques respectives.

    Plus d’un an après le début de cette crise, aucune solution sérieuse ne semble pourtant se profiler à l’horizon, en dépit des interventions maintes fois répétées et des menaces de sanctions lourdes – notamment financières – de plus en plus précises, brandies par la Communauté internationale (Union africaine, SADC, Union Européenne, Etats Unis), laquelle n’a de cesse de prôner le rétablissement de l’ordre constitutionnel, la mise en place d’institutions transitoires dites « consensuelles et inclusives » et le retour de la démocratie.

    Les dernières actualités politiques malgaches apportent chaque jour leurs lots de mauvaises surprises. L’exemple dramatique et le plus injuste est l’exclusion de Madagascar du bénéfice de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act, un système de préférence douanière qui permet à certains pays africains de pénétrer plus facilement le marché américain), avec en perspective la destruction de quelque 180 000 emplois directs et indirects liée à la fermeture probable d’au moins une vingtaine d’usines textiles des zones franches touchées par cette mesure à très large connotation politique. C’est également le cas du processus de paix, initié et mis en place au forceps par la Communauté internationale, qui a volé en éclats après la récente décision unilatérale d’Andry Rajoelina de s’en retirer.

    Il devient ainsi de plus en plus illusoire de croire et d’espérer que tous les politiciens impliqués dans ce désastre finiront un jour par revenir à la raison et à s’accorder sur un règlement fraternel, consensuel et définitif de leurs querelles ignominieuses. A cause de leur entêtement, de leurs atermoiements, de leurs tergiversations et de leur mauvaise foi manifeste, le Malgache de la rue continue, lentement mais sûrement, sa descente vers les bas fonds de l’indigence la plus absolue. Malgré sa patience légendaire, il ne serait pas surprenant qu’il participe, demain, à des actes de désespoir total : une émeute de la faim, par exemple.

    Aussi, la tentation est-elle grande, aujourd’hui, de s’en remettre à l’intermédiation de l’armée, avec un grand «A», celle qui aurait encore le sens de l’honneur, de la parole donnée, de la discipline (c’est son métier !) et de « l’intérêt supérieur de la Nation », cette notion trop de fois galvaudée au cours de cette crise interminable et honteuse. Cette armée aurait pour principale mission de rétablir l’ordre, en mettant en veilleuse la politique et, surtout, en écartant de la direction actuelle des affaires nationales tous les protagonistes de ce désordre institutionnel inacceptable. Elle organiserait ensuite, le plus rapidement possible, de nouvelles élections, pour départager par les urnes tous les prétendants à des fonctions publiques, présidentielles en premier lieu. Ces consultations seraient organisées sous la surveillance étroite d’observateurs internationaux, pour garantir l’égalité des chances des candidats et, surtout, la liberté de choix de chaque citoyen.

    La seule et lancinante question est de savoir si la Grande Muette qui, elle aussi, subit actuellement de plein fouet les affres de l’indiscipline de certains de ses éléments, est réellement en mesure de se donner les moyens de la réalisation de cette noble mission, pour que triomphent enfin dans ce merveilleux pays, non pas les hommes ni les mouvances politiques, mais les nouveaux projets de société et les programmes de développement viables et réalisables qui lui ont tant manqué au cours de ces dernières décennies.

    Ce sera sans doute le prix fort à payer pour le retour d’une vraie paix sociale, durable et profitable au plus grand nombre. Et c’est tout le mal qu’on puisse souhaiter à la Grande Ile à la veille de la célébration du cinquantenaire de son indépendance, en attendant l’arrivée prochaine d’un nouveau Président de la République qui aurait à la fois «la naïve droiture» d’Albert Zafy dans la conduite des affaires nationales, «la belle prestance» de Didier Ratsiraka, du temps de sa splendeur, au niveau international, «l’instinctive habileté» de Marc Ravalomanana dans les activités économiques et, enfin (soyons fous), «l’insolent jusqu’au-boutisme» d’Andry Rajoelina, le tout dans le seul, unique et exclusif «intérêt supérieur de la Nation»(6).

    Roger RABETAFIKA
    Institut Supérieur d’Etudes Comptables
    Faculté de Droit et de Science Politique
    Université Paul Cézanne d’Aix-Marseille III

    ————————————————–

    1.Les pays membres de la COMESA et de la SADC sont : l’Angola, le Burundi, les Comores, la République Démocratique du Congo, Djibouti, l’Égypte, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Kenya, la Libye, Madagascar, le Malawi, l’Ile Maurice, les Seychelles, le Swaziland, le Soudan, l’Ouganda, la Zambie, le Zimbabwe, le Botswana, le Lesotho, le Mozambique, la Tanzanie, la Namibie et l’Afrique du Sud. Un gigantesque marché de plus de 350 millions de consommateurs potentiels.
    2. Fourmann E., « Madagascar après la crise, perspectives économiques 2003-2004 », Rapport de la Direction de la stratégie – Département des politiques générales – Division des études macroéconomiques au siège de l’Agence Française de Développement, janvier 2003.
    3. Le bras de fer auquel se sont livrés les deux candidats à l’élection présidentielle du 16 décembre 2001, Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana, qui a vu la victoire de ce dernier, a failli plonger le pays dans une effroyable guerre civile aux conséquences incalculables.
    4. La population malgache comprend 18 ethnies. L’Histoire a toujours enseigné que les Merina, minoritaires, originaires des Hauts Plateaux, auraient eu la mainmise sur l’essentiel de l’appareil politico-administratif et de production du pays. On avait ainsi l’habitude de les opposer aux 17 autres ethnies de l’île, en appliquant la politique parfaitement rodée mais désormais éculée du régime colonial : « diviser pour régner ».
    5.Il ne fut réélu qu’avec 54,79 % des voix.
    6.Merci à Lily R. d’avoir insufflé une petite note d’espoir dans l’implacable noirceur de ce bilan.

  12. gasybe democrate a dit :

    Roger Rabetafika
    merci d’intervenir
    La grande muette ? là est toute la question…….
    Notion de leur mission ?
    Respect de leur raison d’être?
    Malheureusement , nous ne voyons pas émerger des Ratsimandrava , ni des Ramanantsoa…
    Nous assistons à une parodie de système de DEFENSE A L’AFRICAINE :
    c.a.d. une armée au service du gouvernant , lmême putschistes…
    A moins de relents de remords tardifs ? trop tardifs………
    Et pendant ce temps là le pays croupit !
    Un pays qui devrait être capable de faire partie des pays émergents…
    Un pays qui devrait être au moins aussi florissant que l’Ile Maurice , les Seychelles ou le Maroc et la Tunisie…
    L’Afrique du Sud qui s’écroule sous la corruption actuellement est en passe quand même de faire partie des pays émergents…
    QUAND LES MALGACHES SERONT ILS CAPABLES DE CASSER LEURS CHAINES MENTALES ET INTELLECTUELLES ! SOUMISSION TOTALE AU SOUS DEVELOPPEMENT!
    ATAVISME NATIONAL !
    Ce rajoelina pour couronner le tout est un véritable OVNI .

  13. gasybe democrate a dit :

    PS mapamangy an’y Nicole
    une cousine connue de ses frères…

  14. gasybe democrate a dit :

    (Roger sy Willy)

  15. Fred a dit :

    Et d’un, le drapeua malagasy chez moi sera en berne !
    Et de 2
    la France fetera effectivement D’UNE FACON PARTICULIERE le 14 Juillet, car elle IMPLANTERA son drapeau A NOUVEAU à Madagascar,
    Cela grace à TGV !

    Les fusils ont ete plus forts que la souffrance des malgaches en voyant ce TRAITRE remettre notre pays dans les mains de nos colons.
    Mais les mains ensanglantées de TGV, laisseront aux malgaches, l’ESPOIR de reprendre leur avenir par leurs moyens propres, si faibles soient ils.

    DANS TOUS PAYS, LE PEUPLE A DEPUIS TOUJOURS EU…. LE DERNIER MOT.
    Ho ela velona i Madagasikara TSY HANDOHALIKA.

  16. Fred a dit :

    Je suis désolé vraiment !!!!
    C’est ici que je voulais mettre ce post.Mille fois pardon !!!!!!

    Decidement, c’est la soirée des longs posts !
    Veuillez prendre le temps de le lire SVP ! Merci !

    Soutiré de SOBIKA

    Des membres de la Diaspora en France, représentant un ensemble de partis malgaches dont le GTT international, l’Arema France, TIM France et le TGV France entre autres se sont réunis le 4 Janvier 2009 pour établir une position commune sur la crise, chose que les partis locaux n’ont jamais réussi à faire ! Les politiciens de
    Appel de Bagneux du lundi 4 janvier 2010 :::
    Déclaration commune, consensuelle et inclusive des représentants à l’étranger, plus
    particulièrement en France et en Europe, des organisations politiques et des associations
    engagées dans une recherche démocratique de sortie de crise à Madagascar suivantes
    (par ordre alphabétique des présents) :

    Alliance Malagasy Dispo, Arema France, Assidu Madagascat, Avi France, CRN France, France Capedsm, Avi France, Gtt international, Hetsika Diaspora, HPM France, Leader France, MDSM Europe, MFM France, Monima France, Reseau Tsiamialonjafy, TGV France, Tim France, Zanak’avaratra France

    Les représentants à l’étranger, plus particulièrement en France et en Europe, des organisations
    politiques et des associations engagées dans une recherche démocratique de sortie de crise à
    Madagascar font état de leur volonté partagée de porter un appel commun en direction à la
    fois
    - des dirigeants politiques de la Présidence et du gouvernement de « la Haute Autorité de
    la Transition »,
    - de l’ensemble des acteurs de la vie publique à Madagascar (partis politiques, corps
    constitués, « société civile », autorités militaires, pouvoirs administratifs, etc.)
    - de la communauté internationale représentée par les chancelleries locales et le « groupe
    international de contact » – devant se réunir à partir du 6 janvier 2010 – sur Madagascar.
    Cet appel rassemble les premiers signataires
    - sans renier, ni leurs loyautés d’affiliation politique respectives, ni chacune de leurs
    appréciations des causes et des conséquences de la crise politique à Madagascar ou des
    aspirations des uns et des autres à de légitimes évolutions de la situation locale,
    démocratique et politique, économique et sociale, humaine et environnementale ;
    - Sans occulter leurs différences voire leurs oppositions de jugement au regard des
    dispositions engagées par le pouvoir dirigé par « le Président de la Haute Autorité de la
    Transition », Monsieur Andry Nirina Rajoelina ;
    - Sans présager, ni des futures alliances ou compétitions politiques des uns et des autres,
    ni des éventuelles nuances ou divergences de déclinaisons quant aux exigences de
    cadrage des consultations et des élections démocratiques à venir.
    Cet appel exprime un profond regret au regard de l’impasse et l’impossibilité avérées de mise
    en oeuvre des accords consentis et signés à Maputo le 9 août 2009, puis amendés par les
    accords additionnels d’Addis-Abeba le 7 novembre 2009.
    Regret d’abord que les parties signataires n’aient pu trouver l’entente recherchée depuis 9
    mois en vue d’une conclusion démocratique de cette crise politique et institutionnelle, devenue
    crise économique et sociale pour Madagascar et sa population.
    Regret ensuite que les dispositions prises par les partenaires et bailleurs internationaux en
    rétorsion à l’encontre des désaccords entre les mouvances politiques aient comme principale
    victime la population malgache, en particulier sa partie la plus fragile et la plus désoeuvrée.
    Regret enfin que le prolongement de cette crise vienne compromettre durablement
    - l’unité nationale et l’indivisibilité de la République, la paix civile et les libertés publiques,
    l’unité et la neutralité des forces armées, jusqu’alors difficilement préservées, devenues
    précaires et fragiles,
    - et tout simplement les chances d’un pays et d’une population à recouvrer des
    institutions, consultations et délibérations démocratiques souveraines et apaisées, un
    développement économique, une cohésion sociale et un progrès humain sécurisés et
    respectueux de son environnement.
    Cet appel réaffirme aussi un attachement résolu aux valeurs, principes et missions qui devaient
    prévaloir durant cette période transitoire : notamment « oeuvrer pour une transition neutre,
    inclusive, pacifique et consensuelle, en vue de l’organisation d’élections régulières, justes,
    transparentes, équitables et crédibles et de la mise en place d’institutions démocratiques et
    stables ».
    Réaffirmer qu’aucun patriote responsable ou dirigeant politique, aucune personne attachée à la
    terre et au peuple de Madagascar, ne peut avoir intérêt à un fiasco institutionnel et politique,
    économique et financier, social et humain, de cette transition, sauf éventuellement quelques
    esprits licencieux qui se complaisent à espérer un jour gouverner un pays en ruine, une
    population à l’abandon et un État de non-droit.
    Cet appel se veut enfin une preuve
    - qu’il reste possible de réifier une réelle consensualité au nom d’un ardent, sincère et
    effectif « intérêt supérieur de la Nation » ;
    - qu’il est possible de se résoudre à s’entendre sur une décision importante, une
    orientation décisive ou des exigences partagées sans tenter,
    o ni d’effacer le passé – ses bienfaits, ses alexies ou ses servitudes,
    o ni de compromettre l’avenir – ses espoirs, ses enjeux ou ses inquiétudes,
    simplement parce qu’ils ne répondent pas aux exigences personnelles urgentes, aux
    injonctions partisanes paradoxales et aux facilités apparentes actuelles.
    Précisément, cet appel – qui interpelle les entités nationales et internationales énoncées en
    préambule – est une convergence consentie sur les quatre points suivants :
    1. éviter résolument toute disposition et gouvernance transitoires qui seraient
    unilatérales et n’auraient pas été soumises à des concertations contradictoires et des
    délibérations apaisées pour déboucher sur des décisions consensuelles donnant
    effectivité à la sortie de crise ;
    2. diligenter la tenue d’un exercice démocratique – transparent et sincère – visant à
    évaluer les forces politiques qui assureraient la nécessaire consensualité et l’utile
    inclusivité des entités qui présideront à l’émergence des nouvelles institutions
    républicaines, démocratiques et pérennes ;
    3. mettre en place des instances – dans l’esprit des engagements consentis – réellement
    indépendantes devant assurer la transparence, la crédibilité et la reconnaissance de
    cet exercice électoral et de ses résultats – nationalement et internationalement ;
    4. commettre une invitation ambitieuse et exemplaire, à des débats – ni partisans, ni
    complaisants – qui doivent rendre les règles du jeu électoral – dates et délais, cadre
    légal, surveillance, financement, etc… – démocratiques et consensuelles parce que
    voulues par la majorité de nos compatriotes et admises par nos partenaires
    internationaux.
    Rien de doit être figé, tout doit être constructif pour la réalité de Madagascar et le sens de son
    histoire. Enfants de Madagascar, nous ne saurons jamais faillir aux forces sacrées de cette terre
    qui nous rappellent que nos ancêtres nous condamnent à la justice, car au final, ne sera juste
    que ce qui réussira pour notre « Tanindrazana masina ».
    Cet appel de Bagneux – se plaçant au-dessus des controverses vainement partisanes et
    dilatoires – est un engagement – à la fois recommandation et avertissement – pour donner
    effectivité à ces intentions, pour donner réalité à ces convictions partagées.
    Réhabiliter la participation politique, nous mobiliser pour un prochain exercice électoral
    sincère, délibérer en proposant ou en s’opposant sereinement, est une manière de contribuer à
    payer notre dette envers la terre de nos ancêtres qui est aussi celle des générations à venir.
    Fait à Bagneux le lundi 4 janvier 2010

  17. Drack Drack a dit :

    DOWN WITH THOSE BLOODY FUCKING FROGS……………..I do KNOW I am FRENCH !!!!!

    The zanatany from Down Under ?

  18. gasybe democrate a dit :

    Fred
    Merci
    ce fut très long…j’ai pu lire en diagonale.
    J’ai surtout apprécié la chute :
    PAYER NOTRE DETTE ENVERS LA TERRE DE NOS ANCETRES .qui est celle des générations à venir.
    La trop grande misère , surtout lorsqu’elle s’est installée de MANIERE CHRONIQUE , rend le peuple quasi apathique.
    Habituée à la misère la population profonde ne comprend plus et vit dans une logique d’ECONOMIE DE SURVIE , dans laquelle la réflexion n’a plus de place : impossible au jour , le jour .
    C’est ce qu’exploitent les prédateurs de tout bord : une aubaine pour eux.
    Voilà pourquoi j’en veux particulièrement à tous nos dirigeants respectifs qui n’ont pas compris que GOUVERNER C’EST SERVIR L’ETAT.
    Roger Rabetafika l’a très bien décrit.
    J’en veux aussi à ces intellectuels complaisants en quête de SIEGES ou de parcelle de pouvoir et in fine participer au partage du gateau mal acquis…
    Je suis très heureuse de constater depuis le début de cette crise combien il existe en fait et encore( sur ce site et surement ailleurs ) des intellectuels qui comprennent que si nous avions pu faire des études ,
    c’est en grande partie grace à l’effort financier ou fiscal dy pays , DONC DU PEUPLE
    OUI NOUS AVONS UNE DETTE ENVERS LE PEUPLE
    Même si nous ne sommes qu’une poignée .
    L’essentiel est que nous DIFUSIONS DES IDEES , et nos amis légalistes à Mada subissent les censures d’information diverses.

  19. Roger RABETAFIKA a dit :

    Un petit additif à mon post précédent

    Dia(mono)logue avec un courageux dénommé « le contradicteur »

    Bonjour Monsieur le contradicteur,

    Le 27 janvier dernier, après lecture d’un article que j’ai publié dans sobika.com «50 ans de vie politique post-coloniale à Madagascar : l’innommable désastre», vous avez ouvert un sujet de discussion dans le forum de ce site, que vous avez intitulé «M. Roger RABETAFIKA et la corruption de l’histoire» et vous écriviez alors :
    En lisant la longue missive de Monsieur Roger Rabetafika, j’ai été tout sauf déçu car en voyant le gros titre, et surtout le signataire, j’ai tout de suite compris qu’une grande tentative de corruption de l’histoire de Madagascar se préparait et incarnerait l’esprit du texte. J’avais raison.
    Qu’est ce qu’on en retient de ce long article ? Une seule chose : sauver (du moins le peu qui reste) l’honneur souillé de Ravalomanana. Ni plus ni moins. Encore une fois, tous les saupoudrages ont été utilisés pour camoufler «la funeste intention inavouée» mais en vain. Il suffit par exemple de lire le contexte du coup d’Etat (comment ose-t-on dire que le coup d’Etat de mars 2009 a causé la mort de 100 personnes en janvier ?) pour comprendre la fine perfidie de «l’intellectuel » ou plutôt de l’universitaire dont le «titre» volontairement exhibé servait plus à embellir les mensonges, savamment programmés pour abêtir l’opinion, que de nous montrer réellement l’étendue de l’intelligence qu’il est censé produire.
    Je me demande quant est-ce que «nos intellectuels» se libéreront-ils de ce complexe (ethniciste) qui plombe à chaque fois la pertinence de leur analyse s’agissant de l’histoire de Madagascar ? Quand finiront-ils de nous dire, de dire aux Malgaches, enfin la vérité au lieu de s’accommoder à corrompre, même de manière savante, les choses ?
    La France rira sous cape lorsqu’elle voit comment les « colonisés », 50 ans après une pseudo indépendance, n’arrivent toujours pas à rester « honnêtes » vis-à-vis de leurs propres compatriotes.
    50 ans après notre indépendance, et malgré le grand bon en arrière qu’on a fait, nos « intellos » s’amusent encore et volontairement à la corruption de l’histoire, à la déification de la perfidie et à l’infantilisati on du peuple.
    Comment s’étonner après si ce sont les «laitiers» ou les «akamako», demain les « trafiquants de bois de rose» qui arrivent à se hisser au poste le plus prestigieux de la République ?

