Hommage aux femmes engagées dans les "révolutions de jasmin" et ailleurs en Afrique !

Mengue M’Eyaà

Dans le cadre de la journée internationale des femmes et sur fond de musiques actuelles malgache et gabonaise de Pierre Claver Zeng s’est tenue à Noisy le Sec une exposition-débat consacrée au rôle des femmes dans les mouvements démocratiques de libération, notamment en Afrique (Afrique du Nord et Afrique subsaharienne).

Après une démonstration réussie et festive de danse de l’association Afro Caribean Jo’School, les débats étaient animés par  Mengue M’Eyaà, présidente du Mouvement civique des Femmes, et Djamila Benaïssa,  secrétaire générale, coordinatrice de la soirée,  qui  ont tenu à remercier la ville de Noisy le Sec pour avoir permis d’organiser ce débat au centre municipal Gérard Philipe et d’avoir prêté son concours pour l’édition des invitations et plaquettes diffusées auprès des Noiséens.
8 élus, dont le maire de Noisy le Sec, M. Rivoire, M. Lerenard, adjoint au maire aux associations, Mme Sannier, adjointe au maire chargée du logement, et les adjoints au maire chargés de la démocratie participative, MM Franceshini et Cressiot sont venus à la soirée, ainsi que des membres des conseils de quartiers.Nasser FERRADJ, ancien élu coordinateur des conseils de quartiers est également venu en ami.
Nous avons été honorées de la présence de femmes de qualité de nombreuses origines qui ont répondu à notre invitation. Une cinquantaine de collégiens et lycéens sont également venus (lycée et collège Olympe de Gouges).
 A noter aussi, il y avait une exposition de robes et bijoux de Madagascar. Pour un clin d’œil aux femmes étaient exposées des robes de Tunisie, d’Algérie, du Maroc et d’Egypte. Pour l’Afrique noire, il y avait des robes du Cameroun, de Côte d’Ivoire, du Togo et du Gabon…Les femmes revendiquent le fait d’être vêtues d’une robe et faire la révolution dans leurs pays respectifs.
 Les témoignages de plusieurs femmes ont été entendus :
 – Mme Eliane NAIKA, sénatrice de Madagascar, qui a effectué deux mandats, dont le dernier interrompu,  a expliqué que son pays vit une tragédie depuis un coup d’Etat en mars 2009 qui a destitué le Président élu. Les libertés publiques ont été abolies, et, depuis lors, la terreur règne dans le pays. Elle a elle-même été arrêtée, torturée, et si elle n’avait eu son passeport français – elle a la double nationalité-, elle aurait pu connaître pire encore.

Melle Farida NABOUREMA, étudiante togolaise et féministe se bat afin de dénoncer la dictature d’Eyadéma qui a « emporté » les élections dans son pays dans des conditions scandaleuses. Elle souhaite tenter d’éveiller les consciences internationales sur la question du Togo et au-delà de ce pays,  de tous les processus démocratiques abolis et ridiculisés avec le soutien du pouvoir français.

-Mme Emilie KEUCHA, camerounaise dresse à son tour l’état des menaces qu’elle et son mari ont eu au Cameroun, pays dans lequel les libertés publiques n’existent pas.
Un débat s’instaure avec la salle. Aïcha ZAGHLOUMI, d’origine tunisienne, marque son admiration envers les actions menées par le Mouvement Civique des Femmes et les femmes courageuses présentes ce soir. Elles sont un exemple pour toutes les autres.


Puis, Mme Mengue M’Eyaà évoque la situation gabonaise, et le récent assassinat de Marie BENDOME, une mère de famille de 38 ans, tuée par le régime Bongo parce qu’elle et des militants politiques manifestaient pacifiquement en faveur de la démocratie.
  Elle précise que les problèmes rencontrés par les femmes africaines ne peuvent être réduits aux questions d’excision ou de polygamie, qui ne touchent qu’une partie de l’Afrique de l’Ouest. En effet, les femmes constituent plus de la moitié de la population en Afrique. Elle dénonce au Gabon l’instrumentalisation des femmes liges alibis très présentes dans le pouvoir gabonais mais qui sont souvent recrutés pour leurs compétences et leur docilité aux hommes qui détiennent le véritable pouvoir politique. L’absence d’alternance dans la plupart des pays rend finalement très difficile toute évolution positive. C’est pourquoi, ce qui s’est passé en Tunisie et en Egypte, mais aussi dans les Etats du Golfe persique est important pour l’avenir, y compris pour l’Afrique subsaharienne.
Après ce débat au cours duquel Helmut BONNET, ancien élu aux associations et Jean-Paul Lefebvre, conseiller municipal actuel et président du groupe des élus socialistes,  ont pris la parole, il est rappelé que la soirée est aussi dédiée à une grande dame au service de la littérature, Mme Christiane Yande Diop, directrice de la Maison d’édition Présence Africaine. 
écrit par Mengue M’Eyaà


Mengue M’Eyaà

Dans le cadre de la journée internationale des femmes et sur fond de musiques actuelles malgache et gabonaise de Pierre Claver Zeng s’est tenue à Noisy le Sec une exposition-débat consacrée au rôle des femmes dans les mouvements démocratiques de libération, notamment en Afrique (Afrique du Nord et Afrique subsaharienne).

