Tena malahelo marana aho,
ary mamangy faoriana ny fianakaviany,
na dia tsy mifankafatatra aza…
FISAORANA MANOKANA momba ireo hira mampatsiaro ny faoryany vahoaka………..
manahona daholy re ! tompoko oh!
miara miondrika @ fianakaviany tompokolahy sy ny tariky mahaleo koa aho! ary miara miory @ nareo rehetra ……ary dia mamangy @ fahorina re tompoko oh!nohony maha samy malagasy toko moa dia ontsa ny fo no sady malahelo ,marina fa tsy mifankalala fa mifakahita @ fanaova mpty sns…..
dia miara miory koa @ vahoka malagasy fa tena toa be izay mpanakato malaza lasa izay…..
maheraza re tompoko oh!
Vaovao mampalahelo: nindaosin’ny fahafatesana i Raoul ao amin’ny tarika Mahaleo (rahalahan’i Dama mpihira an’io hira io)!
Hommage à RAOUL:
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- « RIVOTRA »
Ny rivotra mandalo ve
no mitondra tadio?
Ny rivotra mifafy ve
no mitondra io orana io?
Ny tany ve no ratsy
sa ny olona
no efa lany vatsy?
Ny tany ve no boboka
sa ny olona
no vizana sy drodroka?
Dia hoy aho manontany tena
mba ho aiza ihany no hiafarana
Gagagaga sy mihenahena
ireo olona ao an-tanà na
Voazara ho antokotokon’olona
Voazara ho vondrombondron’olona
Nozarainy ho fokofokon’olona
am’izay angamba
tsy ho vanon-ko olona
Ny rivotra mandalo ve
no mitondra tadio?
.
traduction française:
- « LE VENT »
Est-ce le vent
qui sème la tempête ?
Est-ce le vent
qui apporte la pluie ?
Est-ce la terre qui est fatiguée
ou ses habitants
qui sont épuisés ?
Est-ce la terre qui est désolée
ou ses habitants
qui sont terrassés ?
Et je me demande
où tout cela va nous mener ?
La population est résignée,
abrutie, désemparée
En groupuscules divisés
En petits clans partagés
En ethnies, on nous a opposés
On va finir
par perdre notre humanité
Est-ce le vent
qui sème la tempête ?
Tena malahelo marana aho,
ary mamangy faoriana ny fianakaviany,
na dia tsy mifankafatatra aza…
FISAORANA MANOKANA momba ireo hira mampatsiaro ny faoryany vahoaka………..
manahona daholy re ! tompoko oh!
miara miondrika @ fianakaviany tompokolahy sy ny tariky mahaleo koa aho! ary miara miory @ nareo rehetra ……ary dia mamangy @ fahorina re tompoko oh!nohony maha samy malagasy toko moa dia ontsa ny fo no sady malahelo ,marina fa tsy mifankalala fa mifakahita @ fanaova mpty sns…..
dia miara miory koa @ vahoka malagasy fa tena toa be izay mpanakato malaza lasa izay…..
maheraza re tompoko oh!
Tohina ny fo, tsy hita zay holazaina, toa mbola manonofy tsy mety mino fa tsy eo intsony ianao. Misaotra t@ ireo zavatra maro nozarainao t@ alalan’ny talenta, ny torohevitra, ny fiarahana sy ny sisa. Ankizy nilaozan-tsakaiza ka milalao vovoka irery, nefa izay no fiainana, tsy maintsy atrehina, hoy ianao izay. Mandria am-piadanana, Daroul.
Raoul,
Aussi ne connaîtra-t-on jamais tes verbes personnels sur ce boulet que traîne ta patrie pour laquelle tu t’es tant battue, pour laquelle tu t’es tant donné. Toi, que l’on écoute, devenu écoutait, beaucoup du fait de ta discrétion manifeste, criante et si exposée. Mais, qui a toujours été fidèle à tes convictions, tranchant, plein de justesse, direct mais juste, stoïque, conciliant sans rein concéder, sans excès, vif mais dans le respect… à chacune de tes sorties.Tes frères d’art, dont ton propre frère, pouvaient s’exprimer, mais rien ne vaut, désormais ne valait, les dires de Raoul.
A-t-on vu certains de tes frères d’art se tenir aux cotés de politiques et de la politique,voire même faire de la politique. A-t-on vu encore certains s’engager dans des ONG pour s’enorgueillir plus tard. A-t-on attendu des faits de tes autres frères d’art. Toi, t’as toujours été celui que j’ai décrit plus haut. Professionnellement, t’as honoré le serment que t’as fait sien. Ces derniers temps, on t’a entendu et tu l’as fait en dernier parmi les tiens, et malheureusement pour la dernière fois aussi, pour t’exprimer.
Le doute emplit l’esprit critique. Aussi me suis-je permis d’en émettre sur tes propos. Justement parce que l’on attend toujours plus des sages. Ainsi, faudrait-il lire dans ta dernière sortie que le médecin que tu étais disais que quand on est au stade du curatif il faut soigner uniquement là où il y a le mal.
Demain, les autres les exprimeront à ta place. Mais, ceux qu’ils diront n’auront de vrais sens car ce n’est pas toi qui l’a dit.
Il fût un temps où je courais après les rares bandes enregistrées de Mahaleo. Je me suis rendu compte que non seulement les chansons que j’ai cherchées étaient, la plupart du temps, les tiennes mais en plus elle étaient rares. Aussi discret que tu le fus. De Mahaleo, on retiendra de toi, à par ta voix grave, la mélancolie de tes chansons d’amour et l’entrain de tes chansons engagées. Mais, surtout, pour ma part, je retiendrai qu’avec des accords simples on peut faire de grandes chansons.
On se souviendra aussi que c’est de toi qu’es rené le groupe après une période de séparation, t’es le ciment et l’unité du Groupe Mahaleo. Ces derniers temps, j’ai vraiment du mal à écouter, à chanter du Mahaleo, parce que je suis tellement leo de ce « tabataba lalandava » dont ton Groupe n’est pas étranger. Mais, sans avoir fait attention, à chaque fois que j’ai écouté ou chanté du Mahaleo, ce sont tes œuvres que j’ai écoutées et chantées dont forcément Somambisamby, génération 91 que je suis ne pourra jamais oublié Tontolo iainana et le sentimental en moi clame Tiana ve?
Tu es un des rares à avoir vraiment fait exister Madagasikara contre vents et marées. Tu es d’Ambatofinandrahana et t’as soigné les Betsimisaraka chez eux et ceux et celles qui ont habité avec eux. Chacun a ses idées, mais on ne peut t’enlever ton patriotisme.
Aussi, je dis SALUT L’ARTISTE et sans doute UN de nos GRANDS PENSEURS. Tu me manqueras.