    *********

    Au nom du sacro-saint droit de réponse, permettez-moi d’abord de vous remercier d’avoir participé activement aux débats suscités par mon article sur les 50 ans d’indépendance de notre pays. Je vous félicite :
    - pour le courage exemplaire dont vous faisiez preuve en vous réfugiant derrière l’anonymat trop facile des forums ;
    - pour l’extrême lucidité et la lumineuse impartialité avec lesquelles vous avez savamment décortiqué ce travail ;
    - et, enfin, pour l’inattaquable pertinence de votre raisonnement qui vous a définitivement convaincu que vous seul avez raison dans ces débats fort intéressants.
    Pour tout vous dire, j’ai pourtant reçu beaucoup de messages de gens, de divers horizons, qui ont cherché à me joindre, qui ont trouvé mes coordonnées sur Google et qui m’ont adressé des messages pour manifester leur approbation et me féliciter du courage que j’ai eu à écrire cet article. Vous devez certainement avoir une intelligence largement supérieure à la leur pour affirmer d’une façon aussi péremptoire que certains intellectuels et universitaire malgaches font de la désinformation pour, et je vous cite : «abêtir l’opinion, cacher la vérité et corrompre les choses». Ma démarche était tout à fait à l’opposé de votre pensée : juste analyser les faits et en informer le public le plus large possible, ici et ailleurs, de la façon la plus impartiale possible, pour apporter une petite contribution à la recherche d’une solution à cette crise immonde.
    Pour ce qui est de mon supposé lien familial avec la célèbre et grande famille Rabetafika, qui semble vous indisposer, eh bien je vais vous décevoir très profondément : il n’y en a aucun ! Simple hasard des homonymies. Mais je suis très fier de porter le nom de mon père, comme je le suis tout aussi fort de la signature que j’appose sur tous mes travaux, non pas – comme le laisse entendre votre incommensurable vivacité d’esprit – pour faire étalage de mon parcours qui, somme toute, est des plus banals, ni pour «embellir des mensonges», pour reprendre votre truculente expression – mais pour le respect dû à mes lecteurs qui ont le droit de savoir qui je suis et ce que je fais dans le civil.
    Une simple question de politesse élémentaire dont vous feriez bien de vous inspirer !
    Roger RABETAFIKA

  20. KintanaMananDrambo a dit :

    Gasybe,
    GTT et TIM ne font pas partie des soit-disants signataires de cet appel ! Tu n’as pas lu, il me semble, l’essentiel !!
    Ces gens-là font semblant de jouer aux pompiers, après avoir mis le feu partout ! La crise que nous sommes en train de vivre, de subir, n’est qu’une des conséquences de l’imbécilité de ces gens-là !
    Leur manque d’analyse ou de discernement, n’est que le fruit de la jalousie, de la haîne envers le Président Ravalomanana !!
    Je trouve cette litanie, carrément odieuse, et déplacée, malvenue !
    Ils devraient plutôt s’excuser, se repentir auprès du peuple, pour ce qu’ils leur ont fait !!



