Ces industriels qui ne voulaient pas et ne veulent pas changer… au détriment du peuple !

Tropical

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Avec toutes les conséquences économiques néfastes que le pays a enduré depuis le coup d’État ne serait-ce que sur le plan de l’emploi, les tenants du pouvoir actuel ainsi que leurs sympathisants de tous horizons, minoritaires bien sûr, semblent ne vouloir rien comprendre des enjeux positifs des investissements et des aides extérieures en renfermant le pays sur lui-même.
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C’est vrai ! Apparemment, nos industries « familiales » dont on hérite de père en fils en seraient les plus réticentes. En effet, comment pourrait-on évoluer si la plupart de nos industries locales se contentaient de nous proposer ou d’imposer, cela va de soi, des produits dont les moyens de fabrication demeuraient inchangés durant un demi-siècle ? Si c’est avec cet état d’esprit que l’on essaye de diriger le pays, effectivement notre pays s’appauvrira tout en sachant que les investissements à grande échelle demeurent les seuls pourvoyeurs d’emplois chez nous.
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Et le comble c’est que la majorité de ces industries travaillent dans les produits de première nécessité dont la part de marché s’est vu. Eh bien, tout cela justifie beaucoup de choses. Certaines personnalités politiques siégeant dans les hautes sphères du pouvoir actuel ont déjà manifesté leur réticence à l’ouverture de Madagascar vers l’extérieur.
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D’une part, l’acharnement, les diabolisations de ces gens-là à l’encontre du Président Ravalomanana s’expliquent en réalité par des intérêts d’ordre économique puisque que leurs parts de marché se trouvaient effritées par les industries de grande envergure durant le régime Ravalomanana, faute d’investissements. D’autre part, étant opportuniste de nature pour des business de pacotille, ils ne voulaient pas investir en se contenant du peu que leurs activités rapportent. Pas de projets d’envergure à terme, ni d’investissements à grande échelle. Et tout cela au détriment du peuple qui aurait dû jouir des avantages socio-économiques d’une concurrence loyale sur un marché dynamique, illustrée par des baisses de prix conséquentes.
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Et si l’on observait bien, ces industries « familiales » ont du mal à s’adapter aux conjonctures actuelles à cause de la crise qui perdure alors qu’elles espéraient trouver leur compte après avoir évincé le Président Ravalomanana. Plusieurs secteurs en sont touchés dont entre autres, la farine, le savon et le sucre d’où le recours aux importations. Pour optimiser leurs dépenses, le ménage moyen préférerait les réduire. Et il ne faut pas chercher midi à quatorze heures, si c’est à ce tarif-là que l’on revienne aux « tsena mora » avec les « carnets fokotany » autant revivre les années 80 que les « foza orana » de pure espèce ignoraient sûrement.
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2 pensées sur “Ces industriels qui ne voulaient pas et ne veulent pas changer… au détriment du peuple !”

  1. Rating: bien
    Je crois même qu’il y a plusieurs points à considérer:
    – victimisation des consommateurs: les prix à la consomation restent élevés (à cause de plusieurs facteurs dont la vieillesse du matériel/équipements qui engendre des coûts d’entretien élevés car les pièces se font rares)
    – la concurrence n’est pas réllement appliquée: les prix fluctuent beaucoup. On ne connaît pas vraiment la qualité des produits mis sur le marché
    – gel de l’emploi et des salaires pour garder les marges bénéficiaires, etc. On ne partage donc pas les bénéf par la création d’emplois, la motivation des employés, …
    Bref, tout le monde ne naît pas investisseur au sens propre du terme.

  2. « Bref, tout le monde ne naît pas investisseur au sens propre du terme. »
    … et aussi tout le monde ne peux pas être chef de l’Etat en même temps !!!

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