La HAT fait encore de nouvelles victimes !

Université de Madagascar
Université de Madagascar

La HAT serait-elle sur le point de pourrir l’enseignement supérieur en laissant de côté l’Université d’Antananarivo ? Encore une fois, la HAT prend en otage les étudiants à l’approche des examens de fin d’année universitaire.
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Rien ne va plus à l’Université ! Est-ce une manière de se serrer la ceinture à la façon HAT dont l’objectif serait de prioriser les dépenses qui pourront procurer davantage de recettes budgétaires et surtout « extrabudgétaires » comme, entre autres, la gestion des bois de rose, la mise en place de l’ADESM ou encore la préparation des élections ? Ce n’est pas étonnant vu que la HAT n’a plus aucune ressource pour financer des projets « inopinés » dont, entre autres, l’organisation de « l’espace de concertation » à la CCI. C’est tout simplement de la mauvaise gouvernance et sacrifier l’enseignement supérieur aux détriments de ces initiatives « douteuses » signifierait littéralement « pourrir » l’enseignement. Ni plus ni moins !
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Avec toutes les dépenses hors budget que la HAT a engagées, durant l’année en cours, en partant des festivités lors de la célébration de la Fête de l’ « Indépendance » aux organisations de toutes ces « dinika » (c’est selon), tout était prévisible, non ? Alors, pourquoi faire la sourde oreille ? En réalité, la HAT voudrait remettre en cause les examens de fin d’année universitaire, donc mettre les pressions sur les étudiants, afin de justifier les « retards » des allocations budgétaires dont les indemnités des enseignants. En effet, la HAT aurait voulu que les étudiants mettent la pression sur le personnel universitaire y compris les enseignants pour que les cours universitaires reprennent à l’approche des examens. Surprise, cela n’a pas été le cas. Au contraire, ils se sont ralliés à leurs causes. Encore une fois, la HAT était sur le point de manipuler tout le monde pour gagner du temps avec sa caisse vide !
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Et si cela continue d’autres problèmes surviendront car d’autres examens officiels comme le baccalauréat de l’enseignement général pourrait être, lui aussi, remis en cause. Eh oui, c’est une éventualité et la semaine prochaine nous dira encore plus parce que l’office du bac travaille en étroite collaboration avec l’Université d’Antananarivo pour les préparatifs. Dans tous les cas, certaines Facultés à l’Université risqueraient de connaître une année blanche cette année et les étudiants sont devenus des victimes … comme d’habitude.
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7 pensées sur “La HAT fait encore de nouvelles victimes !”

  1. L’enseignement supérieur est sans aucun doute le domaine le plus sensible du secteur de l’éducation. C’est peut-être dû à une sorte de dimension mythique acquise lors des événements de mai 72, ou au fait que c’est un creuset qui a formé en tout ou partie bon nombre de personnalités politiques du pays. En tous les cas, nul ne peut contester que nos campus sont traditionnellement au coeur, sinon un des leviers majeurs de tous les mouvements de contestation sociales, politiques ou idéologiques. Aucun pouvoir, aucun gouvernement, aucun ministre n’a jamais pu se targuer de les « maîtriser », que ce soit par la force ou l’attribution de prébendes. A un moment ou à un autre, il a toujours fallu discuter,composer, négocier et parfois céder.
    Le conflit actuel diffère toutefois des précédentes, en ce sens qu’il est lié à l’incapacité totale des autorités à faire front. Paradoxalement, la situation est pourtant stratégiquement la moins difficile de l’histoire cahotique des rapports des campus avec le pouvoir en place. Le problème aujourd’hui est l’insolvabilité de ce qui correpondrait, dans une situation légale, à l’Etat. Le budget 2010 n’est pas disponible et ne le sera pas de sitôt. Pourtant, le salaire du personnel administratif et technique, les bourses, entre autres charges, sont inclus dans ces dotations étatiques. Dans un contexte national constitutionnel et légal, le monde universitaire comprend qu’un cas de force majeur exige la patience de tous et de chacun. Dans le contexte actuel, il n’y a aucun espoir en vue, aucun discours apaisant des institutions démontrant une quelconque volonté de sortir de l’illégalité, de se préoccuper réellement des affaires nationales, c’est-à-dire prioritairement des Malagasy en tant qu’individus, en tant que citoyens.

