Manquements à l’expédition de certaines affaires courantes de l’Etat, toujours des « fuites en avant » ?

Cette crise aurait été l’occasion rêvée pour ces politicards impopulaires de diriger le pays et de s’enrichir à l’insu du peuple, la raison pour laquelle elle a perduré moyennant des déboires. Pratiquement, une page entière ne suffit pas à énumérer ces déboires qui sont dus aux manquements à l’expédition de certaines affaires courantes de l’Etat.

Le fait est qu’à l’heure actuelle, des centaines de milliers de personnes ont perdu leurs emplois depuis le début de cette crise. L’insécurité règne et la population fait face à toutes les formes d’agressions qui courent les rues et les routes nationales à présent. Les hausses de prix des PPN sont constamment au rendez-vous et la dernière en date, le prix du riz. Et en réponse à tous ces phénomènes, le pouvoir en place semble ne pas s’y soucier.

Au contraire, il se contenterait des « fuites en avant » habituelles sous prétexte qu’il leur manque les moyens alors que sur leurs perchoirs, les tenants du pouvoir mènent une vie de pacha avec d’énormes avantages matériels aux frais de la princesse. Cette situation explique certains mouvements de contestation qui, ces derniers temps, ont pris une certaine tournure. Tel le cas de l’Université d’Antananarivo, les actes ont pris le dessus à chaque « retard de paiements » et l’on ne comprend pas pourquoi il y aurait redondance bien que le budget ait été défini au préalable.

C’est un exemple parmi tant d’autres, mais pour dissimuler ces « fuites en avant », les tenants du pouvoir tentent d’orienter l’opinion publique sur des « réalisations » qui laissent beaucoup à désirer et qui ne sont que des fausses promesses. Mis à part, les tsena mora, le vary mora, les trano mora et les « zoma ifanampiana » qui ne subviennent pas aux intérêts généraux de la population, le stade et l’hôpital aux « normes internationales » tardent à venir. En réalité, ils ne constitueraient même pas une priorité si l’on se référait à la pauvreté qui sévit le pays et qui a marqué le régime Rajoelina. D’ailleurs, aurions-nous les moyens de les entretenir ?

Bref, en délaissant les affaires courantes de l’Etat en faveur d’un populisme raté, il est tout à fait normal que ces politicards soient impopulaires. Plus que jamais, nous avons besoin des « bonnes volontés » pour sortir le pays de cette crise. Aux dernières nouvelles, le Gouvernement Vital vient de démissionner et l’on s’attend donc à présent que le pays s’achemine vers une vraie Transition qui préparera les élections crédibles. Le moins que ces politicards puissent rendre aux contribuables ! À bon entendeur !

 

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