Des troubles sociaux au gré du hasard dans nos Universités ?

Des grèves et des troubles sociaux graves guettent nos Universités et ce, en partant de la capitale jusqu’en provinces. Cette situation serait-elle due à une mauvaise gestion ou résulterait-elle d’un laisser-aller ? Pire encore, serait-ce l’une des conséquences des deux poids, deux mesures, dont useraient souvent les tenants du pouvoir ?

Pas plus tard que la semaine dernière, le PAT de l’Université d’Antananarivo faisait la grève car le paiement de leurs salaires au mois de septembre aurait été retardé… Vient ensuite celle des étudiants dont la principale raison était le non-paiement de leurs allocations boursières ! Depuis quelques mois, ces grèves étaient fréquentes à l’Université d’Antananarivo en faisant la Une des quotidiens locaux.

En effet, presque tous les mois, des mouvements de revendication se tiennent à Ankatso et l’on se demande si, ce mois-ci, il y en aura encore. Apparemment, ces problèmes seraient étroitement liés à nos ressources financières car, à chaque fois, le « paiement » se trouve au centre de ces revendications. Quant aux raisons officielles, l’on n’en sait trop rien car les budgets auraient dû être bouclés depuis belles lurettes. Ça sent le laisser-aller à plein nez qui, dans la plupart des cas, rimerait avec mauvaise gestion !

Par ailleurs, en se référant aux cas des Universités de Tuléar et de Toamasina dont les solutions pérennes tardent à venir, la situation démontre une tout autre facette du problème qui, généralement, finirait par des troubles dont les conséquences ne sont pas les moindres. L’Université d’Antananarivo, elle aussi, n’est pas épargnée car aux dernières nouvelles, des affrontements entre étudiants d’origines ethniques différentes avaient eu lieu cette semaine. Au final, certains hauts responsables universitaires sont pointés du doigt pour leur partialité.

Pour un observateur lambda, cette situation constituerait l’une des conséquences des deux poids, deux mesures dont feraient preuves les dirigeants actuels. Ces « rivalités » ethniques, si on pouvait les qualifier ainsi, ne datent pas d’aujourd’hui toutefois, elles auraient atteint une certaine ampleur ces derniers mois que l’on ne puisse s’empêcher de se poser des questions. Qui aurait intérêt à ce que nos Universités se trouvent dans un tel « état » ? Est-ce le fait qu’elles soient considérées comme étant… « budgétivores » ? Ces troubles auraient-ils des connotations politiques pour qu’à chaque fois, les étudiants pointent du doigt certains hauts responsables ?  Bref, rien ne va plus dans nos Universités et « rien dans ce monde n’arrive par hasard » selon Paulo Coelho, un célèbre romancier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *