Du concret, SVP !

La dernière visite de la délégation de la SADC semble être prometteuse et l’on voit déjà certains ténors pro-HAT parler d’un autre langage qui, pour le moment, doit être considéré avec méfiance puisque la parole est une chose et l’acte en est une autre. Du concret, SVP !
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A entendre un éminent membre de la HAT dire que les emprisonnements à l’encontre des opposants ne résoudraient pas la crise sort de l’ordinaire. Ce n’est pas trop tôt ! Cela fait un bail que l’on n’a pas entendu un propos sensé, s’il en est vraiment un, de la part de la HAT. A quoi elle joue donc la HAT ? Eh bien, on n’en sait trop rien toutefois les faits sembleraient confirmer la thèse selon laquelle cette HAT éclatera d’elle-même car à mesure qu’elle se maintient au pouvoir, elle fera une minorité de privilégiés… et donc une majorité de lésés, une situation qui, logiquement, aboutira aux guéguerres intestines entre pro-HAT.
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Après le divorce consommé entre le PDS de la capitale et le Ministre de l’Aménagement du Territoire, vient ensuite le cas de l’Escopol. En effet, les têtes pensantes de cette mouvance ne parlent plus le même langage politique et probablement la dernière visite du Dr Simao et son équipe dans la Grande Ile y serait pour quelque chose. Eh oui ! Est-ce que les divergences d’opinions se situeraient-elles donc au niveau de la reconnaissance internationale puisque l’autre partie aurait eu l’intention de soumettre des propositions au Dr Simao sans avoir consulté les autres membres de la mouvance ? Sinon, certains essaieraient-ils de se déculpabiliser des oppressions infligées aux opposants vu que la résolution de la crise est sur la bonne voie ?
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Toutes ces questions méritent une attention particulière et tout le monde attend des gestes concrets de la part de la HAT ne serait-ce que pour une trêve politique durant les fêtes de fin d’année. Cependant, au niveau de la Justice, aucun signe allant en ce sens n’est perceptible jusqu’à présent puisque les trois leaders des 3 mouvances dont les demandes de mises en liberté provisoire se sont vu refusées à plusieurs reprises croupissent encore en prison. De leur côté, un mois après l’affaire BANI, les forces de l’ordre continuent leurs auditions. Persister à museler l’opposition suffirait-il à apaiser une atmosphère politique tendue avant le prochain retour du Dr Simao à Madagascar au mois de janvier ? L’avenir nous le dira ! A suivre !
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