  21. Fred a dit :

    Mr R.RABETAFIKA>>>
    Merci pour vos analyses pertinemment Impartiales.
    Je voudrais juste dire, que effectivement d’un coté, ily a ce que l’on appelle a tort ou a travers des INTELLOS, qui s’amusent a tromper le peuple, afin de gagner un psote quelconque , en general, MAIS de l’autre coté, je pense qu’il n’y a pas que ces « intellos », il y a aussi des gens (Francais bien sur) qui travaillent pour ce que vous appelez INFANTILISER LE PEUPLE MALAGASY ET s’amusent VOLONTAIREMENT à la corruption de l’histoire,ET à la déification de la perfidie. Et je pense personnellement que ce sont ces gens là, qui sement la zizanie et le trouble dans la vie socio economique et POLITIQUE de notre pays.
    Ai je raison ? Je n’en sais rien, mais je sais que les francais ne restent pas les bras ballants, devant les diverses echanges dans les sites concernant Madagascar : « Big Boss is looking you ».
    Mais ce que j’ai exprimé n’est qu’une pauvre idée, vous avez de loin un bien meilleur point de vue la dessus. En tout cas merci,Monsieur, pour votre intervention, qui merite de loin a etre lu et SU.

  22. Roger RABETAFIKA a dit :

    Bonjour Fred,

    Quelque chose me dit que vous êtes Malgache, mais dans le doute, je vais continuer en français, pour vous parler un peu … en malgache en vous disant : « aza mba mambotry tena mihitsy »; littéralement : « ne jamais se dévaloriser soi-même ». Cela pour vous dire que tous les avis sont souhaitables et bons, pour autant qu’ils contribuent à alimenter les réflexions menées pour sortir le pays de cette crise sans fin.

  23. Fred a dit :

    Faly miarahaba anao,ary mamerina ny fisaorana amin’ny fandraisanao anjara eto amin’ity sehatra ity, satria mba olona fantatra tsy olonolom-poana, fa manana ny farim-pahaizana, sy fahendrena, afaka handinika lalina, izao zava miseho izao.
    Ataoko fa voninahitra ho an’ny Mpitolona ho an’ny Ara-dalàna eto izany, raha ny hevitro izaho samirery.Malagasy Ray sy Reny tokoa ka ! Dia soava tsarà, ho an’ny Firenentsika e !

  24. peuple malgache a dit :

    RAVALOMANANA DESTABILISE LA NATION A MADAGASCAR!
    POUR NOUS, LES PEUPLES MALGACHES=> RAVALOMANANA=ASSASSIN! RAVALOMANANA=LA PAUVRETE!
    RAVALOMANANA=VOLEUR! LES PEUPLES MALGACHES NE VEULENT PLUS DE RAVALOMANANA ET Cie!
    LA VOI DU PEUPLE DIT QU’ON NE VEULENT PLUS DE RAVALOMANANA! RAVALOMANANA=NON! NON!NON!NON! A L’INFINI……………………………….

  25. Anti-Ra8 a dit :

    Be olona b zany tao Antsahamanitra zany an! TSY MISY CHAISE VIDE MIHITSY! sady mifanesika be ny ol? ha!ha!ha! Ary maninn ary lé photo tsy mba misy vue de loin mitsy e! sa simba ny appareil ka tsy afaka maka sary LARGE mba ahitana ny AHAVITSIN’NY OLONA tonga tao????
    Tsy vahoaka ireo fa antokon’olona! aberiko eto io tenin’ny vahoaka Malagasy (peuple malgache) io hoe:
    RAVALOMANANA=ASSASSIN! RAVALOMANANA=LA PAUVRETE!
    RAVALOMANANA=VOLEUR! LES PEUPLES MALGACHES NE VEULENT PLUS DE RAVALOMANANA ET Cie!
    LA VOI DU PEUPLE DIT QU’ON NE VEULENT PLUS DE RAVALOMANANA! RAVALOMANANA=NON! NON!NON!NON! A L’INFINI……………………………….

  26. nadiagrondier a dit :

    Bravo Bravo mirary tontolo andro sambatra ho anareo rehetra

  27. Fred a dit :

    Fa angaha tsy nandositra mandritry ny 1 semaine indray i Nadia ?
    AntiRa8>>>
    Aza manody ihany ny tsy nandia fianarana : on….veulent……l’infini. Fa tsy mahagaga, tarik’i Domelina DJ no tsy nianatra firy !
    Momba nysary, tsy izay tianao akory no atao fa ny tian’ny mpaka sary…akombony ny vava, fa mba ampisehoy ny sarin’ny vahoaka miaraka manohana an’i Domelina toy izao raha misy. Tsy ny sarin’ny Miaramila Mpangalatra sy Mpandroba ary Mpamono olona akory, fa efa be aty aminay.
    Toa tsy ho azonao akory ity lazaiko kooo!Izany r’i Nadia o ????!

  28. Roger RABETAFIKA a dit :

    Ceux qui ne sont plus capables de faire valoir leurs idées versent dans les insultes et les grossièretés.

    Izay tsy mahavita ny mampiseho ny hatsaran’ny heviny dia lasa manompa sy miteny ratsy sisa.

    Restons dans cette position pleine de sagesse, loin de la haine, des invectives, ces maux terribles qui ne nous grandissent vraiment pas !!!

  29. gasybe democrate a dit :

    Roger Rabitafika
    bien d’accord avec toi : ZEN !

  30. gasybe democrate a dit :

    KM
    c’était surtout la chute que j’avais appréciée , la dette envers la Nation : oui……..
    Pour la totalité je me réserve un JOKER !



  31. gasybe democrate a dit :

    Roger Rabetafika
    Heuuuuuuuuuuuuu…
    un bémol cependant : les Malgaches n’ont pas le monopole de la corruption.Riches ou pauvres font partie du défilé :
    - un premier ministre japonais
    - un président péruvien (d’origine japonaise)
    - le père de l’actuelle reine Béatrix des Pays Bas
    - les nomenklaturas : russe et chinoise…
    - de bons dirigeants africains (mobutu, Bongo, SassouNguesso, Jacob Zuma (s’est amnistié !)
    Tant qu’il y a de l’argent à gagner : la concupiscence humaine est au rendez vous.
    C’est au peuple de se défendre
    En Angola comme à Madagascar deux tiers au moins de la population vivent toujours sous le seuil de pauvreté…dans des pays bénis des dieux : RICHES EN PETROLE OU MINERAIS DIVERS.
    Des richesses qui profitent à un tout petit nombre.
    Nous luttons actuellement pour chasser ces putschistes.
    Mais d’autres combats se profilent à l’horizon , APRES , car les mentalités sont tenaces….
    Notre faiblesse : une majorité de la population (rurale) chroniquement pauvre , habituée à la VIOLENCE DE LA MISERE que les évènements ne semblent pas toucher : un malheur de plus..ou de moins…
    Et c’est là que l’ancien colonisateur joue sur du velours (connaissance profonde de la sociologie malgache)
    La lutte des patriotes sera une lutte longue , mais imperturbable.

  32. gasybe democrate a dit :

    Roger R.
    je parle évidemment de la corruption des hommes et non du prisme déformant historique auquel tu fais allusion.
    le tutoiement est un usage sur ce site d’anonymes , rien d’outrageant.

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Ceux qui ne sont plus capables de faire valoir leurs idées versent dans les insultes et les grossièretés.
Izay tsy mahavita ny mampiseho ny hatsaràn'ny heviny dia lasa manompa sy miteny ratsy sisa.