Début d’année… reprise des revendications

La valse des revendications continue ! Tout n’est pas donc fini pour autant pour certains qui pensaient que les festivités de fin d’année atténueraient ces revendications. Des entités apolitiques majoritairement issues du fonctionnariat  viennent de rappeler ce que le « pouvoir en place » leur devait.

Bien que les formes de revendications se diffèrent les unes des autres, le fait est que les « satisfactions » professionnelles ne seraient pas au rendez-vous en ces temps de crise. Tout d’abord, à l’Université d’Antananarivo, la grève est maintenue par le SECES qui depuis des lustres auraient demandé leurs indemnités et qui par la suite, n’aurait eu en retour que des promesses. Ensuite, il y a la grève des Inspecteurs généraux de l’Etat qui se profile à l’horizon à cause du remplacement leur directeur général. Enfin, question bois précieux, il y a les éléments de la Task Force qui n’auraient pas encore perçu leurs salaires.

Eh bien, le pouvoir actuel aura du pain sur la planche cette année, ni plus ni moins. A peine certaines affaires « brûlantes » comme l’affaire Rehavana viennent-elles d’être palliées, du moins pour l’instant, si l’on croyait aux infos, que d’autres se bousculent pour être « entendues » et pour être… satisfaites. Aucun répit donc pour ceux qui vont s’en occuper car « rien ne se perd (…) », rien n’est… gratuit ! Seraient-ce les rançons du coup d’Etat de 2009 ? Seraient-ce les résultats des mauvais exemples que certains dirigeants actuels auraient laissé transparaître durant ces trois années de crise … pour de l’argent et pour le pouvoir ?

Peut-être les deux à la fois ! Dans tous les cas, l’on peut dire que notre situation actuelle ne laisse personne indifférente sauf peut-être pour celles qui peuvent s’offrir de vacances de luxe en laissant ses compatriotes là où ils étaient, il y a trois ans et qui ont du mal à trouver de quoi mettre sous la dent pendant les fêtes de fin d’année.

Bref, à peine l’année 2012 vient-elle de commencer que les spectres de revendications de l’année dernière planent de nouveau. Si nos dirigeants avaient tenu leurs promesses, on n’en serait pas là actuellement. C’est tout à fait normal car les solutions et les concrétisations se raréfiaient et personne ne croyait plus aux fausses promesses faute de négociations équitables. De nouvelles « promesses » en vue pour 2012 ? L’avenir nous le dira ! Bonne année !