Un climat social serein avant toute élection !

ciel bleu
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Les Nations-Unies veulent coûte que coûte que l’on passe aux élections et la SADC, quant à elle, serait sur le point de valider la feuille de route Simao. La CI voudrait-elle « anticiper » les élections sans instaurer au préalable un climat d’apaisement, vital pour le bon déroulement de celles-ci ?

Organiser des élections dans des conditions sociales pareilles ne présage rien de mieux par le fait que le climat social que l’on vit à présent ne garantira pas une stabilité politique dans le futur. En effet, si la troïka de la SADC venait à valider la feuille de route du Dr Simao, il faudra dire adieu à l’entente politique tant attendue entre les antagonistes. Ainsi, la CI aurait bien avalisé le coup d’Etat de Rajoelina avec comme objectif l’aboutissement de toutes élections qui se dérouleront dans un avenir tout proche sans trop penser aux risques qu’engendrent cette atmosphère déjà très tendue.

En fait, pour que l’on ait un climat social serein, il nous faudrait au moins un pardon général qui permettrait au Président Ravalomanana de revenir au pays en toute quiétude pour qu’il puisse se présenter à la prochaine élection présidentielle et une nouvelle feuille de route acceptée par tous. Concernant ce « pardon général », comme son nom l’indique, la libération des détenus politiques devrait aussi être prise en compte par la HAT pour que le pays s’achemine vraiment vers une véritable réconciliation nationale.

Si la CI contournait ces conditions en niant les préceptes démocratiques qu’elle avait tant crié haut et fort, serions-nous donc condamnés à vivoter avec au menu des crises politiques cycliques éternelles et une pauvreté accrue dans les années à venir ? Et en passant, est-ce pour cette raison que le Conseiller spécial de Rajoelina s’est dit prêt pour une n-ième tentative si le coup d’Etat était à refaire ?

N’imaginons pas le pire toutefois si cela s’avérait être la position de la CI, cela démontre tout simplement qu’elle nous avait laissé dans la confusion totale durant ces deux années de crise et au point où l’on en est, la situation est plus que jamais chaotique. Tandis que les foza toutes tendances confondues ruminent déjà leur victoire, cette feuille de route nous permet de séparer le bon grain de l’ivraie et notre lutte ne prendra fin qu’après un vrai retour à l’ordre constitutionnel. Bon courage à tous !