Quelle « normalité »… faute d’argent ?

Les mouvements de revendication et de contestation contre certaines décisions et manœuvres politiques du pouvoir en place s’intensifient alors que les pro-HAT crient partout que la situation serait « revenue à la normale ». Eh bien, entre autres, les manifs estudiantines, la manif des douaniers et enfin, la menace de grèves des fonctionnaires ne seraient-elles donc rien d’autre que des « caprices » insignifiants nécessitant les interventions musclées des forces de l’ordre ?

Tous les moyens sont bons pour faire la sourde oreille et les forces de l’ordre sont là pour faire le sale boulot mais à la longue, ces grèves et menaces de grèves se traduiraient par d’autres évènements sociaux plus graves. Imaginer que si l’ultimatum donné par les fonctionnaires aux politiciens expirait sans que rien n’ait été concluant, qu’adviendrait-il du pays suite à une éventuelle grève générale ?

En fait, les fonctionnaires auraient dû prévoir cette éventualité depuis le coup d’État de 2009 vu que l’administration manquera de financements et par conséquent, l’austérité qui annulerait certains avantages liés aux fonctions sera de nouveau d’actualité. En guise d’exemple, les droits de congé des fonctionnaires ne seront plus payés à cause de l’austérité budgétaire.

Bien entendu, d’autres initiatives similaires viendraient au fur et à mesure que la crise se prolonge et comme on dit, « mieux vaut tard que jamais » ! Les fonctionnaires se seraient-ils enfin ressaisis ? Qui d’entre eux pourraient tirer avantage de cette situation ? A priori personne puisqu’ils devraient être régis d’une même grille indiciaire mais comme à l’accoutumée, l’argent circule un peu partout et dans certains cas, l’on n’y pourrait pas faire grand-chose.

Généralement, ces cas de grèves sont dus aux problèmes liés à l’argent sauf celui des douaniers dont les revendications tournent autour des affaires de bois de rose. En ce qui concerne les grèves estudiantines, notre histoire en dit long et ces grèves risqueraient de mettre de l’huile sur le feu. En somme, cette crise a pesé trop lourd dans nos vécus quotidiens et à présent, elle n’épargne personne d’autant plus que la cherté de la vie soit à son paroxysme. Mise à part une minorité de foza qui trouve cette crise avantageuse, toutes les couches sociales en sont maintenant conscientes et pour jeter la poudre aux yeux, les tentatives d’assassinat refont surface, une autre sauce HAT-ienne à prendre avec pincette !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *