MADAGASCAR PAYS CLASSE COMME UN « ETAT VOYOU »

L’ANALYSE D’AMNESTY INTERNATIONAL A MADAGASCAR (2011):

« 

PAS D’ETAT DE DROIT NI RESPECT DES DROITS HUMAINS:

 

Amnesty International (Mauritius) vient d’annoncer la publication d’un rapport sur la situation des Droits humains à Madagascar. Ce rapport fait suite à une mission que deux membres d’Amnesty viennent d’effectuer dans la Grande Ile. Nous sommes allés demander à Lindley Couronne, directeur de la branche locale d’Amnesty, et membre de cette mission, plus de précisions sur cette mission et ses objectifs.

Qui a mandaté Amnesty International pour aller faire un constat de la situation des Droits humains à Madagascar ?

Quand Amnesty International constate, à partir de son réseau d’informations et de son analyse, que la situation des Droits humains se dégrade dans un pays, elle y envoie une mission de recherche. Celle qui vient d’être effectuée à Madagascar fait suite à deux missions du même ordre qui ont eu lieu en 2009 et en 2010 dans le sillage de la crise politique malgache.

Quel était le but de la toute dernière mission de recherche d’Amnesty à Madagascar et qui en faisait partie ?

Le but était de faire le suivi de la précédente mission et d’évaluer l’évolution de la situation depuis dans le domaine des Droits humains. La mission était composée de Christian Mukosa, juriste et chercheur au secrétariat international d’Amnesty et de moi-même. Nous avons travaillé de façon intense pendant quinze jours en utilisant un système d’investigation rigoureux et en rencontrant différents acteurs de la société malgache. Ce qui nous permet d’établir un constat de la situation.

Comment peut-on faire le bilan d’un pays en complet dysfonctionnement depuis plusieurs années après un séjour de quinze jours ?

Il faut aller sur place pour pouvoir dire un certain nombre de choses sur la situation à Madagascar…

…sans vouloir remettre en question votre bonne volonté, il faut quand même reconnaître que le rapport que vous allez publier ne sera que le point de vue de deux individus qui ont passé quinze jours dans un pays, ou ce qu’il en reste, en crise depuis plusieurs années…

… nous n’avons pas la prétention d’avoir compris tout ce qui se passe à Madagascar et de l’expliquer. Nous n’avons pas débarqué avec nos gros sabots. Cette mission a été organisée selon les normes d’Amnesty. Des personnes, des représentants d’institutions, des ONG qui ont une analyse de la situation ont été contactés au préalable, des rendez-vous et un programme de travail établis avant le départ. Ces rencontres, ces discussions, ces interviews nous permettent de dire un certain nombre de choses sur la situation des Droits humains à Madagascar.

 

 

Quels sont ces constats ?

A Madagascar, l’Etat de droit est en train de vaciller et si l’on ne fait pas attention, il va disparaître beaucoup d’observateurs disent que l’Etat de droit n’existe plus dans la Grande Ile.

Il existe une apparence de l’Etat de droit à Madagascar. Le judiciaire donne l’impression de fonctionner, mais on se rend facilement compte qu’on est dans un système de corruption où l’on peut, si on a les moyens et qu’on connaît les leviers, changer le cours des choses et faire un coupable devenir innocent. On cite l’exemple d’un politicien reconnu coupable de viol sur une mineure et qui est en liberté. La police bénéficie d’une impunité totale et l’on semble trouver cela normal. Cette acceptation du fait que la police a toujours raison existe, même chez les intellectuels malgaches que nous avons pu rencontrer. Nous avons rencontré un homme de loi qui nous a raconté que la police était venue voler, je dis bien voler, des ordinateurs dans son bureau. Et il n’a fait aucune démarche pour récupérer son bien parce que, selon lui, que cela ne servirait à rien. Il n’a rien fait sans doute parce qu’il a peur. Le fait que l’Etat paye quatre à cinq fois plus un policier qu’un enseignant donne une idée de la situation et des priorités du gouvernement de transition. Savez-vous que plus de 400 000 enfants malgaches ont été obligés de quitter l’école faute d’enseignants et de système scolaire. A Madagascar, des petites filles de 5 ans errent dans les rues d’Antananarivo la nuit. Je souligne que cette situation n’a pas été créée par l’actuel gouvernement de transition, mais que c’est un système qui existe depuis plusieurs années à Madagascar. Il va sans dire que les Malgaches n’ont pas confiance dans leur police, comme dans la majeure partie de leurs institutions.

Croyez-vous que dans leur combat quotidien pour essayer de trouver de quoi survivre, les Malgaches ont le temps de penser au fonctionnement des institutions de ce qui reste de leur pays ?

Je peux vous dire que même dans leur lutte quotidienne pour la survie, les Malgaches sont révoltés contre cette situation et ceux qui dirigent leur pays. Mais en même temps, on a le sentiment à Madagascar que non seulement les institutions, mais également le citoyen lambda malgache, sous doute pour des raisons historiques et sociologiques profondes, ne semble pas avoir la notion des Droits humains. Il ne considère pas les autres, aussi différents qu’ils puissent être, comme ses égaux. Les malgaches sont instrumentalisés. L’imbrication de la religion dans la politique n’arrange rien. N’oubliez pas que le précédent chef de l’Etat était également le vice-président d’une fédération d’églises

Est-ce que vous n’êtes pas en train de rêver à haute voix, comme le font beaucoup d’intellectuels, Lindley Couronne. Nous sommes en train de parler des Malgaches qui doivent livrer un combat de tous les instants pour pouvoir manger dans un pays ravagé et vous leur reprocher de ne pas avoir conscience des Droits humains ?!!

Quelle est la solution que vous préconisez : se croiser les bras et se taire ?

Je constate simplement que vous me dites que les autorités ont démissionné, que les institutions fonctionnent peu ou pas du tout et vous demandez au citoyen de se préoccuper des Droits humains. Vous le faites juste pour pouvoir écrire un rapport ?

 

Ce rapport, que vous le vouliez ou non, servira à quelque chose. Je peux déjà vous dire que nous allons dans ce rapport demander le démantèlement de la Force d’Intervention Spéciale. C’est est une organisation para policière, qui dépend uniquement de la présidence, qui fait ce qu’elle veut à Madagascar. Ses hommes peuvent entrer chez n’importe quel Malgache, prendre tout ce qu’ils veulent en toute impunité. Ils changent les plaques d’immatriculation des voitures, se conduisent comme une armée d’occupation, effectuent des arrestations, des enquêtes et mettent des gens en détention sans y être légalement autorisés. Nous dénonçons l’existence et le fonctionnement de cette organisation para policière et demandons à la Haute Autorité de la démanteler.

Cette Haute Autorité n’est pas au courant de l’existence de la FIS et de ses pratiques ?

Les représentants de la Haute Autorité disent que le FIS est redevable à la présidence. Ils nous ont aussi demandé de quel droit dispose Amnesty International pour venir donner des conseils à un gouvernement souverain…de mon point de vue, ces représentants de la Haute Autorité n’avaient pas tout à fait tort…

…mais dans le même souffle, ces représentants et les autorités malgaches se plaignent du fait que la communauté internationale diminue son aide financière à Madagascar. Voilà où Amnesty International peut et va agir. Notre rapport va obliger les organisations internationales à réfléchir à deux fois avant d’aider le gouvernement malgache de transition. Les Droits humains doivent être à l’agenda des Etats qui reçoivent de l’aide de la communauté internationale, ce qui est le cas de l’Etat malgache. Qu’on le veuille ou non, le respect des Droits humains fait aujourd’hui partie du fonctionnement des pays démocratiques. Et les pays, comme Madagascar, qui veulent en faire partie et qui veulent bénéficier de ses aides, doivent les adopter. Si Madagascar veut se retrouver dans le concert des nations, son gouvernement ne peut laisser le pays fonctionner comme un ETAT VOYOU.

Un seul rapport d’Amnesty International peut faire inverser les choses à Madagascar là où plusieurs institutions internationales ont échoué ?