  2. Ranja Randria
    nous avons un gouvernement illégitime ,
    des USURPATEURS DU POUVOIR,
    en cela condamné par la C.I.
    Comme dans toutes dictatures ils ne font que SURVIVRE D’ECONOMIE PARALLELES (ex bois de rose ou drogue)pour détourner les effets économiques des sanctions .
    qi veux tu que des délinquants qui ne peuvent que vivre d’expédients s’engouffrent dans la legalité souhaitée par tous ??????
    Laissons l’étranglement s’opérer , tel un siège en état de guerre………..
    Ou bien il faut avoir le courage ou l’audace du maquis organisé. Ce n’est pas la tasse de thé des Malgaches .
    Le temps des Menalamba s’estompe.

  3. Arrêtons plus d’aller si non ça va vous faire de nouvelle victime par le FAT.Étudier pour faire quoi ? regarde les taux des chômages,250 000 directe et 18 000 000 mllions indirect rien que pour 18 mois,et quoi? REGARDE MOI, e e e toi , toi je dis,
    toi camil vitae , et toi le gaulois,toi DJ? et vous là? que ce que vous foutez là,mettez ces fusils et faire moi une rêve de bois de rose

  4. GBD:
    Remarquez bien que deux sous secteurs de l’éducation sont actuellement dans la tourmente: l’éducation fondamentale et secondaire connaît une destruction systéùatique aveugle et criminelle. L’enseignement supérieur est en voie de stigmatisation; ne serait-ce pas pour que l’ON revienne à une proposition ancienne de fermer les universités, écoles d’ingénieurs en tête, « parce qu’un pays pauvre comme le nôtre n’aurait besoin que de techniciens; les hauts cadres viendraient plus avantageusement des pays du nord » (de leur « renymalala » en tête)? Et miraculeusement, le dernier sous secteur, l’enseignement technique, ne connaît aucun remous!
    Le temps des Menalamba n’est pas si loin que cela! Sortez des grandes villes, pas besoin d’aller très loin et écoutez les mères, les anciens, les hommes qui n’en peuvent plus de s’éreinter pour que survivent leurs enfants; la colère gronde et monte. Le miracle de Leipzig 89 n’est plus loin…

  5. Ranja Randria
    Dans toute dictature les premières cibles sont les intellectuels
    => le savoir , c’est le pouvoir
    => le savoir , est source de contestation et d’opposition.
    Donc il faut tuer le mouvement dans l’oeuf.
    => la françafrique , dans son acception la plus arriérée qui marche auprès d’un DJ (bac moins 50)
    * va d’abord oeuvrer pour que la langue française(langue en berne partout) DOMINE , pensant dominer les esprits!
    CHOU BLANC ME CONCERNANT !
    De toute façon il faudrait placer l’Anglais pour nos enfants .
    * ensuite elle placerait , comme tu l’appréhendes des cadres supérieurs français , qui coifferons les Malgaches même diplomés de l’extérieur ?????????
    Ce que tu dis est grave :
    c’est un retour pur et dur au système colonial.
    Mais un scéma noir pas impossible de domination .
    D’où la nécessité de SOLIDARITE FORTE DANS TOUTES ACTIONS DE RESISTANCE .
    Les Fetison et ceux qui ont baissé la garde ne sont pas fiables : manque de vision politique .
    ** Personnellement je tendrais à me placer derrière un Ranjeva et/ou Ambroise Ravonison peut être,
    personnages qui me semblent plus sécurisants ,
    compte tenu de leurs déclarations respectives qui tiennent la route , plus concrètes,
    et ils ne restent pas dans la banalité pleurnicharde .

  6. et les gars, il est facile de critiquer. Je suis désolé de votre comportement car il faut un changement de mentalité si nous voulons vraiment s’avancer. L’Etat actuel essaie d’assainir la gestion financière au sein des universités avant de donner satisfaction à tous. Il n’est pas acceptable qu’on dote des budgets sans que les gestionnaires des fonds ne fournisse pas un état de compte administratif et financier des années précédentes. Il faut également un quitus pour pouvoir attester que la gestion était bonne ou pas. Le problème ce que les étudiants sont devenus armes des incompétents et voleurs au sein des universités car ils savent bien que s’ils ne font pas leur travail ou bien ils cachent volontairement les détournements qu’ils ont faits , aucun budget ne doit débloqué. Et si le budget n’est pas débloqué à temps, y aura des grèves. Et ils jouent ce phénomène de temps en temps. Qui sont les victimes ? Ce sont les étudiants. Cher confrère, il est grand temps d’ouvrir les yeux, la grève ne s’agit pas d’une solution pérenne mais temporaire donc, il faut chercher d’autres pressions à mettre en œuvre. Vous avez de la chance d’avoir étudier à l’université public, boursé et équipé, logé, sans écolage, ne soyez pas égoïste. Vous devez apprendre à se comporter comme vraiment un intellectuel qui agit avec de grande sagesse et attention.Merci

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