Océan Indien
Madagascar : Des officiers ont annoncé la fin du régime de TGV
RéagirClicanoo.com publié le 18 novembre 2010 09h18 Référendum le matin et tentative de "coup d’État", l’après-midi à Madagascar hier.
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Référendum le matin et tentative de "coup d’État", l’après-midi hier à Madagascar. Un collectif de militaires déclare avoir "suspendu" les institutions de la transition. Les auteurs de cette annonce sont, à quelques exceptions près, les mêmes officiers qui ont porté Andry Rajoelina au pouvoir, 20 mois plus tôt.
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"À partir de maintenant, toutes les institutions existantes sont suspendues, et c’est un Comité militaire qui va gérer les affaires du pays". Les auteurs de cette déclaration, lue à la presse en début d’après-midi dans une base militaire, proche de l’aéroport international d’Ivato, ne sont autres que le Colonel Charles Andrianasoavina et le général Noël Rakotonandrasana, ancien ministre des forces armées de Rajoelina jusqu’en avril 2010. Ils étaient 18 officiers au total, dont certains ont activement participé au coup d’État ayant abouti à la prise de pouvoir par Andry TGV le... 17 mars 2009. Soit 20 mois exactement après le putsch ayant entraîné la chute de Ravalomanana. Dans les minutes qui ont suivi l’annonce, la capitale était restée calme, sachant que les autorités ont "verrouillé" les médias, et notamment les radios qui n’en ont pas fait l’écho (50 stations ont été fermées il y a quelques semaines).
GAZ LACRYMOGÈNE
Mais en fin d’après-midi, l’information commençait à circuler. Vers 18h, des individus ont érigé des barrages et brûlé des pneus aux alentours du camp militaire. Mais les forces militaires restées fidèles à Rajoelina ont réussi à disperser la foule à coups de gaz lacrymogène et de tirs en l’air, avant de démanteler les barrages. Aucun blessé n’est à déplorer. La tension régnait toute la nuit à Ivato et ses environs où patrouillaient les forces armées de l’État major mixte opérationnel (Emmoreg). Ce dernier aurait prévu de lancer l’assaut durant la nuit de mercredi pour neutraliser les "mutins" et leurs hommes. Mais d’autres sources affirment aussi qu’une négociation était en cours entre les deux parties. À suivre donc.
"JE NE DÉMISSIONNERAI PAS"
À la tombée de la nuit, Andry Rajoelina a fait une déclaration : "J’ai personnellement recu des menaces de morts. Des colonels que je connais m’ont expressement dit qu’ils attenteraient à ma vie si je ne démissionnais pas. Je ne démissionnerai pas, je n’ai pas peur, j’ai la foi". Et l’enfant terrible de la politique malgache d’apparaître en public, assistant au décompte des voix dans un bureau de vote de la capitale où s’est déroulé le référendum constitutionnel controversé, organisé unilatéralement par le pouvoir de fait. Malgré cette assurance apparente de TGV, force est de constater que la colère continue à gronder, aussi bien dans l’opposition que parmi ses anciens alliés. On constate aussi que l’Armée a toujours son mot à dire, pour un Oui ou pour un Non
P.R.