Délestage, à quand la « vraie » transparence ?

Le délestage hante de nouveau la capitale. Plusieurs raisons auraient été évoquées par les responsables de la JIRAMA dont l’insuffisance pluviométrique et le problème d’approvisionnement en carburant. Avec la situation de crise qui sévit le pays actuellement, c’est-à-dire avec le manque de financements extérieurs qui affecte notre économie, l’on doute fort que ce problème soit résolu d’ici peu de temps.

Bien qu’aucune augmentation de prix des carburants n’ait été constatée à la pompe, l’on se demande à quel niveau ce « problème d’approvisionnement » se situerait-il ? Aucune information n’a été émise par les responsables de la JIRAMA et cette dernière essayerait de se blanchir des maux que les usagers de l’électricité endurent à présent avec les délestages au lieu de trouver une solution pérenne.

Fautes d’informations crédibles donc toutes les supputations sont possibles et le manque de ressources financières et la dévaluation progressive de l’Ar figureraient en première ligne. Concernant la première, une « antithèse » est attendue de la part des responsables de la JIRAMA car les délestages ont des conséquences négatives sur nos activités productives en occasionnant des pertes financières.

Quant à la dégringolade de l’ariary par rapport aux devises pivots, l’ € et le $, elle a certainement des impacts sur nos importations dont éventuellement celles des carburants. En d’autres termes, faute de ressources en devises suffisantes, les importations diminuent et les carburants n’échappent pas à la règle. Avec la crise qui s’enlise, la situation risquerait de s’aggraver dans la mesure où, face à nos rentrées de devises à l’exportation insuffisante, le déblocage des financements extérieurs constituerait l’unique solution pour maîtriser la dévaluation de l’Ar qui, tôt ou tard, (si ce n’est déjà le cas pour la JIRAMA) aura des conséquences sur les prix du carburant.

Enfin, des deux choses ou l’une, l’on aimerait à présent qu’il y ait plus de transparence à la JIRAMA. Alors que les usagers rencontrent d’énormes difficultés pour boucler leurs fins de mois et par conséquent, remuent ciel et terre pour régler leurs factures mensuelles d’eau et d’électricité, les services de la JIRAMA laissent beaucoup à désirer. Et avec le peu de « droits » qui nous restent, le droit à l’information serait le minimum que les tenants du pouvoir actuel puissent faire.

Pour rappel, les dirigeants actuels avaient fait du délestage une arme à double tranchant pendant leur révolution orange par la diabolisation et l’inefficacité pour faire tomber le précédent régime. A présent, l’on dirait bien que la roue vienne de retourner contre eux… « ny tody tsy misy fa ny atao no miverina ».

9 réflexions sur « Délestage, à quand la « vraie » transparence ? »

  1. Alors quand les responsables declarent que la JIRAMA va s’occuper des elections on peut penser à quoi on peut s’attendre au vu du noir que on fait regner actuellement !

  2. Il est regrettable la gestion de la JIRAMA au temps de M. CALEB RAKOTOARIVELO ! Un vrai technicien gestionnaire et visionnaire ! Quand on connait les cadres dans cette société depuis son départ, on se croirait dans une jungle de bon à rien ! Un gros panier à crabes !

  3. entre-parenthèses:
    Et quelle conséquence (de plus) pour l’économie déjà à plat
    car lundi est decrété PONT à mada

  4. Rasamy!
    Fa taiza ireny no natao ?? hita mihintsy hoe: vita frantsay!
    andrenesiko anao o!!Efa mihamivarilavo andro aman’alina mihintsy izany Gasy izany marina!
    Maty aho ry Tanindrazako!!!

  5. sao dia mba misy sopapa any ry Kintana? mety ho iza no ho PM eo??
    izaho toa tsy ahandry fa aleo hiala kely aloha tena godraka be aho izany.
    @ firy indray izy ity vao hivoaka??

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