Médiocrité à tous les niveaux

Médiocrité
Médiocrité

Il y a 19 ans, jour pour jour, le 10 août 1991, des dizaines de malagasy ont perdu leur vie pour la liberté de ce pays, la vraie liberté. Une mémoire particulière pour ces martyrs pour lesquels nos gratitudes sont plus que de l’ingratitude.

Tout le monde attend de sortir de cette crise. Ce même tout le monde dit qu’il faut que cela se fasse le plus rapidement possible. A ce jour, il s’est presque écoulé deux ans sans que rien ne soit résolu. Parallèlement à cela, les responsables de cette crise ont été désignés très trop et aussi vite que les problèmes ont apparu. Aussi, le plus rapidement prend tout son sens.

Mais, effectivement, qui sont les responsables? Malgré des règles préalablement établies, «à la manière d’une société civilisée et démocratique», désigner les responsables est aujourd’hui chose impossible car pour les uns c’est le fait des autres et pour les autres c’est à cause des uns. Et de ce point de vue là, les uns sont différents des autres qui, eux, ne sont pas les mêmes que les uns.

Cependant, que ce soient les uns ou que ce soient les autres, tous se réclament comme étant des malagasy. Et la culture malagasy, toutes ethnies confondues, est sans équivoque sur ce point là. Elle dit «ny hazo no vanon-ko lakana, ny tany naniriany» et tous sont des «vato nasondrotry ny tany». Autrement dit, les premiers et vrais responsables sont la société et les citoyens. Tous ces politiciens, dirigeants ou non, sont tous issus de la société et ont tous été de simples citoyens avant de devenir hommes politiques ou hommes d’Etat. S’ils sont mauvais, c’est la société, cette terre stérile, qui a failli.

Dans le concret, la première et principale responsabilité revient effectivement aux citoyens détenteurs de droit de votes. Eux, qui ont choisi ceux qui seront leurs futurs dirigeants et notables. Les mêmes citoyens qui ont aujourd’hui du mal à suivre et maîtriser ceux et celles qu’ils ont élu. La première responsabilité est la leur puisque c’est à eux de «bien connaître» ceux et celles qu’ils allaient élire. N’est-ce pas à eux de détecter les atouts et les éventuelles faiblesses potentielles de ce ceux et celles qu’ils vont élire?

Ceci amène à dire qu’au sein de la société, parmi les citoyens, le rôle des intellectuels et assimilés est primordial. Leurs défaillances sont nombreuses et énormes depuis des lustres. Et, ils continuent à s’entretenir dans cette voie de la médiocrité. Combien travailleurs dans la fonction publique n’ont-ils pas d’activités privées et lucratives pour ne pas dire détenteurs de sociétés privées? Combien parmi les membres des forces de l’ordre ne sont-elles pas à l’origine de désordre? Combien parmi ceux et celles qui ont fait le serment d’Hyppocrate ont-ils basculé dans l’acte de l’hyppocrite? Combien de «solombavam-bahoaka» ont-ils mangé ce qui devait revenir à ceux qu’ils devaient représenter? Aujourd’hui, la société civile est une activité politique qui se pratique en parallèle du vrai politique… Le pire dans l’histoire c’est que tous ces intellectuels et assimilés nagent en plein bassin de théories sur base de concepts mal interprétés volontairement ou non. Jusqu’à ce jour, rares sont, pour ne pas dire personne, ce qui ont su et réussi à définir c’est qu’est le développement, le mot magique des politiciens. L’utilisation des «termes» démocratie, république, constitution se fait à tout-va sans que cela prenne leurs vraies significations.
Aussi, avec le nombre de partis politiques à Madagasikara, avec le nombre de «sociétés civiles», aucune sortie de crise n’est en vue. Où sont ces qualifiés d’intellectuels et assimilés? Et, que peut-on attendre d’eux exactement sachant qu’ils font partie de ceux qui envoient le jeu sur un terrain non défini et sans règles de jeu du tout.

Que peut-on espérer pour Madagasikara? Ce pays est aujourd’hui proche de l’extinction, un pays atteint du SIDA. Il n’a plus de système de défense digne de ce nom. Dans le système immunitaire biologique, la défaillance du système immunitaire se traduit par la non-reconnaissance du soi et du non-soi. Le mal de Madagasikara est aujourd’hui que son système immunitaire reconnaît plutôt les particules étrangères que ces propres cellules.

Il y a 19 ans, on a eu notre liberté. Qu’en a-t-on fait?

13 pensées sur “Médiocrité à tous les niveaux”

  1. Je remercie à Mydago de l’avoir publié. Je trouve en effet plus adéquat d’utiliser des blogs déjà en place que d’en ouvrir d’autres. Et ce, pour que les idées et infos ne s’éparpillent pas.
    Alors, merci à Mydago.

  2. En 1947 des combattants ont cru avoir leur libertés ,en 1972 des etudients et eleves ont cru se battre pour la liberté ,en 2009 une foule a cru se battre pour la liberté !

  3. Sariteny
    2009 = manipulation DEBA + FRANCE + RAJOELINA (radio Viva)
    Na inona na inona izay tsy mahamirana momba ny governemanta Ravalomanana:
    dia HELOKA MAZAVA HO AN’IREO MPANONGANA FANJAKANA.(manompa any Malagasy nifidy erany nosy )
    Na inona, na iniona tsy mahafaly dia vaofidim-bahoaka izy , ary ny mandat atraminy 2011.
    Akotry izany dia resaka mandreraka fontsiny…
    Sarkozy 30% aminy sondage , Chirac 28% tsy nirodana satria vaofidy :
    IZANY NY DEMOKRASIA MILA HENARINA .
    Ampiasao ny accords de MAPUTO dia vita ny baolina re !

  4. En 1947 nous avons eu notre Liberté. Qu’en a t-on fait ?
    Cette question est à poser aux auteurs du coup d’état, certains de nos compatriotes convertis en GRANDS-GUIGNOLS qui ont vendu notre pays aux ETRANGERS pour quelques poignets d’argent. Notre LIBERTE faisait partie du Lot.
    Bien avant le compromis de vente, les futurs acquéreurs avaient installé leur fête foraine sur notre terre proposant des offres d’emploi (DJ, tourneurs de manège, danseurs et KABAReurs) soit 20 000 personnes en tout sur la place du 13 mai.
    Un parti politique du Type FRONT NATIONAL doit être crée à Madagascar pour nous débarrasser de ces étrangers sans scrupule une bonne fois pour toute.

    ALLONS, ENFANTS DE MENALAMBA
    LE JOUR DE GLOIRE NE SERA PAS LOIN !!!!!!!

  5. Ady iarahana @ « alliés »,hamotehana ireto firinga-na malagasy sy fransafrikana ireto no hany vaha-olana hampijoroana ny ara-dalàna sy ny firenena. Sisan’izay sarin’ady. Indrisy fa tsy sahy kitihantsika ireto frantay ireto. Ka miandry an’i paoly eto foana.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *