Désobéissances civiles, limites des nominations de PDS ?

cyclo-pousse Toamasina
cyclo-pousse Toamasina
cyclo-pousse Toamasina

Est-ce la goutte d’eau qui fera déborder le vase ? Avec des attitudes aussi maladroites que de contrôler à tout bout de champ les capacités des cyclo-pousse dans la capitale de l’Est, l’on dirait bien que les nominations de PDS démontrent ses limites.

En fait, des approches plus objectives pour faire face à la situation dans son ensemble auraient pu être envisagées. En ce qui concerne les cyclo-pousse de Toamasina, les autorités sur place auraient dû les sensibiliser avant de procéder aux mises aux fourrières des véhicules. Il en est de même du cas des Maires qui seront démissionnaires d’office s’ils voulaient se présenter aux élections communales. Tout cela ne se résume-t-il pas tout simplement à un abus de pouvoir ?

Si la HAT avait donné ne serait-ce qu’un minimum de bons exemples en laissant les élus s’occuper de leurs électeurs, nous n’en serions pas là ! Que pourraient-ils se passer si l’on destituait de force tous les maires élus restants pour les remplacer ensuite par des PDS dont les tâches principales consisteraient aux retouches finales des listes électorales ? Si le maire démissionnait, il risquerait de ne plus être réélu car la liste électorale aurait été déjà à l’avantage des candidats TGVistes, non ? Alors pourquoi démissionner ? Un simple mot suffit à démontrer ce que la HAT essaye de faire, « imposer » encore et toujours !

Ces nominations de PDS massives que la HAT ait l’intention d’imposer au peuple mettront de l’huile sur le feu. Les émeutes qui ont eu lieu à Toamasina en disent beaucoup et reflètent la consternation générale de la population face à cette autorité « bidon » qui sème la terreur partout. En effet, les révoltes populaires bien qu’elles soient sporadiques à l’heure présente risqueraient de se généraliser dans la mesure où notre situation s’empire avec l’enlisement de la crise. Et toutes ces scènes de désobéissances civiles, si l’on pouvait les qualifier ainsi, face à toutes les formes d’autorités publiques dénotent les limites des nominations de PDS car ces derniers, sans le soutien du peuple, n’arriveront bien entendu à aucun résultat.

En conclusion, l’assurance que l’État procurait au peuple pendant le régime Ravalomanana n’est plus. Cependant toute chose a une fin en espérant que la médiation menée par la SADC ou le « vonjy aina » de Raymond Ranjeva aboutisse à une nouvelle structure acceptée par la majorité, même sans Rajoelina.

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