La France a reconnu le coup d’état, négocie avec les putschistes assasins et refuse de renconter le Président Ravalomanana

Conférence Presse Pdt Ravalomanana 17 fev 2011
Conférence Presse Pdt Ravalomanana 17 fev 2011

Le peuple Malgache est souverain dans le choix de ses dirigeants et peut envoyer à la mer ceux qui entravent sa souveraineté !

Voici un texte extrait des échos du 17/02/2011.

M. Ravalomanana a appelé à  « l’assistance et au soutien de toutes les institutions internationales, de la Communauté des Etats d’Afrique australe (SADC), l’Union africaine, les Nations Unies, l’Union européenne, les Etats-Unis », dans le processus de retour à la démocratie.

Le ministre français de la Coopération, Henri de Raincourt, arrive samedi à Madagascar, pour une visite prévue de longue date dans le cadre des efforts de sortie de crise. Mais une rencontre avec M. Ravalomanana n’est pas prévue, selon l’entourage du ministre.

Le régime actuel est  « illégal », a martelé M. Ravalomanana, contraint en mars 2009 de remettre ses pouvoirs à un directoire militaire face à la contestation populaire. Ce directoire les avait immédiatement transférés à M. Rajoelina, alors maire d’Antananarivo.

« Je suis le président démocratiquement élu de Madagascar, le président aux termes de la Constitution », a asséné M. Ravalomanana.  « Je n’ai pas démissionné de mes fonctions de président de la République. J’ai seulement transféré les pouvoirs aux militaires ».

Il a indiqué avoir  « informé » le gouvernement sud-africain de sa démarche et expliqué qu’il aurait dans l’après-midi une réunion avec ses représentants. « J’espère qu’ils me comprendront et m’aideront à rentrer à Madagascar », a-t-il ajouté.

M. Ravalomanana a par ailleurs fustigé la proposition de sortie de crise remise fin janvier aux différentes parties par l?émissaire de l’Afrique australe, Leonardo Simao.

Ce schéma, accepté par les partis favorables au régime en place, recommande notamment qu’il ne rentre pas à Madagascar avant  « l’instauration d’un climat politique et de sécurité stable ».

« Il ne s’agit pas d’une feuille de route officielle de la SADC mais d’une proposition d’un individu au sein d’une équipe de médiation », a dénoncé l’ancien président.

« Il s’agit d’un plan de transition qui entérine un coup d’Etat, conçu afin de me garder hors de Madagascar », a-t-il lancé, estimant que la proposition était  « un mauvais exemple pour l’Afrique ».

Par Joshua Howat BERGER