Certes, un rapport ne va pas casser la baraque et faire changer la situation du jour au lendemain. Mais nous sommes une organisation crédible et notre parole a un poids certain. Le prochain gouvernement ou la prochaine autorité malgache ne pourra pas ignorer ce rapport et devra respecter les Droits humains.

Est-ce qu’en allant discuter avec le gouvernement provisoire Amnesty International ne lui donne pas une certaine crédibilité.

La solution est-elle de laisser Madagascar à son destin, sans rien faire ? Nous ne le pensons pas. Nous traitons toujours avec le gouvernement en place, posons les bonnes questions et disons ce que nous pensons d’eux. Nous ne prenons pas position pour ou contre le coup d’Etat, mais disons ce qu’il en est au niveau du respect des Droits humains. On nous a parlé de brutalité, de torture policière allant jusqu’à la mort. D’arrestations arbitraires, de détention prolongée sans passer par un tribunal.

 

 

Vous êtes en train de décrire une situation désespérée.

Elle le deviendra plus si les hommes et les femmes politiques malgaches ne prennent pas leurs responsabilités en réglant leurs problèmes pour appliquer la feuille de route politique. Il faut que cette feuille de route soit l’expression d’une volonté politique pour changer le fonctionnement de la politique à Madagascar.

Désolé de jouer au cynique de service, mais cela fait des années que les politiciens malgaches, de tous les partis, disent que la solution passe par le changement et continuent à appliquer les recettes du passé.

Etant un optimiste invétéré, je pense que les politiques malgaches vont finir par se ressaisir. On ne peut pas remettre Madagascar en état de marche sans cette feuille de route politique et, surtout, sans que les Droits humains ne soient respectés. Je crois que même si elle est silencieuse, pour des raisons évidentes, la société civile malgache a atteint le stade du ras-le-bol.

Les cas que vous avez cités sont-ils des exceptions ou la règle générale ?

On a le sentiment que c’est en train de devenir la règle, que les brutalités de la police, que l’impunité dont elle jouit font partie du système. Les droits économiques, sociaux et culturels de la population sont bafoués de façon flagrante.

Est-ce que ces constats concernent l’ensemble de Madagascar ou uniquement sa capitale.

Nous ne sommes pas allées dans la campagne et dans les provinces et sommes restés dans la capitale, qui est le centre politique du pays. C’est un choix que nous assumons. Mais nous pensons que la même situation existe dans l’ensemble du pays.

Qu’elle est la valeur scientifique du rapport qu’Amnesty International dans la mesure où il n’est que le constat de deux individus ayant passé quinze jours dans une ville ?

Je vous le répète, nous ne sommes pas allés à l’aventure à Madagascar. Notre mission a été soigneusement préparée depuis Maurice. Nous avions les contacts nécessaires et pris d’avance les rendez-vous pour notre travail et nous avions aussi une méthode éprouvée par Amnesty qui consiste à vérifier et à revérifier les sources, et à croiser et recroiser les informations avant de les utiliser. Nous avons rencontré les membres du gouvernement et de l’opposition, les représentants des institutions, ceux des corps constitués, les diplomates en poste, les représentants des agences internationales. Nous avons rencontré les agents politiques et les victimes des violations des Droits humains. Mais nous n’avons pas pris pour argent comptant tout ce que l’on nous a dit, mais vérifié et revérifié la moindre information, la plus petite déclaration. Ce n’était pas une enquête décidée sur le terrain, mais un travail fait selon des règles précises qui nous permettent de faire un constat de la situation des Droits humains à Madagascar. C’est une méthode scientifique, précédée d’une mise en place, qui a duré des mois, qui a fait ses preuves ailleurs.

 

 

Le rapport va paraître à la fin du mois de novembre. Si les choses évoluent très rapidement à Madagascar, est-ce que ce rapport ne sera pas dépassé, ou carrément périmé, à sa parution ?

C’est pour cette raison que nous avons fait publier un communiqué de trois pages qui est, en quelque sorte, un pré rapport. Bien qu’on les accuse d’être pro ou antiaméricain, les rapports d’Amnesty International sont crédibles et respectés depuis cinquante ans. Il n’y a aucune raison que celui sur Madagascar déroge à la règle. Nous sommes un mouvement de citoyens qui travaillent pour que les Etats respectent les conventions qu’ils ont signées. Nous sommes une voix écoutée dans le monde, ce qui explique que les autorités malgaches actuelles nous ont donné les facilités nécessaires pour travailler dans le cadre de cette dernière mission.

Qu’attendez-vous de la publication de ce document ?

Qu’il provoque une prise de conscience sur la situation à Madagascar et que dans la Grande Ile, il provoque une prise de conscience sur le viol des Droits humains qui sont loin du niveau zéro à Madagascar. Ce rapport va dire qu’il faut inclure le respect des Droits humains dans la feuille de route qui va sortir Madagascar de la crise. Il va faire savoir au monde ce qui se passe à Madagascar.

Est-ce que le monde n’est pas au courant de ce qui se passe depuis plus de deux ans dans la Grande Ile ?

Je n’ai pas cette impression. Les médias occidentaux, qui dominent le monde, ont d’autres priorités, comme les gouvernements occidentaux, d’ailleurs. Je n’ai pas le sentiment que ce qui se passe à Madagascar figure dans leurs préoccupations principales. Le rapport d’Amnesty a pour objectif de pousser le monde à regarder vers Madagascar, d’une part. De l’autre, nous espérons qu’avec ce rapport, les politiques malgaches se rendront compte que le monde les regarde, que nous ne sommes plus dans les années cinquante où les régimes pouvaient faire leurs quatre cents coups politiques sans déranger personne. Nous sommes au 21ème siècle et si ces politiciens ne respectent pas les Droits humains, respects qui vont ouvrir les portes de l’aide internationale à Madagascar, le pays va continuer à perpétuer le cycle de crise politique, de l’arbitraire et au lieu de vaciller, va complètement s’effondrer. Le rapport d’Amnesty peut amener la prise de conscience nécessaire pour empêcher Madagascar de sombrer. Je voudrais terminer en citant Huruki Murakami, un écrivain japonais qui a écrit ce qui suit et qui, me semble-t-il, s’applique parfaitement au travail d’Amnesty et répond à certaines de vos questions : « Nous devons être des rêveurs irréalistes qui avancent d’un pas ferme et décidé. »

 

http://www.lemauricien.com/article/région-lanalyse-damnesty-international-sur-la-situation-à-madagascar

 

 

24 pensées sur “MADAGASCAR PAYS CLASSE COMME UN « ETAT VOYOU »”

  1. de deux choses ou l AMNESTYE a de l affluence dans ce cas IL USE de ses pouvoirs pour ELIMINER CE PERSONNAGE ou alors L AMNESTYE parle dans le VIDE


  2. Vous avez certainement raison dans un sens, mais je le conçois plutot dans le premier sens que vous avez evoqué !
    Amnesty International n’a aucun pouvoir d’action, sinon de denoncer au Monde ce qui se passe ailleurs (pression morale);

    Malgré tout, de mon côté, je suis certainement obnubilé aussi par le fait que les Legalistes doivent « se bouger » maintenant, et je pense que cette information pourrait nous ENCOURAGER aussi à…..bouger, afin que rellement, l’on puisse dire que » les choses evoluent …..rapidement ( 🙂 )  » à Mcar !

    Ce qui est inquietant c’est la question posée ci dessus :
    –  » Est-ce que le monde n’est pas au courant de ce qui se passe depuis plus de deux ans dans la Grande Ile ? »

    C’est malheureux que l’on soit encore à……se demander ! Non ???!
    Une petie parathese : Je deplore l’absence de SAPA !

    SAPAAAAAAAA ! reviens nous !!! 😉

  3. Miala tsiny raha miresaka zavatra hafa eto.

    Njara!fantatro amin’izay angamba ianao ary tsy nandiso ahy ny eritreritro momba ny zavatra ataonao, ny taonanao. Nojereko ilay site noteneninao.

    Ranavalona! Mbola manitikitika aho foana ny hahafantatra anao.Ka misy zavatra indray ireto tiako ho fantatro raha milaza fahatsiarovana aminao:PATA-VW-HISTO-GEO.Misaotra indrindra.
    Ny ahy iny efa nolazaiko taminareo iny.

  4. Bjr !
    Ny amiko rehetra rehetra izany e !
    Dia miandry izay mety hosoratanao ary e ! Eo isika mba MITAFA. Sa ahoana ?

    Manahy aho anefa fa eto angamba no farany hifanakalozantsika hevitra, fa dia ho hitantsika eo ihany e!

    Samia mahery – Samia mitolona – Samia tonga saina amin’ity SOLIDARITE ity –
    Dia ho tonga tsy amin’ahiahy anie i Dada hitondra ny Tany sy ny Firenena !
    😉

  5. Miala tsiny indrindra amin’ny rehetra ô !
    – plus bas à droite : GROUPES
    – s’inscrire avec pseudo of course(sans souci)
    – Cliquer sur le pseudo choisi
    dans le forum
    – Cliquer sur CONTACTEZ
    – Ecrire ! L’email n’est jamais accessible
    sauf à qui l’on ecrit !Un email faux n’y est
    pas permis 🙂


  6. Tsy voaraiko mihitsy ilay message ka !

    Fa inona indray ity ataon’ny « Etat VOYOU-rAJOELINA » ITY ?
    – Fidiana ny zandary avoaka, fa ny olona tena tokony havoaka tsy misy tohiny. Hanafenana ny olona irian’ny vahoaka hiala tao am-ponja tao. Izany no tetika ataon’i Domelina sy ny Mpanjanaka, eo imason’ny CI.

    http://www.midi-madagasikara.mg/index.php?option=com_content&view=article&id=17358:raharaha-fign–efa-nisy-nivoaka-ny-fonja-&catid=6:faits-divers

  7. Njara!efa any ny pseudo-ko ary raha milaza zavatra ho anao ny anarana Sabrina dia ao no izy.
    Momba ny ataon’i TGV indray dia ilaina angamba ny ihaonan’i Rakotoamboa sy Naika Eliane amin’ny masoivoho sud-af mba hifankahazahoan’ny resaka momba ny tondro zotra.Raha tsy mitovy ny tadin-dokanga dia tokony averina ny processus rehetra miaraka amin’ny CPS dia ampiharina amin’izay ny accords de Cotonou.

  8. Mialatsiny fa tsy salamalama ka izao vao tafiditra ato,
    Bemafohy! tsia mbola tsia! tsy azon’iza n’iza honoka mihintsy ny momba ahy ,
    izaho dia olona faran’izay tsotra,karazan’itony taizan-drenibe sy ray be,ary ary ny tanjoko dia ny hiady @
    TSY RARINY sy ny TSY MARINA,izaho tsy mpanao politika no sady tsy Vondrona na ankolafy,ary MPITOLONA
    fotsiny miady ho @ FAHAFAHAN’ny TANINDRAZAKO! ary tena mahasarotiny ahy mihintsy io TANIKO io,satria mba
    lava tongotra ihany aho fa tsy nahita TOA IO TANIMASINAKO io dia i MANANKASITSARA izany. Mety ho diso fanantenana
    mihintsy aza ianareo raha mahita ahy,fa raha vava koa aloha? dia tena NANDOVA mihintsy aho,ary raha fahendrena dia hananako
    ary azoko HIREHAREHANA fa « hendry aho ».Izay aloha ny momba ahy.Ity tolona ity koa no nahamafy LOHA be ahy tato ho ato,ary
    betsaka ny zavatra ( fahalalana) notovoziko nandritra izay efa ho 3 taona teto izay,izay no tsy nahasahiako tonga niditra teto fa
    nanaraka fotsiny aho nadritra ny 2 taona,dia izao tsy laitra hakisoka eto izao intsony.

  9. Njara! hitako ilay gazety fa ny dikan’io dia mazava fa misy famonoana afo indray ao e!
    ilay Gadra vao hivoaka fa tsy mbola, ka efa misy manaikinaiky angamba any
    dia efa manome toky izy fa ho havoaka.Ny fiainana koa sarotra sady ny volan’ireo tsy omeny dia,takalo-patsa vidim-pinanana,
    Ny kibo hono tsy mba lamosina. Izay ilay tetika alika e! hataony izay ahavizana anao mba hirangorango ny TAOLANY,dia tsipazany
    kely eo dia MIOSANOSANA fa reraka koh! Tsy misy mifanome tsiny!

  10. Aoka isika tsy ho very fanantenana fa i dada efa niteny fa
    « afaka mivoaka isika ary afaka miditra rehwfa tsy mifanaraka @’ilay FR ny raharaha »
    Avelao hiady lavaka HISITRIANY eo ary hisoroka ny lalany hanaraka ny NAMANY .
    I Naika koa efa nanamafy fa » tsy misy FANKATOAVANA EO raha tsy mizotra @ TETEZAMITA HIRAISANA ».
    Tsy misy mahataitra antsika mihintsy aloha hatreto.Manana fitoniana daholo fa tsy ho lasa lavitra eo io raha
    mbola hanao  » LALAM-POZA eo ».

  11. Ranavalona!misaotra anao mamaly ary mangatsiatsiahy.
    Njara!tsy maintsy hifankafantatra ihany e! efa nanome indice koa aho momba ahy ka izay te-hahalala dia afaka mikaroka.

    Fa izao satria ho avy ihany ny conseil de paix et de sécurité(CPS) de l’UA dia nihevitra aho fa tsara angamba raha mametraka hafatra amin’ity adiresy ity isika mpanohana ny ara-dalàna milaza ny ahiahy sy ny hevintsika ary ny fanirintsika hoan’ny tanindrazantsika.

    e-mail:waneg@africa-union.org
    Mr.El Ghassim Wane- Director of peace and security AU.

  12. Ny SMM koa dia miseho ho azy ho zavatra dia mampifilafila. Miala rehefa tsy hiasa fa aza be fitakiana eo. Hita hoe voky satria dia mandina daholo ny tarehin-dry zareo mianakavy.Ilay sôsy foana io, volam-bahoaka anie no raisinareo dia tokony hangina satria betsaka ny gasy manana maitrise en droit no tsy an’asa.

  13. Ka i domelina manana inona???soa fa tsy nisy nifidy an’io teo fa izy no NISOLANTSOLANA tsy mahalala
    tsy tiana. Dia io izy MISEHO ho tompony Ary dia miseho ho milay ery nefa AIZA?????na fankasitrahana
    iray aza tsy azo, ilay FANKATOAVANA moa dia mbola ho nofy raha mbola izao no mitohy.
    Tsy dia familafilana fa FANALAVANA ilay FOTOANA HINANANA ,tsy mahalala onona e!

  14. Grand merci à amnesty international de DEFENDRE LES DROITS DE L’HOMME A MADAGASCAR.

    En tant que contre pouvoir pour dénoncer tous les abus politiques : amnesty international joue toujours bien son role : PRESSION POLITIQUE

    Même la si puissante dictatoriale Chine a du plusieurs fois revoir sa copie pour des condamnations politiques.

  15. Il n’en est pas de même pour Human Rights Watch France, qui va jusqu’à ignorer complètement l’existence d’un pays plus grand que la France, et situé à quelques encablures de la côte est africaine !!!

  16. Coucou KM
    tu as dit machin-chouette « France » » ?
    pas étonnant : planque de bienfaisants multicartes politiques ,
    à la différence d’amnesty international.

  17. Salut GBD,
    Depuis sa création en 2007 me semble-t-il, ce bureau parisien ( France) d’HRW n’a jamais écrit une ligne sur son site, quant à la situation malgache.
    Et pourtant, son responsable est issu du CCFD ( Comité catholique Contre la Faim et pour le Développement ).

  18. OADRAY ry KM

    tsy mahagaga : théorie ny « le sabre et le goupillon » hiaraha-fantatra.

    parles moi de St Nicolas du Chardonnet ….

  19. OADRAY ry KM

    tsy mahagaga : théorie ny « le sabre et le goupillon » hiaraha-fantatra.

    parles moi de St Nicolas du Chardonnet …..

  20. C’est seulement maintenant que l’Amnesty international constate cet ÉTAT VOYOU mais bon, mieux vaut tard que jamais. N’est-ce pas ?

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