HAT/DEMOCRATIE: Le grand test

Après la signature de la feuille de route, une nouvelle étape s’ouvre dans notre pays pour l’avènement d’une transition consensuelle et inclusive. Certes, cet accord est loin d’être parfait. Mamy Rakotoarivelo, le représentant de la mouvance Ravalomanana lors de sa signature,  l’a reconnu publiquement.  Néanmoins,  cet accord a le mérite  de franchir l’écueil lié au retour sans condition du Président Ravalomanana à Madagascar, un récif contre lequel nous nous sommes battus depuis bientôt trois ans.

Maintenant que cette barrière est levée, saluons l’effort déployé par la délégation de la SADC et l’intense travail de négociations qu’elle a mené pour faire aboutir la signature de la feuille de route. Félicitons également tous les protagonistes qui ont bien voulu faire des concessions pour l’intérêt général du peuple malagasy, lequel ne demande qu’à vivre dans un pays réconcilié et non déchiré par des intérêts partisans.

Désormais, il est grand temps que les acteurs politiques s’attèlent  loyalement à la mise en œuvre de l’accord signé et que chacun en ce qui le concerne s’efforce de respecter les  engagements pris. Il est évident que le plus dur reste à faire. Le spectre des échecs réservés aux accords de Maputo planent indéniablement. Souvenons-nous que certains acteurs ont délibérément refusé d’obtempérer aux résolutions signées en optant pour l’unilatéralisme de façon à bloquer le processus de recherche de sortie de crise auquel a participé un parterre d’acteurs malgaches et internationaux.
Toutefois, le retour à l’unilatéralisme semble théoriquement inconcevable quand on se réfère aux termes de la nouvelle feuille de retour signée.. Espérons que la HAT appliquera   convenablement les dispositions de l’accord de Paon d’Or  et très particulièrement le paragraphe N°30  où il est stipulé ceci :

« 30. les présents engagements annulent et remplacent tous les engagements pris et ou signés  antérieurement concernant la transition à Madagascar ».

A bien lire ce passage, sans pour autant en faire un décryptage juridique, la mise en place d’une nouvelle transition réellement démocratique s’avère incontournable. La HAT doit impérativement faire table rase de tout ce qu’elle a entrepris d’une manière unilatérale. Outre la dissolution des diverses institutions (Gouvernement, CST, CT, CENI, etc,) et la recomposition de leurs membres conformément à la nouvelle configuration politique générée par l’accord de Paon d’Or, elle a l’obligation de revoir sa copie et doit  procéder à l’annulation du référendum bidon sur la Constitution qu‘elle a organisé dans le cadre de sa vaine offensive de charme pour l’obtention de la reconnaissance internationale. En effet, la mouvance Ravalomanana est en droit de revendiquer la remise en cause de toutes les décisions politiques ou judiciaires prises antérieurement, en l’occurrence celles relatives au procès illégal du Président Marc Ravalomanana qui a maintes fois réclamé une ouverture d’enquête indépendante .
En définitive, le retour à l’unilatéralisme est préjudiciable au destin commun des malagasy et ne fera que plonger le pays dans un abîme sans fond. La HAT est à l’épreuve. Saura-t-elle saisir cette opportunité pour démontrer au peuple malagasy et à la communauté internationale qu’elle est bien résolue à œuvrer pour la refondation de la transition  sur des bases réellement démocratique, préalable à l’organisation d’une élection libre, transparente et neutre ?
Eliane NAIKA

Après la signature de la feuille de route, une nouvelle étape s’ouvre dans notre pays pour l’avènement d’une transition consensuelle et inclusive. Certes, cet accord est loin d’être parfait. Mamy Rakotoarivelo, le représentant de la mouvance Ravalomanana lors de sa signature,  l’a reconnu publiquement.  Néanmoins,  cet accord a le mérite  de franchir l’écueil lié au retour sans condition du Président Ravalomanana à Madagascar, un récif contre lequel nous nous sommes battus depuis bientôt trois ans.

Maintenant que cette barrière est levée, saluons l’effort déployé par la délégation de la SADC et l’intense travail de négociations qu’elle a mené pour faire aboutir la signature de la feuille de route. Félicitons également tous les protagonistes qui ont bien voulu faire des concessions pour l’intérêt général du peuple malagasy, lequel ne demande qu’à vivre dans un pays réconcilié et non déchiré par des intérêts partisans.

Désormais, il est grand temps que les acteurs politiques s’attèlent  loyalement à la mise en œuvre de l’accord signé et que chacun en ce qui le concerne s’efforce de respecter les  engagements pris. Il est évident que le plus dur reste à faire. Le spectre des échecs réservés aux accords de Maputo planent indéniablement. Souvenons-nous que certains acteurs ont délibérément refusé d’obtempérer aux résolutions signées en optant pour l’unilatéralisme de façon à bloquer le processus de recherche de sortie de crise auquel a participé un parterre d’acteurs malgaches et internationaux.
Toutefois, le retour à l’unilatéralisme semble théoriquement inconcevable quand on se réfère aux termes de la nouvelle feuille de retour signée.. Espérons que la HAT appliquera   convenablement les dispositions de l’accord de Paon d’Or  et très particulièrement le paragraphe N°30  où il est stipulé ceci :

« 30. les présents engagements annulent et remplacent tous les engagements pris et ou signés  antérieurement concernant la transition à Madagascar ».

A bien lire ce passage, sans pour autant en faire un décryptage juridique, la mise en place d’une nouvelle transition réellement démocratique s’avère incontournable. La HAT doit impérativement faire table rase de tout ce qu’elle a entrepris d’une manière unilatérale. Outre la dissolution des diverses institutions (Gouvernement, CST, CT, CENI, etc,) et la recomposition de leurs membres conformément à la nouvelle configuration politique générée par l’accord de Paon d’Or, elle a l’obligation de revoir sa copie et doit  procéder à l’annulation du référendum bidon sur la Constitution qu‘elle a organisé dans le cadre de sa vaine offensive de charme pour l’obtention de la reconnaissance internationale. En effet, la mouvance Ravalomanana est en droit de revendiquer la remise en cause de toutes les décisions politiques ou judiciaires prises antérieurement, en l’occurrence celles relatives au procès illégal du Président Marc Ravalomanana qui a maintes fois réclamé une ouverture d’enquête indépendante .
En définitive, le retour à l’unilatéralisme est préjudiciable au destin commun des malagasy et ne fera que plonger le pays dans un abîme sans fond. La HAT est à l’épreuve. Saura-t-elle saisir cette opportunité pour démontrer au peuple malagasy et à la communauté internationale qu’elle est bien résolue à œuvrer pour la refondation de la transition  sur des bases réellement démocratique, préalable à l’organisation d’une élection libre, transparente et neutre ?
Eliane NAIKA

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