Perte de temps ou gain de temps, au pire des cas, qui sera tenu responsable ?

Le dialogue malgacho-malgache est voué à l’échec malgré les médiations de la SADC et Rajoelina ne cèdera pas d’un pouce. La dernière feuille de route Simao qui désavantage les 3 mouvances est loin de répondre aux attentes de la CI alors pourquoi insister sur ce genre de dialogue si ce n’est qu’une perte de temps inutile… ou encore un gain de temps pour ceux qui en profitent ? Le fait est que le peuple n’en peut plus !

Pour une nième fois, le peuple doit donc attendre que la SADC se réunisse. Et apparemment, les réponses à ce genre de crise tardent à venir alors qu’en mars 2009, la SADC avait déjà exhorté, « (…) Rajoelina à évacuer d’urgence la présidence, ce qui ouvrira ainsi la voie au rétablissement inconditionnel dans ses fonctions du Président Ravalomanana » et « (…) les Etats membres à afficher une position ferme et unie contre l’éviction illégale du pouvoir du Gouvernement démocratiquement élu de Madagascar par les militaires et leurs alliés. ».

Où en sommes-nous actuellement ? Nulle part ! La position de la SADC demeure ambiguë et la dernière feuille de route Simao qui n’est pas encore validée, laisserait à Rajoelina le temps de préparer les élections « à sa façon ». Par ailleurs, les sanctions internationales qui vont à l’encontre des putschistes ne semblent plus être d’actualité à entendre un Roland Ratsiraka crié haut et fort qu’il avait, lui aussi, mené des lobbyings en terre étrangère. En passant, on aimerait bien savoir qui l’avait accueilli !?

Bref, tout le monde s’accorde à dire que la CI fait face à de nombreux obstacles pour résoudre cette crise et l’entêtement de Rajoelina figure en première liste. Est-ce un si grand « obstacle » ou est-ce le pays qui soutient Rajoelina qui pose problème à tel point que la CI ou la SADC, si vous voulez, demeure « passive » en observant et « encourageant » le dialogue malgacho-malgache qui, à priori, n’aboutira à aucun accord ? Faute d’accords donc, le pays serait obligé de passer aux élections moyennant d’énormes risques d’explosion sociale sans précédents si, par malheurs, les foza arrivaient à les organiser à leurs façons comme le dernier référendum. Enfin, au pire des cas, qui en sera tenu responsable ?

3 pensées sur “Perte de temps ou gain de temps, au pire des cas, qui sera tenu responsable ?”

  1. Franchement, je ne vois qu’une alternative actuellement: la mise en place du GVT décidée par le Prof. ZAFY: on n’en a plus cure, alors, il faut foncer, car la SADC attend aussi un geste de notre part, nous, les légalistes!
    Alors, agissons!.. Nous sommes trop passifs, pour ne pas dire trop pacifiques! La SADC et la CI sont là pour nous appuyer, mais les ACTIONS, LES VRAIES, DEPENDRONT DE NOUS, DE NOTRE BON VOULOIR, DE NOTRE COURAGE, DE NOTRE VOLONTE!

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