Après une démonstration réussie et festive de danse de l’association Afro Caribean Jo’School, les débats étaient animés par  Mengue M’Eyaà, présidente du Mouvement civique des Femmes, et Djamila Benaïssa,  secrétaire générale, coordinatrice de la soirée,  qui  ont tenu à remercier la ville de Noisy le Sec pour avoir permis d’organiser ce débat au centre municipal Gérard Philipe et d’avoir prêté son concours pour l’édition des invitations et plaquettes diffusées auprès des Noiséens.
8 élus, dont le maire de Noisy le Sec, M. Rivoire, M. Lerenard, adjoint au maire aux associations, Mme Sannier, adjointe au maire chargée du logement, et les adjoints au maire chargés de la démocratie participative, MM Franceshini et Cressiot sont venus à la soirée, ainsi que des membres des conseils de quartiers.Nasser FERRADJ, ancien élu coordinateur des conseils de quartiers est également venu en ami.
Nous avons été honorées de la présence de femmes de qualité de nombreuses origines qui ont répondu à notre invitation. Une cinquantaine de collégiens et lycéens sont également venus (lycée et collège Olympe de Gouges).
 A noter aussi, il y avait une exposition de robes et bijoux de Madagascar. Pour un clin d’œil aux femmes étaient exposées des robes de Tunisie, d’Algérie, du Maroc et d’Egypte. Pour l’Afrique noire, il y avait des robes du Cameroun, de Côte d’Ivoire, du Togo et du Gabon…Les femmes revendiquent le fait d’être vêtues d’une robe et faire la révolution dans leurs pays respectifs.
 Les témoignages de plusieurs femmes ont été entendus :
 – Mme Eliane NAIKA, sénatrice de Madagascar, qui a effectué deux mandats, dont le dernier interrompu,  a expliqué que son pays vit une tragédie depuis un coup d’Etat en mars 2009 qui a destitué le Président élu. Les libertés publiques ont été abolies, et, depuis lors, la terreur règne dans le pays. Elle a elle-même été arrêtée, torturée, et si elle n’avait eu son passeport français – elle a la double nationalité-, elle aurait pu connaître pire encore.

Melle Farida NABOUREMA, étudiante togolaise et féministe se bat afin de dénoncer la dictature d’Eyadéma qui a « emporté » les élections dans son pays dans des conditions scandaleuses. Elle souhaite tenter d’éveiller les consciences internationales sur la question du Togo et au-delà de ce pays,  de tous les processus démocratiques abolis et ridiculisés avec le soutien du pouvoir français.

-Mme Emilie KEUCHA, camerounaise dresse à son tour l’état des menaces qu’elle et son mari ont eu au Cameroun, pays dans lequel les libertés publiques n’existent pas.
Un débat s’instaure avec la salle. Aïcha ZAGHLOUMI, d’origine tunisienne, marque son admiration envers les actions menées par le Mouvement Civique des Femmes et les femmes courageuses présentes ce soir. Elles sont un exemple pour toutes les autres.


Puis, Mme Mengue M’Eyaà évoque la situation gabonaise, et le récent assassinat de Marie BENDOME, une mère de famille de 38 ans, tuée par le régime Bongo parce qu’elle et des militants politiques manifestaient pacifiquement en faveur de la démocratie.
  Elle précise que les problèmes rencontrés par les femmes africaines ne peuvent être réduits aux questions d’excision ou de polygamie, qui ne touchent qu’une partie de l’Afrique de l’Ouest. En effet, les femmes constituent plus de la moitié de la population en Afrique. Elle dénonce au Gabon l’instrumentalisation des femmes liges alibis très présentes dans le pouvoir gabonais mais qui sont souvent recrutés pour leurs compétences et leur docilité aux hommes qui détiennent le véritable pouvoir politique. L’absence d’alternance dans la plupart des pays rend finalement très difficile toute évolution positive. C’est pourquoi, ce qui s’est passé en Tunisie et en Egypte, mais aussi dans les Etats du Golfe persique est important pour l’avenir, y compris pour l’Afrique subsaharienne.
Après ce débat au cours duquel Helmut BONNET, ancien élu aux associations et Jean-Paul Lefebvre, conseiller municipal actuel et président du groupe des élus socialistes,  ont pris la parole, il est rappelé que la soirée est aussi dédiée à une grande dame au service de la littérature, Mme Christiane Yande Diop, directrice de la Maison d’édition Présence Africaine. 
écrit par Mengue M’Eyaà


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